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Ma plus belle histoire d'amour : l'oeuvre intégrale

Couverture du livre Ma plus belle histoire d'amour : l'oeuvre intégrale

Auteur : Barbara

Date de saisie : 01/11/2007

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Archipoche, Paris, France

Collection : Archipoche

Prix : 9.50 € / 62.32 F

ISBN : 978-2-35287-052-4

GENCOD : 9782352870524

Sorti le : 10/10/2007


  • La présentation de l'éditeur

Quatre décennies durant, elle a fait vibrer les spectateurs de L'Écluse, de Bobino, du Châtelet et de tant d'autres salles de spectacle. «Si j'ai pu toucher les gens, c'est sans doute parce que les histoires que je chante sont "sorties" de moi, qu'elles me sont arrivées», disait-elle.

Barbara (1930-1997) mettait sa propre vie en scène chaque fois que le rideau se levait. Bien qu'elle se défendît d'être poète, elle révéla, disque après disque, une plume à la fois énigmatique et limpide, au charme sans pareil.

Sont ici rassemblées quelque cent soixante chansons qu'elle enregistra entre 1957 et 1996. Barbara en a signé seule le plus grand nombre. D'autres, écrites pour elle ou avec sa collaboration, notamment par Georges Moustaki, Rémo Forlani, Luc Plamondon ou Jacques Attali, appartiennent à son univers.

Ce recueil inclut quelques textes rares, rédigés à l'occasion de spectacles : ébauches pour l'opéra Lily Passion, chanson écrite pour Zizi Jeanmaire, strophes inédites de «Nantes», «Perlimpinpin» ou «L'Aigle noir»...

Une discographie exhaustive et une chronologie détaillée complètent cet ouvrage.





  • Les premières lignes

Extrait de l'avertissement de Jean-Daniel Belfond :

- Et si nous réunissions vos chansons en un recueil ?

Combien de fois, par téléphone ou lettre, n'avions-nous évoqué l'idée de rassembler quelque quarante années d'écriture ? Barbara hésitait, résistait ou s'amusait, tendre et maligne, à me faire languir...

- Vous croyez ? Mais il y a déjà un livre, répondait-elle.

Jacques Tournier avait en effet tracé un portrait court, juste et sensible qui fut publié en 1968 dans la collection que Lucien Rioux dirigeait chez Seghers. Il précédait une quarantaine de textes de chansons choisies par l'auteur - c'était la règle pour tous ces livres au format carré. Le volume en question était introuvable depuis bien longtemps, la dame brune feignait de l'ignorer. Les mois, les années passaient et, de loin en loin, Barbara continuait d'esquiver tous mes arguments : «Ceux qui vous aiment et écoutent vos disques seraient heureux de fredonner vos chansons, le texte sous les yeux...»

Puis, il y eut cette promesse.

- Si je décide de faire ce livre un jour, nous le ferons ensemble !
Foi de Barbara ! aurait-elle pu ajouter histoire de provoquer, chez elle et moi, un éclat de rire salutaire. Elle préférait m'entraîner vers un autre projet, un album qui aurait présenté les photos de Lily Passion, cet opéra créé en 1986 au Zénith. C'était à mon tour d'esquiver !
En fait, Barbara doutait des qualités littéraires de ses textes, prétendant qu'ils étaient indissociables de leur mélodie. «Je ne suis pas du tout un poète. Il y a des poètes parmi les chanteurs, des vrais. Pas moi», confiait-elle à Jacques Tournier. D'ailleurs, c'est à la demande expresse de Barbara que Lucien Rioux avait accepté de rebaptiser «Chansons d'aujourd'hui» sa collection qui s'appelait jusque-là «Poètes d'aujourd'hui» et comptait déjà plus de cent titres.

Comment les chansons lui venaient-elles ? «J'écris ensemble le texte et la musique. Je n'ai jamais écrit une chanson sans l'entendre immédiatement. Pour prendre un exemple connu, j'ai entendu la phrase "Dis, quand reviendras-tu ?" avec la musique.
Et "Le Petit Bois de Saint-Amand", je l'ai écrit, je dormais. J'ai fait comme ça "lalalalala" et, le lendemain, j'ai écouté le magnétophone - je l'ai à portée de main - et il y avait la chanson, enfin deux phrases comme ça.» Elle se lève en pleine nuit avec, à l'esprit, une ritournelle entêtante qui hésite à se déployer. La somnambule s'installe alors au piano et, une fois l'appareil enclenché, enregistre une ou deux phrases mélodiques. Puis se recouche. Le lendemain, elle a tout oublié. C'est par hasard qu'elle tombe, ou ne tombe pas - il peut sombrer dans l'oubli pendant des mois -, sur le bout de musique figé là. Avant de former une chanson digne de ce nom, les accords et les bribes de textes s'alanguissent sur ces bandes qui s'amoncellent autour de son piano-vaisseau.


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