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Dico mémo : 250 moyens mnémotechniques

Couverture du livre Dico mémo : 250 moyens mnémotechniques

Auteur : Olivier Kaiser

Date de saisie : 31/10/2007

Genre : Guides et conseils pratiques

Editeur : Alternatives, Paris, France

Collection : Petits carnets (f)utiles

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2-86227-532-1

GENCOD : 9782862275321

Sorti le : 26/10/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Savez-vous faire la différence entre un chameau et un dromadaire ? Qui du pécheur ou du pêcheur a quelque chose à se reprocher ? Seriez-vous capable de citer sans erreur les neuf muses, les sept mercenaires ou les présidents de la Troisième République ? Pouvez-vous réciter dans l'ordre les premières décimales de pi ?

Il existe pour chacune de ces questions une phrase, un truc qui permet de trouver ou de se remémorer la réponse juste : ce sont des moyens mnémotechniques. Dans cet ouvrage, vous en retrouverez de familiers comme «mais où est donc Ornicar» ou «les stalactites tombent tandis que les stalagmites montent», mais vous en découvrirez aussi bien d'autres, dans des domaines très variés, de la médecine à la mythologie, de l'astronomie à la vie quotidienne, en passant par l'histoire, la géographie ou l'orthographe par exemple.

Dico Mémo recense ainsi plus de 250 moyens mnémotechniques classés ici pour la première fois par ordre alphabétique, sous la forme d'un dictionnaire à la fois ludique et instructif, accompagné d'une table des matières les regroupant par thème. Une indispensable gymnastique de l'esprit traitée avec originalité et humour.

Olivier Kaiser est directeur juridique pour la France d'une grande multinationale. Collectionneur de dictionnaires (il en possède plus de 600 !), cet ardent défenseur de la langue française aime jouer avec les mots. Dico Mémo est son premier livre.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

Autrefois le rite voulait qu'on ne plantât aucune borne sans la présence d'un jeune enfant à qui on appliquait soudain un grand soufflet ; c'était s'assurer d'un bon témoin ; c'était fixer un souvenir.
Alain, Préliminaires à la mythologie, 1943.

It's a poor sort of memory that only works backwards
(Une mémoire qui ne marche qu'à l'envers est de bien piètre qualité)
Lewis Carroll, Through the Looking Glass, 1872.

La mémoire est une chose étrange et belle dont le fonctionnement précis, comme beaucoup de ce qui touche aux facultés cérébrales, n'est pas complètement connu. Il existe plusieurs sortes de mémoires, en dehors de ceux que l'on masculinise en les couchant sur le papier : la mémoire à court terme, ou mémoire de travail, est celle qui nous permet de retenir, pendant un temps très court (de quelques secondes à quelques minutes), certains éléments, comme la phrase que vient de prononcer notre interlocuteur ou les parties d'un calcul mental. Cette mémoire à court terme a une capacité très limitée, généralement autour de 7 unités (7 nombres, 7 mots ou phrases courtes, etc.). À l'inverse, la mémoire à long terme, qui, elle, en principe, ne s'efface pas automatiquement, comporte tout ce que l'on apprend ou que l'on vit tout au long de son existence.

Il y a la mémoire épisodique, qui permet de se rappeler des faits, des événements ; la mémoire sémantique ou verbale, qui concerne les concepts, le sens des mots ; et la mémoire procédurale, qui correspond au savoir-faire, celle qui fait que, selon la formule bien connue, on n'oublie jamais comment faire du vélo (ou comment marcher, ou nager, etc.).

Il y a aussi les mémoires sensorielles : l'auditive qui vous permettra de reconnaître tel morceau de musique ou la voix d'une personne au téléphone ; l'olfactive et/ou la gustative, que la madeleine de Proust a rendues célèbres. Ou encore la fameuse mémoire photographique : tout le monde en est sans doute doté, mais seuls certains ont pensé à mettre de la pellicule...

Il y a enfin, mais c'est une tout autre histoire, la mémoire... sélective. Car s'il n'est pire sourd, selon la sagesse populaire, que celui qui ne veut entendre, il n'est pire amnésique que celui qui veut oublier. À l'inverse, et de façon encore plus perverse, il y a la mémoire provoquée ou inventée, qui ferait resurgir sous hypnose des souvenirs d'enfance, le plus souvent traumatiques, enfouis très profondément. Il est permis de douter de la validité de cette "remémorisation", surtout lorsqu'elle aboutit à jeter l'opprobre sur des personnes qui ne peuvent se défendre contre des accusations venues d'outre-mémoire.

Nous sommes d'ailleurs toujours à la recherche de moyens pour permettre à notre mémoire de s'exercer au mieux, pour "retrouver" la mémoire ou plutôt pour retrouver une information qui était censée y être stockée. Ainsi, nous programmons nos téléphones portables, nos agendas électroniques, nos minuteries de cuisine pour que leur "bip" nous rappelle d'appeler grand-maman, de terminer un dossier ou de sortir le gratin du four.


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