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Mythiques yachts classiques

Couverture du livre Mythiques yachts classiques

Auteur : François Chevalier

Illustrateur : Photographies de Gilles Martin-Raget

Date de saisie : 28/10/2007

Genre : Sports

Editeur : Chêne, Paris, France

Prix : 49.90 € / 327.32 F

ISBN : 978-2-84277-702-9

GENCOD : 9782842777029

Sorti le : 03/10/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Tuiga, Mariquita, Cambria, Shamrock, Eleonora, Zaca, Moonbeam, Lulworth, Suruhine, Partridge, Altaïr, Nan, Marilee, Bona Fide : des noms qui font rêver, des yachts de légende, parmi les plus beaux voiliers de tradition. Longtemps délaissés, ces superbes gréements ont, depuis quelques années, été restaurés avec un souci d'authenticité qui leur a permis de retrouver leur splendeur d'origine.

Gilles Martin-Raget et François Chevalier dévoilent ici ce qui fait leur âme, leur beauté et leur réputation. Ils explorent chaque bateau dans le moindre détail avec des textes précis et documentés, des plans et de superbes photographies. Témoins vivants et navigants de notre histoire maritime, ces 14 yachts classiques nous racontent tous, à leur façon, de grandes et belles histoires.





  • Les premières lignes

Aux Voiles de Saint-Tropez d'octobre 2006, la goélette Altaïr, longue de 32,80 mètres au pont, et dont la longueur totale frise les 40 mètres, se place en deuxième position au classement général. Elle devance des voiliers de régate au passé prestigieux comme le 19 Mètre JI Mariquita, le 15 Mètre JI Tuiga, le cotre de la Grande Classe Lulworth et même Eleonora, réplique de la célèbre goélette américaine Westward qui écumait le Soient au début du XXe siècle. À partir de 1988, année de son apparition à la Nioulargue de Saint-Tropez, Altaïr est celui qui a tout initié. Chef-d'oeuvre de restauration, il est arrivé en Méditerranée et a élevé au rang supérieur le niveau de perfection de ces voiliers. Ce yacht est à l'origine de la plupart des vocations, il fait partie de ceux qui ont donné à quelques personnes fortunées l'envie non seulement de posséder un voilier de ce type, mais aussi de le restaurer dans l'esprit de la plus parfaite tradition. Voir naviguer une telle unité ne peut que donner envie d'être à son bord ou de voguer à ses côtés sur un yacht au moins aussi majestueux, ne serait-ce que pour l'admirer, sans gâcher la vue de ceux qui sont sur Altaïr. Le photographe Gilles Martin-Raget se souvient d'une anecdote qui l'a impressionné, il y a quelques années : avec plusieurs journalistes photogra­phes, tous rodés au spectacle fascinant des rencontres internationales et des grandes courses de voiliers, il était sur une vedette en train de mitrailler la goélette. Chacun voulait réussir la photographie du siècle - l'écume, la longue coque blanche, les superbes voiles dorées au soleil du Midi, les équipiers bien alignés dans leur costume immaculé... Les appareils cliquetaient sans cesse. Soudain, le calme se fit : tous admiraient le spectacle, l'image était trop belle.

Une naissance laborieuse

Altaïr est le dernier grand yacht dessiné par William Fife III (1857-1944). Le capitaine Guy H. MacCaw désirait un voilier puissant et trapu, inspiré des bateaux-pilotes qui guident les grands voiliers pour entrer au port, avec peu d'élancement et pouvant affronter toutes les mers. Les discussions avec son architecte commencent dès 1929, William Fife essayant de le persuader que la vitesse est aussi un facteur de sécurité. Finalement MacCaw est ravi de la silhouette de sa goélette avec de beaux élancements. Tous deux sont convaincus que le gréement de goélette aurique convient parfaitement au programme de navigation, alors que tous les yachtmen de l'époque optent pour des ketchs ou des yawls bermudiens. Au chantier Fife, cette commande du mois de décembre 1929 est la bienvenue, car la demande de voiliers de course de la Classe Métrique, les 6, 8 et 12 Mètre JI, est en baisse en 1930. Seuls deux 6 Mètre sortent du chantier en 1931, alors qu'en 1929, on en comptait cinq, plus six 8 Mètre JI. Étant donné son tirant d'eau de plus de 4 mètres, Altaïr doit être lancé sur le dock flottant. À la grande consternation de Fife, lorsqu'elle est finalement immergée, en coulant le dock, la goélette n'est pas dans ses lignes, son étrave est trop enfoncée. Mr. Archibald McMillan Sr., le chef d'équipe chargé des gréements, monte alors à bord afin de déterminer la quantité de lest à ajouter pour corriger l'assiette. Les erreurs s'accumulent : au moment de poser le mât de flèche sur le grand mât, la base se révèle trop épaisse et n'entre pas dans le chouque, la pièce métallique qui supporte le mât de flèche à son pied. McMillan et son fils se pressent de raboter le pied du mât pour qu'il s'emboîte enfin.


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