Auteur : Pierre Vignes
Illustrateur : photographies de Délia Vignes
Date de saisie : 28/10/2007
Genre : Botanique
Editeur : Larousse, Paris, France
Prix : 35.00 € / 229.58 F
ISBN : 978-2-03-583568-0
GENCOD : 9782035835680
Sorti le : 17/10/2007
Cet ouvrage exceptionnel nous fait découvrir la beauté des plantes de nos régions d'une manière encore jamais vue.
275 planches photographiques, d'une qualité vraiment étonnante (on a littéralement l'impression d'avoir la plante sous les yeux !), montrent tous les détails des différentes parties, y compris souterraines, de 275 espèces de fleurs, d'arbres et d'arbustes. Réalisées grâce à une technique inédite sur des spécimens fraîchement cueillis, ces planches restituent avec une précision inégalée la subtilité des formes et la beauté des couleurs.
Chaque planche est accompagnée d'une fiche descriptive comportant :
- l'origine du nom français et la signification du nom latin de la plante,
- une description des caractères botaniques pour une parfaite identification, avec renvois aux différentes parties de la plante illustrées sur la planche,
- des compléments d'information sur d'autres variétés, illustrées par des vignettes, et portant à 400 le nombre total de plantes décrites dans l'ouvrage,
- des détails étonnants sur les adaptations développées par la plante pour survivre et se reproduire,
- une rubrique consacrée aux relations de la plante avec l'homme (ses usages en cuisine, en cosmétique ou au jardin, ses vertus médicinales...).
Pierre et Délia Vignes ont réalisé l'intégralité des images et des textes de l'ouvrage. Pierre Vignes est chercheur, titulaire d'un doctorat es sciences dans la spécialité écosystèmes et populations.
Extrait de l'avant-propos de Pierre et Délia Vignes :
Cet ouvrage ne prétend pas permettre d'identifier à coup sûr chaque plante rencontrée au cours d'une promenade champêtre. Tout d'abord, les espèces traitées appartiennent à un seul et même embranchement botanique, le plus évolué du règne végétal : celui des Phanérogames (plantes à fleurs et à graines). Sont donc hors sujet pour nous tous les végétaux sans fleurs (algues, lichens, mousses, fougères, prêles) ainsi que les champignons, qui ne possèdent jamais de chlorophylle et sont promus aujourd'hui au rang de règne indépendant. En outre, pour couvrir la seule flore des Phanérogames de France, selon les normes de la présente formule d'édition, au moins 15 tomes de la grosseur de ce livre seraient nécessaires. Notre but est de familiariser le lecteur à l'ensemble de cette flore, mais en l'encourageant à une autonomie d'observation et de réflexion, par analogie, à partir d'un échantillonnage représentatif.
À défaut d'un catalogue complet de notre flore, nous avons tenté un pari d'exhaustivité sur d'autres aspects, en couvrant à chaque fois la quasi-totalité des cas de figure.
135 FAMILLES BOTANIQUES SONT ABORDÉES À PARTIR DE 400 ESPÈCES ENVIRON, toutes illustrées, dont 275 bénéficient d'une représentation intégrale et d'un texte descriptif détaillé. Sur certaines de ces familles, jugées moins attractives (les Graminées ou Poacées, les Cypéracées...), nous n'avons pas fait l'impasse, contrairement à plusieurs guides de nature généralistes. TOUS LES «TYPES BIOLOGIQUES», DÉFINIS CHACUN PAR UNE CERTAINE SILHOUETTE CARACTÉRISTIQUE ET UN RYTHME SAISONNIER PRÉCIS, SONT REPRÉSENTÉS. On y trouvera donc des arbres, résineux ou feuillus, à feuilles caduques ou persistantes ; des arbrisseaux et sous-arbrisseaux ; et des herbes aux longévités variées : vivaces, pluriannuelles, bisannuelles, annuelles et parfois éphémères.
Les différents organes des plantes sont analysés : d'une part les organes apparents, le plus souvent aériens, c'est à dire les tiges et les feuilles, les fleurs, les fruits et les graines ; d'autre part les organes souterrains, non seulement les racines, mais encore toutes les sortes de tiges enfouies, bulbes, tubercules, rhizomes et stolons.
Linné notait avec un certain humour que les plantes ont un comportement exhibitionniste, affichant à tout venant leurs organes reproducteurs dressés, étalés. Chez elles, les organes «honteux», ceux que l'on cache, seraient les organes souterrains. La plupart des guides de découverte naturaliste ne les montrent pas, afin de ne pas inciter les amateurs à arracher les plantes. En effet, l'arrachage est toujours dommageable, même dans le cas d'espèces qui ne sont pas légalement protégées, et il n'est presque jamais utile à l'identification des espèces. Mais il est aussi vrai que ces organes cachés sont porteurs d'une telle somme d'informations sur la vie des plantes qu'on ampute ces dernières d'une part essentielle de leur signification en les passant sous silence. Nous avons choisi, quant à nous, de les prélever et de les montrer, non sans les dérogations indispensables pour quelques espèces protégées. Du même coup, nous rendons sans objet la répétition de l'acte d'arrachage par le lecteur. Les diverses flores climatiques de France et d'Europe, traditionnellement regroupées en 4 ensembles, sont prises en compte : la flore tempérée ; la flore plus froide (en France, celle de montagne), la flore plus chaude (en France, celle de la région méditerranéenne) ; la flore littorale, qui échappe en grande partie aux conditions thermiques du climat régional. Aux plantes littorales terrestres, nous ajoutons quelques plantes à fleurs marines, toutes côtières, telles que la posidonie ou la zostère.
L'importance de l'adaptation
L'adaptation est pour nous un thème central dans cet ouvrage, car il s'agit de la condition sine qua non de toute forme d'existence réussie, aussi bien pour les végétaux que pour les animaux et l'homme.
Si un extraterrestre venait passer quelques jours sur notre globe pour en étudier les possibilités de vie, le chapitre de son rapport consacré au monde végétal ne mentionnerait certainement pas le nombre de pétales chez le chou, ni le découpage de la feuille chez la carotte. Il serait tout entier consacré à la photosynthèse chlorophyllienne, c'est-à-dire l'aptitude à construire de la matière organique à partir de dioxyde de carbone, d'eau et d'énergie solaire. La photosynthèse constitue une adaptation à ce point écrasante que toutes les autres adaptations semblent n'être qu'anecdotiques. Malgré ces évidences, nous ne ferons que mentionner parfois la photosynthèse, sans jamais la décrire méthodiquement. Ceci pour deux raisons.
D'ABORD, NOUS NE FERONS CONNAÎTRE QUE LES ADAPTATIONS DÉCHIFFRABLES A L'OEIL NU OU A L'AIDE D'UNE BONNE LOUPE. Aucune trousse à dissection ne s'impose, là où suffisent un cutter, une épingle et une pince à épiler. Certaines particularités morphologiques d'une plante représentent l'adaptation elle-même (par exemple un organe transformé en vrille), d'autres ne sont qu'une conséquence de celle-ci (par exemple des feuilles charnues, distendues par l'afflux de l'eau lié à une concentration en substances dissoutes dans la plante). Les adaptations visibles, même si elles ne sont pas toujours des plus fondamentales, ne sont donc pas à reléguer au rayon des gadgets.
ENSUITE, NOUS NE TRAITERONS QUE DES ADAPTATIONS QUI APPORTENT DES SOLUTIONS DIVERSIFIÉES À DES PROBLÉMATIQUES D'ORDRE GÉNÉRAL : transport du pollen fécondant (pollinisation), transport des semences (dissémination), propagation sous terre ou en surface du sol, sustentation (grimper, flottaison...), dissuasion des animaux végétariens, etc. Réputées inertes dans l'inconscient collectif, les plantes sont souvent douées de facultés de mouvement autonomes mais elles mettent aussi à profit le mouvement d'autres agents de leur environnement (vent, courant des eaux douces ou marines, insectes, oiseaux, mammifères), quitte à le susciter. C'est à travers ces adaptations particulières qu'éclate la diversité des plantes.
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