Passion du livre - tout sur le livre : Le sapin

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Le sapin

Couverture du livre Le sapin

Auteur : Hans Christian Andersen

Illustrateur : René Mettler

Date de saisie : 27/10/2007

Genre : Jeunesse à partir de 3 ans

Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France

Collection : La clé des contes

Prix : 11.00 € / 72.16 F

ISBN : 978-2-07-057749-1

GENCOD : 9782070577491

Sorti le : 11/10/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Voici Le sapin dans sa version intégrale et authentique, avec des images magnifiques pour les lecteurs d'aujourd'hui.
Un supplément illustré permet d'apprécier mieux encore ce conte et son histoire.

LA CLÉ DES CONTES

Une nouvelle collection pour accueillir les chefs-d'oeuvre de l'enfance





  • Les premières lignes

Dans la forêt, il y avait un joli sapin. Il était bien placé : du soleil, il pouvait en avoir, de l'air, il y en avait suffisamment et tout autour poussaient beaucoup de camarades plus grands, sapins et pins à la fois. Mais le petit sapin était très impatient de grandir. Il ne pensait pas au chaud soleil et à l'air frais, il n'avait cure des enfants de paysans qui passaient, bavardant quand ils allaient cueillir des fraises ou des framboises. Souvent, ils en avaient un pot tout plein, ou des fraises embrochées sur une paille, puis ils s'asseyaient près de l'arbrisseau en disant :
- Oh ! comme il est mignon, ce petit-là !
Cela, l'arbre ne voulait absolument pas l'entendre.
L'année suivante, il s'était allongé d'un noeud et, l'année d'après, d'un encore beaucoup plus long. Car on peut toujours voir, dans un sapin, le nombre de ses années d'après le nombre de ses noeuds.
«Oh ! si j'étais un grand arbre comme les autres, soupirait l'arbrisseau, je pourrais étendre mes branches loin à la ronde et, de ma cime, contempler le vaste monde ! Les oiseaux feraient leurs nids parmi mes branches et, quand le vent soufflerait, je pourrais hocher la tête aussi dignement que les autres, là !»
Il ne tirait aucun plaisir de l'éclat du soleil, des oiseaux ou des nuages rouges qui, matin et soir, voguaient au-dessus de lui. Si c'était l'hiver et que la neige, alentour, fût d'un blanc étincelant, un lièvre s'en venait courant et sautait juste au-dessus du petit arbre - oh ! que c'était vexant ! Mais deux hivers passèrent, et, le troisième, l'arbre était si grand que le lièvre dut en faire le tour. «Oh ! grandir, grandir, devenir grand et vieux, c'étaient tout de même les seules délices en ce monde», pensait l'arbre.


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