Auteur : Pascal Candia
Date de saisie : 27/10/2007
Genre : Policiers
Editeur : Valhermeil, Saint-Ouen-l'Aumône, France
Collection : Qui ?
Prix : 10.00 € / 65.60 F
ISBN : 978-2-35467-010-8
GENCOD : 9782354670108
Sorti le : 09/10/2007
Chefs-d'oeuvre meurtriers
Le coup avait été préparé dans ses moindres détails. Au programme : le braquage du tableau de Van Gogh le plus cher du monde. A la clé : des millions d'euros. Pour Christian Sainclair et Yvan «Attila» Masier, complices de cavale, c'était l'occasion de se refaire une santé financière.
Alors qu'est-ce qui dérape ?
Qui est ce redoutable mercenaire lancé à leurs trousses ? Pourquoi une armée de porte-flingues japonais veut-elle leur tête ?
D'Eragny à Argenteuil, et de Saint-Ouen-l'Aumône à Auvers-sur-Oise, les balles sifflent. Qui du commissaire divisionnaire Jean Lambrosi ou des tueurs mettra la main le premier sur Christian, Yvan, et la précieuse toile de maître ?
Après Argenteuil, c'était un accident..., voici le deuxième épisode de la saga Sainclair. Encore plus d'action, d'émotion et d'humour. C'est tonique, efficace et mortel...
Pascal Candia, 39 ans, écrit depuis toujours. Influencé par les oeuvres de Frédéric Dard et de Joël Houssin, il avait bouclé son premier roman à 17 ans. Après le succès de Argenteuil, c'était un accident..., il récidive avec ce deuxième opus encore plus riche en rebondissements. Une écriture acérée et un rythme aussi alerte qu'efficace.
Commander ce livre sur Fnac.com
LA FIN DE L'EXIL
Christian Sainclair aligna soigneusement la mire de son Sig Sauer SP 2022 et sa cible. Son regard croisa une dernière fois celui d'Yvan Masier. Il put y lire une lueur de défi. Les deux hommes s'affrontèrent ainsi durant de longues secondes, comme des coqs de combat prêts à bondir. Puis Christian, que la presse avait surnommé «l'orphelin-tueur d'Argenteuil», tourna la tête d'un coup, fléchit légèrement les genoux et se campa solidement sur ses jambes. Il raidit son bras, ferma un oeil et prit une longue inspiration. Il crispa lentement son index sur la détente et fit feu cinq fois d'affilée. Un roulement de tonnerre résonna dans la montagne. Positionnées sur un rocher à plus de trente mètres, les cinq petites bouteilles de bière vides volèrent en éclats. Satisfait, Sainclair se tourna vers son ami avec un large sourire. Yvan, tordait la bouche, visiblement jaloux des excellents résultats de son complice. Ce dernier l'observa un instant avec une moue amusée et lança :
- Cette fois, je crois que je suis au point, non ? J'ai encore gagné, tu me dois l'apéro !
L'autre esquissa une grimace de mécontentement et répondit :
- Tant mieux, on va pouvoir se concentrer sur notre entraînement de boxe thaï. Là, tu es moins au point !
Christian grogna un vague juron à rencontre du manque de fair-play de son camarade de cavale et éjecta le magasin de son automatique. Il remplaça les balles manquantes dans le chargeur et glissa le pistolet à l'arrière de sa ceinture. Son regard s'attarda un instant sur le paysage enchanteur. Au pied de la montagne, s'étendaient des vergers de citronniers et d'orangers sur des centaines d'hectares. Au loin, on apercevait le sommet des hauts immeubles de la ville de Vinaros. D'ici, ils semblaient tremper leurs pieds dans la mer Méditerranée d'un bleu vert indéfinissable. Cela faisait maintenant plus de cinq mois que le duo s'était discrètement installé en Costa del Azahar, deux cent cinquante kilomètres en dessous de Barcelone. Après un bref séjour chez des amis d'enfance de Masier, au Pays Basque, ils avaient quitté la France avant que les flics ne leur mettent le grappin dessus. Grâce aux relations de leurs hôtes, ils avaient réussi à se procurer deux jeux de faux papiers presque parfaits, payés à prix d'or. Recherchés activement par la police française, ils avaient préféré quitter le pays, le temps que les choses se calment. Les forces de l'ordre, sans le moindre indice quant à leur destination, s'étaient focalisées sur l'Ile-de-France et sa périphérie en priorité. Seules les douanes avaient été mises dans la boucle, mais personne n'y croyait vraiment La zone européenne avait fait disparaître les frontières et la «libre circulation des personnes et des biens» avait fait le reste. Les tueurs étaient passés à travers les trop larges mailles du filet avec une facilité déconcertante...
On était maintenant en plein décembre mais la température restait très douce. Si la nuit n'était pas aussi précoce, le soir venu, on aurait pu se croire au début de l'automne. Le duo s'était installé dans une discrète villa de la côte sud de Vinaros.
Leur priorité : se faire oublier.
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli