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Le petit garçon qui avait envie d'espace

Couverture du livre Le petit garçon qui avait envie d'espace

Auteur : Jean Giono

Illustrateur : François Place

Date de saisie : 22/10/2007

Genre : Jeunesse à partir de 6 ans

Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France

Collection : Folio cadet, n° 498

Prix : 5.10 € / 33.45 F

ISBN : 978-2-07-057548-0

GENCOD : 9782070575480

Sorti le : 04/10/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Un petit garçon se promène avec son père, mais les haies qui bordent le chemin l'empêchent de voir le paysage. Son père l'emmène alors au moulin, à la ruche, dans l'atelier du forgeron.
Le soir venu, ses rêves le conduisent au pied d'un arbre. Il grimpe tout en haut puis s'envole, libre comme un oiseau...

Une promenade champêtre au pays de Jean Giono pour goûter au parfum des rêves et de la liberté.





  • Les premières lignes

Il y avait un petit garçon qui habitait un pays de plaines. Tous les dimanches après-midi il allait se promener avec son père dans des chemins bordés de haies. Ils marchaient pendant des heures entre des murailles de clématites et d'aubépines. Ils avaient toujours envie de voir le pays qui les entourait.
En réalité, dans ces longues promenades, ils avaient toujours l'espoir d'aboutir finalement dans un endroit où il n'y aurait plus ces haies qui bouchaient la vue. Mais ils n'arrivaient jamais à en sortir. Un chemin bordé d'aubépines tombait dans un chemin bordé de hautes clématites, puis dans un autre bordé de petits érables touffus, puis dans un autre bordé d'aubépines, et ainsi de suite. A la longue, ils perdaient patience, et ils s'arrangeaient pour passer de l'autre côté des haies en empruntant les trouées destinées aux vaches. C'était pour se trouver tout simplement devant un carré de foin vert pas plus grand que la place du village et bordé lui-même de hautes barrières de peupliers, de trembles et de saules.
- C'est bête, disait le petit garçon, traversons le pré et allons voir ce qu'il y a de l'autre côté des arbres.
C'est ce qu'ils faisaient; mais, de l'autre côté, c'était encore un carré de foin vert bordé de hautes barrières de peupliers, de trembles et de saules. Si bien que le père et l'enfant finissaient par marcher dans les chemins la tête basse, comme des condamnés à mort.
Cependant, le paysage autour d'eux était certainement vaste, et même il devait être beau. On pouvait s'en rendre compte grâce au vol des oiseaux. Les canards sauvages passaient avec une telle lenteur majestueuse dans le ciel qu'on était bien obligé d'imaginer la grandeur des étendues sur lesquelles ils se promenaient ainsi en ménageant leurs forces.


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