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Comme un rien

Couverture du livre Comme un rien

Auteur : Andrzej Zulawski

Traducteur : Erik Veaux

Date de saisie : 03/11/2004

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Calmann-Lévy, Paris, France

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 978-2-7021-3526-6

GENCOD : 9782702135266

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  • La présentation de l'éditeur

C'est la troublante mélodie du bonheur entre une jeune femme rebelle et un compositeur polonais, sexagénaire et homosexuel.

Le narrateur a atteint l'âge d'homme dans la Pologne communiste. Musicien renommé et esthète, il ne parvient plus à créer. Il ne trouve de satisfaction ni dans ses tournées - à Moscou, Rome, Bruxelles ou Paris -, occasions de débauche, ni dans son pays abîmé.

Sa rencontre avec la jeune femme, atteinte d'une maladie incurable, bouleverse cette existence stérile. Il découvre la faculté d'aimer, passionnément, tendrement. Le compositeur peut alors achever son oeuvre.

«Mon âge devant Toi est comme un rien.»





  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération

Les voix de personnages radicaux et solitaires, artistes ou écrivains, doubles plus ou moins affichés de l'auteur, s'élèvent de temps à autre dans la littérature contemporaine. Aucune ne ressemble à celle de Jan Nossakowski, compositeur polonais, narrateur du nouveau roman de Zulawski... Le sexe et la mort, l'art et le pouvoir occupent le monologue de Comme un rien, l'assèchent, le nettoient. Ce n'est pas là dégoût pour les digressions ni pour la volupté du ressassement. Ce n'est pas non plus du cynisme. C'est l'équivalent littéraire d'une supériorité sociale : «Le rôle traditionnel de l'aristocratie n'est pas d'être dans la misère, ni hors du coup, ni d'imiter ­ sauf peut-être soi-même. Etre un seigneur autorise un subtil je-m'en-foutisme et une inattention aux circonstances défavorables.» Aucun attendrissement pour les contingences. Aucun infléchissement vers la si désirable mélancolie. Pas de nostalgie, bien sûr. Nous écoutons là la voix d'un intellectuel de l'Est. Une voix calcinée, un intellectuel carbonisé. Le livre est hanté par la dépouille d'un enfant juif, mort coincé dans une cheminée. Nossakowski est né aristocrate. Il est comte, apparenté à la reine des Belges et à toute l'Europe coiffée de couronne ou de mitre. Un cousinage le relie à la belle-soeur du président des Etats-Unis. Son père, naguère à la tête de cent trente mille hectares de terre, a joué, sans écrire ses Mémoires pour autant, un rôle... «Je ne voulais pas être ici, dans mon pays sauvage, à l'âme morte, et déloyal et corrompu.» Le mot revient souvent, un mot que vous ne voyez pas dans les romans contemporains, habituellement, le mot âme.


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