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Dictionnaire de la marine

Couverture du livre Dictionnaire de la marine

Auteur : Gérard Piouffre

Date de saisie : 19/10/2007

Genre : Dictionnaires, encyclopédies

Editeur : Larousse, Paris, France

Collection : In extenso

Prix : 26.00 € / 170.55 F

ISBN : 978-2-03-583667-0

GENCOD : 9782035836670

Sorti le : 26/09/2007


  • La présentation de l'éditeur

Plus de 2 000 entrées pour découvrir toutes les particularités du langage maritime, et naviguer à bord des navires d'hier et d'aujourd'hui, qu'il s'agisse de bâtiments de guerre, de commerce, de pêche, de plaisance, de compétition, ou encore des unités de la marine scientifique.

La mer, c'est aussi l'aéronautique navale et les oiseaux marins. C'est également le «monde du silence» avec sa faune, sa flore, et ses trouvailles archéologiques.

C'est enfin un univers qui a inspiré des musiciens, des poètes, des écrivains, des peintres, des cinéastes...

Historien de la marine et de l'aviation, passionné de plongée sous-marine, Gérard Piouffre nous propose un dictionnaire sans équivalent. Le néophyte y apprendra les bases du langage maritime. Le marin accompli y découvrira que son monde est infiniment plus vaste qu'il ne le pensait jusqu'alors.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

Il y a plusieurs milliers d'années, un homme primitif découvrait que, en chevauchant un tronc d'arbre flottant au fil de l'eau, il pouvait commodément traverser une rivière ou un lac. Notre lointain ancêtre avait inventé la navigation ; il lui restait à trouver les mots pour désigner l'eau, le courant, le vent, mais aussi les différentes parties de son tronc d'arbre, ainsi que la branche utilisée pour le faire avancer.

Quelques centaines d'années plus tard, un homme un peu moins primitif découvrait que, en creusant le tronc d'arbre, on obtenait une embarcation légère et commode. Parallèlement, il définissait les différentes parties de son bateau ainsi que les outils utilisés pour le construire. En ajoutant une voile, la pirogue devenait plus performante, mais les problèmes de vocabulaire se multipliaient. Cette voile, il fallait en effet la décrire ; il fallait également désigner la vergue qui la soutenait et le mât qui portait l'ensemble. Et, comme les chavirements étaient fréquents, les anciens navigateurs ont dû trouver le mot qui désignait cet accident. En même temps, ils ont défini la stabilité, ou plus exactement le manque de stabilité, qui les faisait chavirer, et également le balancier qui permettait d'éviter cette mésaventure.

Lorsque de courageux aventuriers ont osé quitter la terre de vue, il leur a fallu mettre au point des méthodes de navigation pour se repérer. Le vocabulaire maritime s'est alors enrichi de mots pour désigner la dérive, les courants, le vent et les instruments permettant de connaître la hauteur des astres au-dessus de l'horizon. Ces marins de l'Antiquité découvraient également que la mer est peuplée de dangers. De nouveaux termes ont donc été créés pour les définir et pour s'en prémunir.

Au Moyen Âge, deux langages maritimes coexistent. Il y a le parler du Levant et celui du Ponant qui deviendront, au XVIIe siècle, la langue des galères et la langue des vaisseaux. Ces deux terminologies entièrement différentes fusionneront après la dissolution du corps des galères, en septembre 1748. Mais, bien avant cette date, la langue des galères s'était marginalisée. Il en subsiste aujourd'hui quelques bribes que les marins de la Méditerranée conservent jalousement.

La langue des vaisseaux s'est en revanche particulièrement développée à l'époque des grandes découvertes. Dans le domaine du gréement en particulier, les oiseaux exotiques ont donné leurs noms aux perroquets, à la perruche et aux cacatois - mot qui, de toute évidence, dérive de cacatoès.

La révolution industrielle de 1830 est accueillie avec méfiance par les marins, car les premiers navires à vapeur sont lents et peu fiables. Mais les choses s'améliorent et, à partir des années 1850, la marine accueille des mécaniciens spécialistes. Ces «étrangers» proviennent de l'industrie et du transport ferroviaire. Ils apporteront à la marine leur propre vocabulaire technique. En retour, ils feront sortir le langage maritime de son isolement en l'étendant à d'autres secteurs de l'activité humaine.

Pendant les deux guerres mondiales, la marine utilise des navires nouveaux, notamment des porte-avions et des sous-marins, dont chaque partie ou presque nécessite de nouvelles définitions. La marine marchande n'a pas été épargnée par cette évolution. Elle a dû également trouver les néologismes qui lui ont permis de désigner les nouveaux bâtiments qu'elle a mis en service. De son côté, la pêche n'est pas non plus avare de mots inédits pour définir le poisson et le matériel utilisé pour le capturer. Sa contribution à l'enrichissement du langage maritime est essentielle.


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