Auteur : Laurent Gervereau
Date de saisie : 17/10/2007
Genre : Sciences et Technologies
Editeur : Alternatives, Paris, France
Prix : 29.00 € / 190.23 F
ISBN : 978-2-86227-535-2
GENCOD : 9782862275352
Sorti le : 04/10/2007
Les sciences du vivant ont une actualité considérable à l'heure des combats pour la biodiversité ou contre le réchauffement climatique. Mais quel fut notre rapport à la nature au cours des siècles passés ? A y regarder de plus près, on se rend compte qu'il n'y a rien de moins naturel que l'image de la nature. Pour la première fois, un livre interroge toutes les images : images scientifiques, politiques, publicitaires, artistiques... Elles permettent de mieux comprendre les angoisses et les rêves créés par l'observation de la nature, de la Renaissance à nos jours.
Ainsi, des représentations scientifiques à l'écologie, de la zoologie et de la botanique à la mécanisation agricole ou au développement durable, existe-t-il sans doute une idéalisation constante des campagnes et de Tailleurs : Enfer ou Paradis ? Catastrophisme ou virginité irréelle ? On peut se demander si les représentations actuelles sont plus informatives. Ce livre bénéficie de l'iconographie exceptionnelle réunie par le musée du Vivant, premier musée international sur l'écologie et le développement durable. Il apporte des pistes de réflexion essentielles dans notre univers de médiatisation intensive où le rapport au vivant n'est jamais autant apparu comme un enjeu crucial de notre devenir planétaire commun.
Voici le premier regard critique sur les images d'écologie.
Etudier le vivant pour comprendre le monde de demain
Hier comme aujourd'hui et demain. Nourrir les hommes, protéger l'environnement, garantir la santé, découvrir et anticiper, marquer la vie économique, assurer les équilibres par le dialogue : traversés par l'histoire, ces enjeux restent au coeur de la vie de l'homme et des sociétés, même si leur importance ou leur perception relatives varient avec les époques et les lieux du monde.
Il était temps alors, que le patrimoine de cette institution soit rassemblé et préservé, non par simple nostalgie d'une histoire prestigieuse, mais pour mieux préparer le futur. Nous sommes en effet entrés dans une phase de l'activité planétaire, qui est celle d'une circulation multimédiatique intensive et incessante. La représentation - l'image au sens large - a aujourd'hui une influence directe sur l'économie ou la politique. Nous nous devions donc d'interroger sur la longue durée les collections exceptionnelles constituées au cours du temps à des fins scientifiques ou pédagogiques. Nous nous devions de prendre en compte les peintures monumentales de nos bâtiments. Nous ne pouvions ignorer des archives comme celles de René Dumont, centrales pour comprendre les développements de l'écologie, ni celles d'organisations d'entreprises, et d'artistes qui - sur ce même terrain de l'écologie et du développement durable - à la suite de nos grands anciens tel René Dubos, ont bien voulu nous faire des dons précieux.
Tout cela permet de prendre en compte sur la longue durée la manière dont l'homme a représenté la nature. Une telle réflexion, que Laurent Gervereau a bien voulu mener, s'inscrit dans les développements épistémologiques actuels de la science, questionnant ses propres vecteurs. Oui, la science fait image. Non, ces représentations ne sont pas neutres, mais ont une influence à rebours sur le développement scientifique lui-même. Voilà, notamment, ce qu'un festival comme Image et Science a illustré depuis de nombreuses années.
La matière de ces collections interrogées devient ainsi une source pour nos étudiants et nos chercheurs. Elle indique nos richesses iconographiques à l'heure où nous les délivrons sur Internet. Elle montre notre démarche qui se veut scientifique et éthique, alors que nous lançons, dans un partenariat entre les étudiants et le musée du Vivant, le Prix de la communication équitable. Je tiens à remercier à cette occasion Laurent Gervereau et toutes les équipes qui ont travaillé à donner vie à ce musée et à rassembler la matière vive de ce livre.
Vous verrez, voilà aussi le résultat de notre nouvelle ubiquité nécessaire : ici et ailleurs. Ici, ce furent d'abord les enjeux de modernisation d'une agriculture que les disettes de la fin du XVIIIe siècle rendaient impérieux ; puis, au-delà de cette constante, ce fut l'aventure industrielle tant en amont qu'en aval de l'agriculture, en France puis en Europe, contribuant à faire de notre nation le premier exportateur mondial de denrées agricoles et alimentaires.
Intégrant les préoccupations de l'environnement, notre école est désormais au coeur des grands équilibres entre production, environnement, territoires ; sa localisation en fait un observateur et un acteur majeur des interactions ville-agriculture. Prenant en compte les préoccupations qualitatives de nos concitoyens en matière alimentaire, ses formations et ses recherches ont pleinement développé les dimensions de sécurité sanitaire et de nutrition. Consciente que la démarche de l'ingénieur doit intégrer les dimensions économiques et sociales, l'école dispense largement les enseignements nécessaires.
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