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Le goût de la mère

Couverture du livre Le goût de la mère

Auteur : Edward St. Aubyn

Traducteur : Anne Damour

Date de saisie : 25/10/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-267-01932-2

GENCOD : 9782267019322

Sorti le : 30/08/2007

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  • La présentation de l'éditeur

«Pourquoi avaient-ils feint de le tuer au moment de sa naissance ? [...] Le but était peut-être d'anéantir sa nostalgie du monde d'avant. D'abord le garder enfermé pour lui donner soif d'espace, puis faire semblant ensuite de le tuer afin qu'il soit reconnaissant d'en disposer, même s'il s'agissait de ce désert bruyant, avec pour seuls bandages les bras enveloppants de sa mère, sans plus jamais toute cette chose, toute cette chose chaude autour de lui, qui était tout.»

Ainsi s'ouvre le dernier roman d'Ed­ward St Aubyn. Alternant différents points de vue, il examine d'une plume élégante et ironique les rapports diffi­ciles entre parents et enfants, maris et femmes et démêle le tissu des fausses promesses qui entrave la famille Melrose.

«Le Goût de la mère est un livre extrêmement brillant, malin, touchant et drôle - comme tous les livres de St Aubyn. [...] Il est encore meilleur que ses ouvrages précédents, et ce n'est pas peu dire.» (Guardian)





  • La revue de presse Eric Neuhoff - Le Figaro du 25 octobre 2007

Ce bon vieux Patrick Melrose. Il y avait longtemps qu'on n'avait pas eu de ses nouvelles, mais on n'avait pas oublié le héros de la trilogie entamée avec Peu importe. Edward Saint Aubyn ramène sur le devant de la scène celui qui avait été violé enfant par son père, avait sombré dans l'héroïne, tout cela sans se départir d'une élégance, d'un charme et d'un humour ravageur, quelque chose comme du Wodehouse sous amphétamines...
Le temps, celui qui passe, celui qu'on perd, tel est sans doute le véritable sujet de ce roman qui se déguise en comédie, ces interminables minutes où l'on regarde le plafond à trois heures du matin, ces discussions avec un pédopsychiatre en fumant un cigare sous les étoiles. Sous le brillant des reparties, malgré les commentaires acides, on découvrira entre les lignes la fêlure du héros : «Ne pas être le père qu'il aurait voulu être, un homme capable de dépasser son désarroi ancestral et d'offrir à ses enfants un amour débarrassé de ses obsessions.»


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