Auteur : Dominique Rey
Date de saisie : 10/10/2007
Genre : Sociologie, Société
Editeur : Salvator, Paris, France
Prix : 9.50 € / 62.32 F
ISBN : 978-2-7067-0517-5
GENCOD : 9782706705175
Sorti le : 25/09/2007
La franc-maçonnerie n'imposerait aucun «principe» mais viserait plutôt à rassembler, au-delà des frontières des diverses religions et visions du monde, des hommes et des femmes de bonne volonté, sur la base de valeurs humanistes compréhensibles et acceptables par tous. La franc-maçonnerie constituerait un élément de cohésion pour tous ceux qui croient en l'Architecte de l'univers et qui se sentent engagés à l'égard des ces orientations morales fondamentales qui sont définies, par exemple, dans le Décalogue ; elle n'éloignerait personne de sa religion mais constituerait au contraire une incitation à y adhérer davantage.
Qu'en est-il vraiment ? La foi chrétienne est-elle conciliable avec la franc maçonnerie ? Quelle est la position de l'Église catholique vis-à-vis de ces courants ?
Dominique Rey, est né en 1952. Après un doctorat en droit fiscal, un passage par la haute administration et une année de coopération au Tchad, il est ordonné prêtre en 1984. Dominique Rey a été nommé évêque du diocèse de Fréjus-Toulon en 2000.
Comment définir la franc-maçonnerie ?
La franc-maçonnerie se définit elle-même comme une «société initiatique» et une «organisation philanthropique et de recherche philosophique», dont les membres se recrutent par cooptation. Elle se veut universelle, même si les vicissitudes de son histoire, rivalités et schismes internes, l'ont divisée en de multiples obédiences. L'idéologie de la franc-maçonnerie est difficile à cerner, d'une part parce qu'elle cultive le secret, et d'autre part, en raison de son éclatement en divers courants. Elle se fixe comme but de «travailler à l'amélioration matérielle et morale, ainsi qu'au perfectionnement intellectuel et moral de l'humanité».
La franc-maçonnerie est née en Grande-Bretagne au début du XVIIIe siècle. Par son rituel initiatique, elle entendait se rattacher à une tradition secrète qui remonterait à la construction du Temple de Salomon et à Hiram, que la Bible désigne comme l'architecte de ce Temple. Il existe une indéniable parenté entre les rites symboliques de la maçonnerie et ceux des sociétés initiatiques du passé (mystères antiques de la Grèce ou de l'Empire romain). Il est proposé de conduire l'adhérent à «l'illumination intérieure», d'introduire «l'ordre et l'unité dans l'être humain», d'harmoniser celui-ci avec les «lois universelles». L'idéal du maçon, exprimé en termes opératifs, est de bâtir «le temple intérieur» (sa propre personnalité) et le «temple extérieur» (humaniser la société).
La franc-maçonnerie anglo-saxonne confesse sa foi en Dieu, «Grand Architecte de l'univers». Cependant, les constitutions d'Anderson de 1723, texte de référence pour tous les francs-maçons, ne comportent pas la moindre référence à Dieu en Jésus-Christ, ne mentionnent jamais la Sainte-Trinité, le péché, le salut, la résurrection, la venue de l'Esprit-Saint... Sur le continent européen, en particulier dans les pays catholiques, les loges ont accueilli des déistes, des agnostiques et des athées.
La maçonnerie apparaît, en France, dès 1725 avec Montesquieu. Ses membres sont nobles, grands bourgeois, voire ecclésiastiques, gallicans, c'est-à-dire opposés à la prééminence de l'évêque de Rome. Les loges maçonniques ont été le creuset, dans l'esprit des «Lumières» au XIXe siècle, de la laïcité.
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli