Passion du livre - tout sur le livre : Marcel Weinum et la Main Noire : une croisade des enfants contre Hitler (septembre 1940-avril 1942)

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Marcel Weinum et la Main Noire : une croisade des enfants contre Hitler (septembre 1940-avril 1942)

Couverture du livre Marcel Weinum et la Main Noire : une croisade des enfants contre Hitler (septembre 1940-avril 1942)

Préface : Alfred Grosser

Date de saisie : 07/10/2007

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Arfuyen, Paris, France

Collection : Les carnets spirituels, n° 58

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-84590-109-4

GENCOD : 9782845901094

Sorti le : 04/10/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Septembre 1940 : à l'appel d'un garçon de 16 ans, près de trente jeunes âgés de 14 à 16 ans se rassemblent d'enthousiasme pour une grande entreprise. Ces trente-là ont un objectif : combattre Hilter et le nazisme. Un chef : Marcel Weinum. Un nom : «la Main Noire». Une organisation structurée. Ils savent se procurer armes, argent, locaux. Propagande, action psychologique, sabotage n'ont pas de secrets pour eux. Ils sont conscients de risquer leur vie. Le premier d'entre eux, l'orphelin polonais Sieradzki, abattu à bout portant en décembre 1941, et Weinum décapité en avril 1942.
Tous fils d'ouvriers : cheminots, traminots, électriciens... Parmi leurs parents aucun dont l'attitude politique ait pu les influencer. D'ailleurs, pour la quasi totalité, ils ne sont pas même au courant des activités de résistance de leurs petits. Quant à ces enfants, ils sont tous eux-mêmes apprentis : futurs boulangers, mécaniciens, dessinateurs... Parmi eux aucun intellectuel. Et à leurs côtés pas un adulte - professeur ou religieux - pour les inspirer ou les conseiller. Une «Croisade es enfants» contre Hitler, à Strasbourg, entre septembre 1940 et avril 1942. Et pourtant : oubliée !





  • Les premières lignes

En hommage à Marcel Weinum et à la Résistance alsacienne

«Il n'est pas de commune mesure, écrit Saint-Exupéry dans sa Lettre à un otage, entre le combat libre et l'écrasement dans la nuit. Il n'est pas de commune mesure entre le métier de soldat et le métier d'otage...» Il a fallu de longues années avant que soit prise la vraie mesure du courage qu'exigeait ce combat-là, sans front, sans uniforme, dans la France occupée. Mais cette nuit, cet écrasement n'ont nulle part été aussi profonds que dans l'Alsace annexée par le Reich hitlérien.

La terre qui avait donné à la France les Kléber, les Rapp, les Kellermann, cette terre pour laquelle tant de sang avait été versé de part et d'autre à travers trois guerres - 1870, 1914, 1939 -, le régime de Vichy l'avait abandonnée aux exactions nazies presque sans protestation. L'Europe des Lumières s'était suicidée, Strasbourg vivait sous le joug de la barbarie.

Or c'est dans cette ville-symbole qu'à l'appel d'un adolescent de 16 ans une trentaine de jeunes garçons s'organisent, dès septembre 1940, pour lutter contre l'oppression. La Résistance a été, on le sait, un extraordinaire creuset humain : elle a révélé les hommes à eux-mêmes, au-delà de ce qu'ils auraient cru possible. Quel plus bel exemple en trouver que ces enfants, qui, du jour au lendemain, comme tout naturellement, font le sacrifice de leur vie pour être fidèles à leur idéal ?

Plus qu'aucune région de France en ce siècle, l'Alsace a souffert des luttes fratricides de l'Europe. Et alors même que semblait pour elle perdu tout espoir de liberté et de paix, elle a trouvé dans les plus faibles de ses enfants l'énergie de résister encore. Il est temps que la Résistance de l'Intérieur rende hommage à ceux-là qui, en dépit de tout, ont su maintenir intact l'honneur de leur terre.

La Résistance alsacienne a elle aussi ses héros, et la France a envers eux une dette de gratitude. Ceslav Sieradzki, Marcel Weinum et tous vos compagnons sacrifiés sur le front russe, vous n'êtes pas morts en vain ! La flèche de Strasbourg s'élève aujourd'hui au centre d'une Europe libre et réconciliée. A nous, à nos enfants, de préserver désormais avec vigilance un bien si chèrement payé.

Pierre Sudreau
Président de la Fondation de la Résistance


Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli