Passion du livre - tout sur le livre : Aventuriers et pirates ou drame dans l'océan indien

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Aventuriers et pirates ou drame dans l'océan indien

Couverture du livre Aventuriers et pirates ou drame dans l'océan indien

Auteur : Emile de Wogan

Date de saisie : 22/09/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Découvrance, La Rochelle, France

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-84265-546-4

GENCOD : 9782842655464

Sorti le : 27/08/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Emile de Wogan raconte l'histoire aventureuse d'une femme matelote, Jenny Brown, fille d'un maître pêcheur irlandais. Elle aimait de tout son coeur un beau pêcheur, nommé Bill. Depuis leur plus tendre enfance, ils avaient presque vécu l'un près de l'autre.
Après la ruine de sa famille, Bill s'embarque à bord d'un trois-mâts en partance pour les Indes. Aussitôt Jenny se présente à bord déguisée en matelot. Les deux jeunes aventuriers débarquent à Calcutta.
De l'Inde aux Philippines, ils connaîtront les fortunes de mer, la piraterie, les séparations, l'esclavage, rencontreront un nabab chinois, des Bretons, combattront les Malais, les crocodiles...
Un grand roman d'aventure dans la tradition des feuilletons populaires de la fin du XIXe siècle.

«... Les Malais jettent sur le pont les grappins d'abordage et, le kriss aux dents, montent à l'abordage avec un courage de lions.
Mais le capitaine Mertens, rendu furieux par sa maladresse, une hache dans la main droite et un pistolet dans l'autre, se venge, en assommant le premier Malais qui a osé franchir la lisse...»

Emile de Wogan est originaire de Dinan (35).





  • Les premières lignes

Jenny et Bill inséparables. - Deux aventures du capitaine Martin. - Esclaves chez les pirates malais. - Fuite de nos aventuriers. - Ils sont recueillis par un bâtiment hollandais. - De nouveau, ils sont emmenés en esclavage.
- Quelques mots sur l'île de Basilan.

- Capitaine, je propose une invocation, non pas à Esculape, Dieu merci, mais à Éole, car vraiment ce temps est désespérant de douceur et de lâcheté. Songez-y : voilà le quatrième jour que nous sommes arrêtés, sans que notre bâtiment ait avancé d'un pouce. Vrai Dieu ! cette atonie me gagne moi-même : je m'étiole, je m'en vais.
- Grande est votre erreur, cher passager, vous ne vous en allez pas du tout, quoique nous marchions, et tellement, qu'après avoir fait mon point ce matin, j'ai constaté que, depuis quatre jours, nous avons reculé de cent cinquante milles environ vers le sud-est.
- Je ne comprends pas, car le bâtiment ne semble pas plus bouger que s'il était échoué dans la plaine de Saint-Denis, ce futur port de mer rêvé.
- Vous comptez sans les courants sous-marins qui nous entraînent - soyez rassuré - au large, et non vers la côte.
- Je le regrette, car je crois que je préférerais être poussé vers un pays habité par des anthropophages ou des pirates ; au moins là on pourrait s'amuser à défendre sa liberté et ses côtelettes.
- Vous me donnez une heureuse idée, tout en me rappelant des souvenirs, mais continuez.
- Selon vous, capitaine, pour combien de temps sommes-nous encore arrêtés sur cette mer d'huile, et sous cette avalanche de feu ?
- Si mes appréciations - toutes relatives, bien entendu - sont justes, nous en avons encore jusqu'à la nouvelle lune, qui, vous le savez, doit paraître dans quatre jours. Il faut donc nous résigner avec philosophie. Nous tâcherons de tuer le temps, ainsi que nous l'avons fait jusqu'ici. Le bon génie du bord et de ses passagers, madame William Collins, nous enchantera par sa conversation gracieuse ; madame Levinston, par son harmonie presque divine ; enfin, votre serviteur vous racontera des aventures de piraterie qu'il croit inté­ressantes - réminiscences que vous venez de lui suggérer ; - en guise de baignoires, nous prendrons des bains dans nos voiles, à la barbe de Neptune, afin de le narguer ; nous harponnerons des requins, s'ils veulent nous faire des noises ; nous saisirons au vol des poissons volants, enfin, nous jouerons la comédie, nous ferons des armes, etc.
- A tout cela je préfère, non pas le toit de ma chaumière, car, hélas ! capitaine, à deux mille lieues de la mère pairie, ce serait un souhait bien illusoire, mais ces histoires aventureuses de piraterie dont vous venez de parler ! Je suis bien certain que la plus grande partie des passagers opteront comme moi pour ce passe-temps amusant et instructif.
- Allons, soit ! il est du devoir d'un capitaine de bord de chercher à égayer ses passagers. En mer, la gaieté, c'est la santé ; en un mot, chez nous l'hygiène est une bonne chose, et la nostalgie est contraire à l'hygiène. Je vous autorise donc à prévenir les passagers. Ceux qui voudront m'écouter peuvent se réunir sur la dunette. J'y vais faire établir une tente, apporter du ginger-beer et des cigares de Manille, comme compensation au dérangement que je leur causerai.
- On y court, trop modeste capitaine.


Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli