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Jours tranquilles à Créteil : voyage au bout d'une haine ordinaire

Couverture du livre Jours tranquilles à Créteil : voyage au bout d'une haine ordinaire

Auteur : Benoît Rayski

Date de saisie : 31/10/2004

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Ramsay, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-84114-710-6

GENCOD : 9782841147106

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

La France était leur pays et ne l'est plus. Français ils étaient, juifs ils sont devenus. Rien que juifs. Une amputation douloureuse dont tous confient l'avoir subie dans la souffrance. Aujourd'hui les juifs sont légions à nourrir un sentiment d'exil intérieur. Quand ils ne quittent pas définitivement la France pour Israël, le Canada ou les États-Unis.
Ces juifs-là, je les ai rencontrés, je les ai écoutés. «Pourquoi resterions-nous en France puisqu'il n'y a pas d'avenir pour nous ?» concluent-ils. Ils évoquent alors pêle-mêle, souvent avec colère donc sans grandes nuances, l'antisémitisme des banlieues, les insultes et les coups dont ils sont victimes, l'indifférence de l'opinion et des enseignants en particulier, la dérive de l'antisionisme à l'antisémitisme, qui sévit de plus en plus dans notre société, la condamnation systématique d'Israël dans les médias...
Ce voyage m'a amené rue Saint-Claude, au coeur de Paris, où de jeunes juifs ont été molestés après une manifestation contre l'intervention des États-Unis en Irak. Au collège Beaumarchais, la principale avoue ne plus pouvoir protéger ses élèves juifs. Je me suis ensuite rendu à Arcueil, à Vitry, à Saint-Denis, puis, pour rompre ce mur des Lamentations, je suis allé aux Ulis, où les juifs respectent un rabbin qui a reçu l'accolade de Yasser Arafat. À Créteil, enfin, ils sont environ vingt mille à se sentir chez eux.
Avec force et sans complaisance, l'auteur se fait le témoin engagé de la détresse juive, sans craindre d'affronter la polémique. Un voyage qui ne laisse pas indifférent, car il dit clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.





  • La revue de presse Emilie Trevert - Le Point

Tout a commencé par une histoire. Une «banale» histoire dans un lycée de banlieue. Deux enseignantes projettent «Nuit et brouillard», d'Alain Resnais, à leurs élèves. Et, à la fin de la séance, la majorité d'entre eux applaudissent l'horreur. Les enseignantes organisent alors un débat avec des déportés non juifs. Depuis, Benoît Rayski est en colère. Très en colère. Pas contre les applaudissements des ados, mais contre la frilosité des professeurs.

Un dépit qu'il livre aujour-d'hui dans un ouvrage, «Jours tranquilles à Créteil»... Un coup de gueule engagé et sincère.


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