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Lawrence Durrell, Henry Miller : correspondance (1935-1980)

Couverture du livre Lawrence Durrell, Henry Miller : correspondance (1935-1980)

Auteur : Lawrence Durrell | Henry Miller

Traducteur : Frédéric-Jacques Temple

Date de saisie : 21/08/2006

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Buchet Chastel, Paris, France

Prix : 34.00 € / 223.03 F

ISBN : 978-2-283-01918-4

GENCOD : 9782283019184


  • La revue de presse Jean-Pierre Dufreigne - Lire

La qualité de nos amis est souvent une preuve de talent. Que Henry Miller et Lawrence Durrell aient été amis nous semble, vu du balcon de ce siècle, naturel. Entre l'auteur de La crucifixion en rose et celui du Quatuor d'Alexandrie, un pont fut vite jeté par-dessus l'Atlantique, qui amena dear Harry et dear Larry à se rencontrer, à partager parfois la maison ensoleillée de Sommières, dans le Gard, où vivait l'Anglais, et, surtout, à s'écrire des centaines de lettres, journal d'un demi-siècle d'amitié, de complicité, et aussi manuel vivant de la création - de ses angoisses, de ses joies et de sa dérision... Un autre homme apparaît pour parfaire ce ménage amical à trois. Frédéric-Jacques Temple, qui consacre non une biographie mais un «portrait» au grand Henry. Plein d'empathie, d'humour ou de gronderies, de confidences sur tel détail inconnu, mêlé d'une étude in vivo sur le pouvoir créateur d'un colosse littéraire, digne de celui de Maroussi. Un portrait-bio à la manière élégante de celui que Nabokov brossa de son cher Nicolas Gogol. A ceci près, qu'ici le peintre et son modèle se sont souvent rencontrés et ont parcouru une partie du vaste monde ensemble. En bagnole déglinguée... Tout est là de la vie, jusqu'au plus infime qui devient sous la plume quelques lignes de charme, de bonheur décidé. Le bonheur considéré comme une forme de combat élégant, un assaut d'escrime avant la mort. Il fuit ? On sait qu'on recroisera son chemin, fût-ce le temps d'une pluie tiède sur les oliviers. Alors on écrit, on s'écrit. Et aujourd'hui nous lisons le roman de Harry et Larry, qui furent de joyeux bons compagnons, de Jolly Good Fellows. Comme gravaient les anciens Romains sur les pierres tombales: Vixit («Il a vécu»), Harry et Larry ont vécu. Vraiment.


  • La revue de presse Christophe Ono-dit-Biot - Le Point

Pendant quarante-cinq ans, ils se sont à peine vus. Mais ils se sont écrit. Ça ressemble à une histoire d'amour, mais c'est une histoire d'amis, qui commence quand un jeune homme de 23 ans découvre, dans des toilettes à Corfou, un livre qui le pousse à écrire à son auteur, de vingt ans son aîné : «Ce sacré bouquin a secoué mes balances comme un tremblement de terre [...] Je salue en "Tropique du Cancer" le manuel de ma génération.» Ce jeune homme, c'est Lawrence Durrell... L'idole, c'est Henry Miller, qui vit la bohème à Paris. Montaigne et La Boétie en plus «couillus», les futurs géants entament une correspondance, aujourd'hui publiée in extenso...

Traduit de l'anglais par Bernard Willerval, Frédéric-Jacques Temple, collab. Françoise Jaouën. Edition de Ian S. MacNiven.


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