Passion du livre - tout sur le livre : 13 contes du Coran et de l'islam

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13 contes du Coran et de l'islam

Couverture du livre 13 contes du Coran et de l'islam

Auteur : Malek Chebel

Illustrateur : Frédéric Sochard

Date de saisie : 17/09/2007

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Castor poche-Flammarion, Paris, France

Collection : Castor poche. Contes, légendes et récits, n° 1054

Prix : 5.20 € / 34.11 F

ISBN : 978-2-08-163471-8

GENCOD : 9782081634718

Sorti le : 24/08/2007

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  • La présentation de l'éditeur

De la naissance du Prophète Mohammed à son ascension vers le ciel, treize récits pour découvrir la tradition islamique et le Coran...
Les figures les plus célèbres, comme Abraham ou Abou Bakr, y côtoient des personnages de contes hauts en couleur, comme tonton Omar et son coffre au trésor, ou Sindbad le Marin et son géant farceur.
Mais tous ces récits ont en commun leur message,

un message de lumière...





  • Les premières lignes

Dans ce conte, nous rencontrerons des per­sonnages prestigieux, tel l'archange Gabriel ou le prophète Mohammed (570-632). Nous ferons connaissance avec Abraha, sinistre général d'armée, Qoraych, la grande tribu de La Mecque, et Khadidja, la femme du Prophète. Voici le récit de la naissance du Coran.

Août autour de la Kaaba, le temple construit par Abraham, une colonne de poussière chaude montait vers le ciel. Au loin, l'horizon minéral disparaissait dans la nuée. Le trépignement des voyageurs était incessant. La chaleur était épaisse. Elle brûlait les yeux. Assoiffées, les bêtes se jetaient sur les auges d'eau que le raïs de la caravane avait disposées le long de la muraille. Il y avait là des chameaux faméliques, d'élégants dromadaires, des zébus blancs, quelques ânes cendrés et des chiens de chasse. Des centaines de Bédouins, peut-être des milliers, déchargeaient soigneusement leurs provisions pour le souk qui se tiendrait le lendemain. Les Mésopotamiens apportaient leur poisson séché, les Omanais leur baume et leur oliban, les Yéménites leur or, les Syriens leur tissu. Il y avait des Sémites, descendants d'Abraham et de Sem, des païens ou des polythéistes - scribes ou poètes athées, magiciens ou astrologues, artisans ou rebouteux. D'autres étaient juifs, nestoriens, persans ou nabatéens. Il y avait aussi des Coptes ou des Syriaques, des Arméniens, des Éthiopiens, et même des Africains et des Maghrébins venus de très loin. Toutes les nationalités se côtoyaient à Ukaz, la foire saisonnière de La Mecque.
En ce temps-là, Byzance et la Perse étaient deux grandes puissances. Elles régnaient au nord et à l'est. La cité était prospère et les marchands n'hésitaient pas à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour y exposer leur artisanat. Ukaz était située en bordure de ville, mais ses ramifica­tions se prolongeaient au loin. Les maîtres des lieux, qui appartenaient à la tribu de Qoraych (littéralement «petits poissons»), avaient donné leur accord pour la tenue du marché. C'est à eux qu'il fallait payer redevance, sans quoi aucune goutte d'eau ne traverserait le gosier des bêtes.
Grâce à leur rareté, les arbres sont sacrés. Aussi, personne n'osait-il les approcher, les casser ni les déraciner. Dans cette région du Hedjaz en feu, mégalithes et dolmens étaient aussi l'objet de la vénération des populations.
L'eau y était une denrée rare et précieuse, celui qui la possédait jouissait du pouvoir supérieur, celui de la magie. Même les eaux dormantes étaient vénérées. Les puits d'eau étaient surveillés de jour comme de nuit par des gardes armés. Ces guerriers farouches effrayaient les maraudeurs par leur seule présence. Mais si, à Dieu ne plaise, ils étaient attaqués, ils étaient prêts à y laisser leur peau pour défendre la source d'eau. C'étaient généralement des esclaves qui travaillaient pour leur maître. L'oligarchie en place était d'origine marchande, et cette eau était vendue aux cultivateurs et aux pèlerins. La classe des négociants fortunés était celle qui gouvernait dans la région, mais toutes ces familles, constituées en tribus distinctes, étaient tenues entre elles par un code d'honneur strict. Respect du bon voisinage oblige ! Faire la paix quand il faut éviter la guerre, telle était la devise du désert. La tenue de cette foire symbolisait la concorde générale.


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