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La bêtise s'améliore

Couverture du livre La bêtise s'améliore

Auteur : Belinda Cannone

Date de saisie : 17/01/2008

Genre : Essais littéraires

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : L'autre pensée

Prix : 18.50 € / 121.35 F

ISBN : 978-2-234-05947-4

GENCOD : 9782234059474

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Dans La bêtise s'améliore, trois personnages dialoguent autour de l'amour, la politique, l'économie, l'art, la morale, l'école, la langue, le désir, le bonheur...
Il n'existe pas de remède définitif à la pétrification de la pensée qui menace chacun à tout instant. Il s'agit juste de se montrer sans cesse vigilant et cet essai veut y contribuer en renouvelant l'éloge de la liberté d'esprit et l'appel à la responsabilité intellectuelle.

Belinda Cannone est romancière et essayiste. Elle a publié cinq romans dont L'Homme qui jeûne et plusieurs essais parmi lesquels L'Ecriture du désir (prix de l'essai de l'Académie française 2001) et Le Sentiment d'imposture (grand prix de l'essai de la Société des gens de lettres 2005).





  • La revue de presse Christian Authier - Le Figaro du 17 janvier 2008

Cannone s'est fait connaître par ses romans comme par ses essais. Son dernier opus, La bêtise s'améliore, se présente comme un essai, mais cherche plus sa voie chez le Diderot du Neveu de Rameau ou le Flaubert de Bouvard et Pécuchet. À travers les conversations entre Gulliver, manière de «nouveau réac» (comme diraient les bulletins de la pensée correcte), du narrateur et de sa fiancée Clara, l'écrivain se penche sur les multiples visages et grimaces de la bêtise des «gens intelligents». La pire.


  • La revue de presse Didier Pourquery - Libération du 27 septembre 2007

Ecartons tout de suite un malentendu. L'ouvrage de Belinda Cannone ne nous parle pas de l'imbécillité ou de la stupidité. Ce serait trop facile, même si c'est toujours réjouissant...
Nous sommes tous concernés puisque ce livre met en lumière, pan par pan, les lacunes de l'intelligence, ces zones aveugles où par des voies diverses nous démissionnons face à l'analyse...
Tout cela est vertigineux, mais ce livre au bout du compte remplit son office, qui est de nous faire douter de nos raccourcis commodes (mais si confortables socialement, reconnaissons-le). Par le biais aimable d'un petit ouvrage dialogué, on en vient finalement à regretter de parler trop. Ce qui n'est pas si mal.


  • La revue de presse Alexandra Laignel-Lavastine - Le Monde du 21 septembre 2007

Au-delà du conformisme, de la "pensée mode" ou du goût pour les "concepts flous", cet essai décrit avec finesse tout un éventail d'opérations mentales à même de produire de la bêtise dans l'intelligence. Ainsi de la "réduction", cette situation où vous exprimez une idée originale tandis que votre interlocuteur a déjà tout ramené à ce qu'il pensait déjà ! D'où cette jolie définition selon laquelle être intelligent, "c'est aussi partir du principe que l'autre peut dire quelque chose d'inattendu et se tenir prêt à le saisir". Seconde variante : parler à quelqu'un sans vraiment tenter de savoir ce qu'il a dans la tête, ce qu'il sait et ce qu'il ignore, bref "le négliger". Flaubert, on s'en souvient, rêvait qu'après son Dictionnaire des idées reçues, "on n'osât plus parler de peur de dire naturellement une des phrases qui s'y trouvent". La bêtise s'améliorant et, de ce fait, pouvant toujours nous saisir à notre insu, Cannone invite elle aussi, sans avoir l'air d'y toucher, à résister à cette pétrification de la pensée qui menace à chaque instant. D'où, en creux, le vrai sujet de ce livre : une réflexion sur la responsabilité intellectuelle et la liberté de l'esprit.


  • La revue de presse Alexandra Laignel-Lavastine - Le Monde du 14 septembre 2007

Dans cet essai futé, conçu comme un dialogue entre trois copains, deux garçons et une fille devisant sur la politique, l'art ou la morale, c'est justement cette forme-là de bêtise que Belinda Cannone a choisi de scruter, celle des bobos cultivés et informés qui ont a priori "tous les moyens de ne pas être bêtes"...
Au-delà du conformisme, de la "pensée mode" ou du goût pour les "concepts flous", cet essai décrit avec finesse tout un éventail d'opérations mentales à même de produire de la bêtise dans l'intelligence...
La bêtise s'améliorant et, de ce fait, pouvant toujours nous saisir à notre insu, Cannone invite elle aussi, sans avoir l'air d'y toucher, à résister à cette pétrification de la pensée qui menace à chaque instant. D'où, en creux, le vrai sujet de ce livre : une réflexion sur la responsabilité intellectuelle et la liberté de l'esprit.


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