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La fée Kaca

Couverture du livre La fée Kaca

Auteur : Florence Cestac

Date de saisie : 05/09/2007

Genre : Jeunesse à partir de 6 ans

Editeur : Humanoïdes associés, Paris, France

Prix : 10.00 € / 65.60 F

ISBN : 978-2-7316-2076-4

GENCOD : 9782731620764

Sorti le : 05/09/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Nom : Kaca
Profession : Fée
Äge présumé : 115 ans
Signe particulier : ne les fait pas (ses 115 ans)
Animal familier : l'oiseau Mal Cuit-Cuit
Situation personnelle : à la colle avec Arnold, le gars qui prend des bains chauds toute la sainte journée
Loisir : la culture expérimentale des carottes bleues et des arbres à essence
Pouvoir magique : transforme toute personne insupportable en crotte
Son conseil : marchez dedans





  • Les premières lignes

Mignonnette, la fille ! Franchement, avec sa robe rose et ses longs cheveux sur les épaules, elle ne fait pas ses cent quinze ans. Normal, remarquez : c'est une fée. Et les fées, c'est bien connu, ne font jamais leur âge. Comme toutes les fées de métier, celle-ci a un pouvoir magique. Mais attention, hein ! Le sien n'est pas tout à fait comme les autres. Grâce à sa canne et à ses formules rituelles («Crotus Puantus»), elle est capable de transformer n'importe qui - vous, moi, votre voisin de palier ou votre chef de service - en, comment dire... En une petite crotte malodorante et bien répugnante, voilà. Ce n'est pas très chic, d'accord, mais c'est sacrement efficace pour se débarrasser des importuns.
D'où son nom : la Fée Kaca. Autour d'elle, on trouve Arnold, son mari. Son truc à lui, c'est de prendre des bains bien chauds. Arnold est très propre sur lui - remarquez, ça compense les crottes qui pullulent dans cet album. Il y a aussi le Mal Cuit-Cuit, un oiseau bougon qui est toujours de mauvais poil, spécialiste des vacheries en tout genre. Et Lapsus le lapin. Pas très malin, mais assez pour faire son travail de coursier au service de sa patronne la fée. Et plein d'autres encore, comme Raoul Bulot, inspecteur de bédés, une fois (il dit toujours «une fois» à la fin de ses phrases ; logique, il est Belge), chargé de transmettre à la Fée les plaintes de lecteurs mécontents de la voir tout transformer en crotte. Ou Louis Chaterton - inspecteur, lui aussi, mais des canalisations -, poulpe de son état, friand d'épluchures et passionné de belote.

Toutes ces braves créatures ont vu le jour grâce à Florence Cestac. Florence a remplacé la baguette magique par le crayon magique : il lui suffit de toucher une feuille de papier du bout de son crayon pour donner naissance à un univers pétri de drôlerie et de fantaisie. Peut-être utilise-t-elle une formule rituelle au moment de s'asseoir devant sa table à dessin, allez savoir. La Fée Kaca est née dans les pages de Pif Gadget, dont la nouvelle version a reparu en 2004. L'origine de cette série est amusante. Elle remonte à quelques années plus tôt, quand Florence Cestac racontait des histoires à son fils Jules pour l'endormir. Un soir, elle avait eu l'idée de la Fée Kaca. Le gamin en avait redemandé. Pensez, les histoires de pipi-caca, les mômes adorent... Et puis les années ont passé. Jules a grandi. La fée est tombée dans l'oubli. Jusqu'au jour où François Corteggiani, le rédacteur en chef de Pif, l'a ramenée à la vie et au bon souvenir de Florence grâce à un coup de téléphone (magique, lui aussi).
Les histoires que vous allez découvrir (ou redécouvrir, pour ceux qui les auraient déjà lues dans Pif) tiennent donc du conte de fées, mais un conte de fées légèrement déjanté, plus proche d'une bonne vieille BD comme Pim Pam Poum que de Blanche-Neige. Un conte de fées plein de couleurs pétantes, de personnages à gros nez (nous sommes chez Cestac, ne l'oublions pas), de radis géants chantant «J'irai revoir ma Normandie» (l'auteure est d'origine normande, faut-il le rappeler), d'un spécialiste de civilisation japonaise légèrement pontifiant et de dialogues réjouissants. Bref, de tout ce qu'il faut pour favoriser une bonne poilade.
Les amateurs de Cestac devraient aimer. Les enfants lecteurs des Déblok seront plongés dans un univers nettement plus délirant et transgressif, et donc d'autant plus réjouissant. Les adultes adeptes du Démon de midi retrouveront la verve et la bonne humeur habituelles de l'auteure. Quant à ceux qui ne connaissent pas encore Florence Cestac (note du traducteur : ça existe encore, des gens comme ça ?), ils feraient bien de se dépêcher de combler leurs lacunes. Sinon, attention : «Crotus Puantus», hein !


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