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La coupe du monde de rugby : histoires connues et inconnues

Couverture du livre La coupe du monde de rugby : histoires connues et inconnues

Auteur : Marcel Martin

Préface : Serge Kampf

Date de saisie : 04/09/2007

Genre : Sports

Editeur : Table ronde, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-7103-3009-7

GENCOD : 9782710330097

Sorti le : 30/08/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Lancée il y a vingt ans, la Coupe du monde £ de rugby a connu une ascension vertigineuse, pour devenir le troisième événement planétaire en audience télévisuelle, après les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football. Son histoire est d'une prodigieuse richesse, due pour beaucoup à ses pionniers. L'un d'eux n'est autre que Marcel Martin, l'auteur de cet ouvrage.

Personnalité nationale et internationale du monde de l'ovale, il a été longtemps représentant de la France à l'International Rugby Board, tout en devenant directeur de Rugby World Cup, organisme chargé de l'organisation et de la promotion de cette Coupe du monde. Il est aujourd'hui président du Biarritz Olympique Pays basque, l'un des clubs les plus prestigieux, et président du syndicat Clubs professionnels de rugby.

Mieux que quiconque, il a vécu toute l'histoire de la Coupe du monde, dont il livre ici les histoires connues et, pour beaucoup, inconnues.

Avec son franc-parler et son humour mordant, il apporte son témoignage, vécu de l'intérieur même des événements. Ainsi, ces histoires de la Coupe du monde de rugby deviennent un document passionnant, qui permet de mieux comprendre le développement du rugby.





  • Les premières lignes

Marcel Martin le mécanicien de la Coupe du monde

Dans l'histoire universelle des grandes compétitions sportives, il n'y a pas d'exemple d'une ascension aussi vertigineuse que celle de la Coupe du monde de rugby. Sa première tentative, en 1987, fut un peu timide, car même pour le monde de l'ovale, c'était une grande nouveauté. Il était, pourtant, déjà clair qu'un événement majeur était en train de s'épanouir. On en eut la certitude dès sa deuxième édition, quatre ans plus tard, où elle atteignit à cette dimension pla­nétaire qui la place, aujourd'hui, dans la foulée de deux géants, les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football.
Dans cette prodigieuse affirmation, un homme a tenu un rôle prépondérant, Marcel Martin. Il en a été à la fois le directeur avisé et la cheville ouvrière inlassable. Il faut dire qu'il avait de sérieuses prédispositions.
Né à Agen, élevé à Marmande, Marcel Martin, comme tous les enfants lot-et-garonnais, devait goûter au rugby très jeune. Des études à Paris, puis aux États-Unis, ainsi que l'appel sous les drapeaux de 1958 à 1961, réduisirent sa vie de joueur à la portion congrue, mais, comme il l'explique avec son humour appris auprès des Anglo-Saxons : «L'équipe de France n'y a rien perdu.»
Après son entrée dans la vie professionnelle à la société Mobil Oil Française, il retrouve le rugby par le biais de l'arbitrage, au comité du Languedoc. Très rapidement, après l'élection d'Albert Ferrasse comme président de la Fédération française de rugby, et à la suite d'une mutation professionnelle, il fait ses premières armes de dirigeant fédéral à Paris, sous la direction d'André Bosc et le regard vigilant d'Albert Ferrasse et de Guy Basquet, les deux grands décideurs du rugby français du dernier demi-siècle, dont les tribunes qui leur sont dédiées se font face, au stade Armandie.
Premier travail, les épreuves fédérales, la création d'un livret, la mise en place de grilles d'opposition pour tous les types de poule et notamment d'une grille pour les phases finales des séries régionales, grille qui restera immuable pendant une vingtaine d'années.
Deuxième travail, les traductions. Parfaitement bilingue, Marcel Martin devient le traducteur de tous les discours officiels. Il apprend ainsi à connaître les dirigeants britanniques. Avec un minimum de notes, il a l'art de traduire de français en anglais, et vice versa, les discours des présidents et des capitaines nationaux. En maintes circonstances, et contrairement à ce qui se passe dans le monde du cinéma, j'ai pu vérifier que ses doublages avaient plus de sel que les versions originales.
Au début des années 70, muté professionnellement à Londres, il négocie avec la Fédération irlandaise un match supplémentaire de l'équipe de France contre l'Irlande, l'Ecosse et le Pays de Galles ayant refusé de jouer en Irlande leur match des Cinq Nations, mettant ainsi la Fédération irlandaise dans une position financière difficile. En récompense de ce geste amical, il obtient que La Marseillaise soit jouée pour la première fois, en 1972, dans le stade de Dublin {La Marseillaise était interdite car considérée comme un chant révolutionnaire). À ce titre d'«ambassadeur» de la FFR auprès des fédérations britanniques, il joint la pratique de l'arbitrage au sein de la London Society of Référées. Il note que s'il n'a pas fait de progrès dans la qualité des matchs qui lui ont été confiés, il a acquis une connaissance très poussée de la banlieue londonienne, ayant arbitré tous les petits clubs de ce secteur...
Dans ce rôle de représentant de la FFR, il entreprend une campagne de lobbying auprès des Britanniques, et voit avec satisfaction la France entrer à l'International Rugby Football Board en 1978.


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