Auteur : Badiâa Sekfali
Illustrateur : Jean-Marie Benoît
Date de saisie : 05/09/2007
Genre : Jeunesse à partir de 6 ans
Editeur : 400 COUPS (QUÉBEC), Montréal, Canada
Prix : 9.50 € / 62.32 F
ISBN : 978-2-89540-127-8
GENCOD : 9782895401278
Sorti le : 14/05/2007
Il était une fois, dans un pays lointain, un roi et une reine qui désespéraient d'avoir un jour un enfant. Quel ne fut pas leur étonnement quand la reine mit au monde un petit poussin, tout doré, tout doux, dont les piaillements réjouissaient toute la cour !
Un conte traditionnel arabo-berbère somptueusement illustré.
«Il était une fois...» un roi et une reine qui ne pouvaient pas avoir d'enfant. En guise d'héritier, le sort leur accorde un petit poussin. Mais voilà que quelques mois plus tard, ce poussin, devenu un jeune coq, réclame une épouse ! Plusieurs jeunes filles, attirées par la récompense royale, se présentent. Lorsque l'une d'entre elles manifeste un réel intérêt pour le coq, le mariage peut avoir lieu. Dans la chambre nuptiale, un miracle se produit : un prince splendide apparaît sous le manteau de plumes.
Mais en racontant l'aventure à sa mère, la jeune femme rompt le serment qu'elle a fait à son époux. Celui-ci doit s'enfuir...
Au terme d'une quête longue et semé d'embûches, la princesse parvient à retrouver son époux et à le délivrer du sort qui l'accable depuis sa naissance. À leur retour au palais royal, ils sont acclamés par tous leurs futurs sujets. On célèbre leurs noces une nouvelle fois et... «ils vécurent heureux et eurent beaucoup enfants».
En quittant l'Algérie, Badiâa Sekfali a emporté dans ses bagages tous les contes que sa grand-mère, aujourd'hui âgée de 105 ans, lui racontait. Ce récit puisé dans le patrimoine arabo-berbère a été transmis de génération en génération, avec les chants qui l'accompagnaient.
Les illustrations de Jean-Marie Benoit sont particulièrement remarquables. De riches textures, des couleurs chaudes, des cadrages extrêmement soignés, une très grande expressivité, tout concourt à faire de cet album un enchantement.
Il était une fois, dans un pays lointain, un roi et une reine qui désespéraient d'avoir un jour un enfant. Ils étaient très pieux, très bons avec leurs sujets, mais malgré cela, nul héritier ne venait égayer leur foyer. Le roi s'inquiétait de savoir qui allait bien lui succéder à la tête du royaume.
Un jour, on appela Cheikh-El-Moudabar, le vieux sage du royaume, qui avait la réputation de trouver réponse à tous les problèmes qu'on pouvait rencontrer. Le roi lui exposa le sien et lui demanda de l'aider à le résoudre par quelque prière magique qui attendrirait Dieu. Il pourrait ainsi avoir cet enfant dont il rêvait tant. Le vieux sage lui dît que ses prières n'étaient pas exaucées parce qu'elles ne parvenaient probablement pas jusqu'à Dieu. Il lui expliqua que toute une armée de djinns, jaloux de sa piété et de sa générosité, prenaient un malin plaisir à détourner ses voeux vers des armoires destinées à recueillir les souhaits inexaucés. Il ajouta que la meilleure façon de tromper ces démons était d'employer un nom d'animal pour désigner l'enfant qu'il désirait tant. Les djinns mépriseraient alors sa demande et la laisseraient passer. Il n'y aurait plus qu'à redoubler de prières pour que Dieu comprenne bien le souhait exprimé.
Le roi refît donc sa prière. Soucieux de toucher le coeur de son dieu tout en déjouant l'attention des djinns, il lui demanda de lui accorder un petit poussin comme héritier. Et Dieu exauça le voeu du roi.
Quelques mois plus tard, la reine mettait au monde un petit poussin tout doré, tout doux, dont le piaillement était si joyeux que le palais s'en trouva transformé. Le roi, quoique déçu que Dieu ait exaucé son souhait à la lettre plutôt que dans l'intention, fit contre mauvaise fortune bon coeur et déclara que le royaume avait enfin un héritier. Conscient du ridicule que celui-ci fut un poussin, il installa le nouveau-né dans une aile retirée du palais et lui affecta une nourrice particulière chargée de lui donner le meilleur grain du royaume. Mais le petit poussin ne l'entendit pas de cette oreille et n'accepta que le meilleur lait, ce qui lui permit de grandir très vite et de devenir un vrai farouf, c'est-à-dire un vrai petit coq.
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