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Oreillers de laque. Volume 2, Promis, c'est promis

Couverture du livre Oreillers de laque. Volume 2, Promis, c'est promis

Auteur : Hinako Sugiura

Traducteur : Patrick Honnoré | Ryôko Sekiguchi

Date de saisie : 02/09/2007

Genre : Bandes dessinées

Editeur : P. Picquier, Arles, France

Collection : Picquier manga

Prix : 16.50 € / 108.23 F

ISBN : 2-87730-932-0

GENCOD : 9782877309325

Sorti le : 18/10/2007


  • La présentation de l'éditeur

Voici un deuxième volume d'Oreillers de laque. Huit histoires qui mettent en scène les courtisanes et leurs clients des quartiers de plaisirs, mais aussi les samouraïs et leurs combats sur les champs de bataille. Huit histoires où l'on retrouve ces thèmes éternels de l'amour, l'honneur, la nostalgie, la beauté de la force et l'autre beauté, celle de la fragilité. Jamais dupe de l'illusion sur laquelle ces mythes du Japon classique reposent, l'auteur leur garde néanmoins toute leur fascination. Car comment survivre sans illusion ?
Toute l'oeuvre de bande dessinée de Sugiura Hinako (1958-2005) tourne autour de la vie du peuple d'Edo, l'ancienne Tokyo d'avant la restauration de Meiji (1868), dont elle fut une spécialiste incontestée des moeurs, traditions et mentalités. Elle fut longtemps conseillère sur les principaux tournages de films sur l'époque d'Edo. Egalement auteur d'essais et de romans, son catalogue complet compte plus de soixante-quinze titres.

Après de courtes études aux Beaux-Arts, Sugiura Hinako (1958-2005) devient une spécialiste incontestée des moeurs, traditions et mentalités d'Edo, l'ancienne Tokyo d'avant la restauration de Meiji (1868). Toute son oeuvre de bande dessinée tourne autour de cette ville qui fut le creuset d'une culture urbaine unique, avec une prédilection marquée pour les personnages du quartier de Yoshiwara. Elle a pendant longtemps été une conseillère recherchée sur les principaux tournages de films d'époque pour le cinéma et la télévision. Egalement auteur d'essais et de romans sur l'époque d'Edo, son catalogue complet compte plus de soixante-quinze titres.





  • Les premières lignes

Extrait de la postface :

Une jeune fille (quel âge a-t-elle ? quatorze, quinze ans ?) est amoureuse d'un étudiant qui passe tous les matins avec ses camarades devant la boutique de son père sur le chemin de son école (et lui ? seize, dix-sept ans ?). Le jeune homme ne l'a jamais vue, il ne sait pas qu'il a tapé dans l'oeil de la fille de la maison comme un rayon de soleil renvoyé par un miroir... Nous sommes à Edo, l'ancienne Tôkyô, vers 1860. L'avenir appartiendra bientôt à ceux qui parlent anglais et qui comprennent la culture et la mentalité des «barbares», comme on appelait les Occidentaux... La jeune fille est en âge de se marier, et comme toute jeune fille bien élevée de la classe des commerçants aisés, ne songe même pas à contester le choix du parti que lui ont présenté ses parents au mieux des intérêts des deux familles (du reste, nous ne verrons pas ce fiancé, l'histoire prenant fin au moment exact où le cortège de la jeune épousée quitte la maison de ses parents avec sa dot pour sa nouvelle demeure). D'autant plus que l'étudiant est, lui, un bushi, c'est-à-dire de la classe des samouraïs. Un bushi et une fille de commerçant ? Vous n'y pensez pas ! Mais ce qu'elle peut faire pour ne pas demeurer toute sa vie avec ce rêve inachevé qui lui gâcherait son sommeil et la marquerait de rides prématurées, c'est s'offrir une «aventure». Non pas une aventure «bourgeoise» bien sûr, non, un petit événement qui la liera pour la vie dans l'esprit de son amoureux... Oh, un tout petit événement de rien du tout, mais tout de même avec échange de souvenirs comme les vrais amants... Aux âmes bien nées, le sens de la beauté fragile de -l'instant qui passe n'attend pas le nombre des années...
Tel est le sujet de «Sode-mogi», du nom du dieu du bord du chemin qui parfois s'amuse à vous tirer par la manche, première des huit histoires de ce nouveau recueil de Sugiura Hinako.
Sugiura Hinako, née en 1958 à Tôkyô et décédée en 2005, a consacré la quasi-totalité de sa courte carrière à l'étude et la peinture de la culture d'Edo, aussi bien dans des romans, des essais que dans ses bandes dessinées. Elle est à ce titre l'une des seules dessinatrices à avoir réintroduit certains codes de la grammaire de l'estampe (ukiyo-e) dans le genre manga. Juste retour des choses, puisqu'il est certain que la bande dessinée ne serait pas née, ni en Europe ni aux Etats-Unis, sans l'influence de l'estampe japonaise sur l'art occidental de la seconde moitié du XIXe siècle.


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