Auteur : Jonathan Franzen
Traducteur : Francis Kerline
Date de saisie : 12/09/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 21.00 € / 137.75 F
ISBN : 978-2-87929-559-6
GENCOD : 9782879295596
Sorti le : 30/08/2007
On peut lire La Zone d'inconfort comme le négatif du roman autobiographique que Jonathan Franzen s'est toujours refusé à écrire.
En effet, nous ne sommes pas ici dans l'élément romanesque, mais dans le récit d'apprentissage. Un récit tout en zigzag, dans lequel l'auteur des Corrections passe aux aveux. Qu'il parle de la vente de la maison familiale, de sa passion pour les oiseaux, de Charlie Brown, de la perte laborieuse de sa virginité ou d'un voyage en Allemagne, Franzen n'oublie jamais ce qui forme le thème central de toute son oeuvre : la recherche éperdue de l'intimité.
Quête inévitablement vouée à l'échec. La société, mais aussi la gaucherie fondamentale qui caractérise l'écrivain, font de lui une sorte de paria. A travers cet autoportrait d'un enfant de la classe moyenne, Jonathan Franzen trace la carte du Tendre d'une nation en grande partie disparue : l'Amérique turbulente des années 70, encore imprégnée de l'idéalisme qui s'effacera, sans doute définitivement, au cours de la décennie suivante.
Avec humour, tendresse et férocité, Franzen déroule cette " histoire personnelle " dont la portée est universelle.
Né en 1959, Jonathan Franzen passe son enfance dans une banlieue de Saint Louis (Missouri). Après des études au Swarthmore College (Pennsylvanie), à la Freie Universität de Berlin, puis à Harvard, il renonce à une carrière scientifique pour la littérature. Avec trois romans - La Vingt-Septième Ville (1988), Strong Motion (1992), Les Corrections (2001) -, il s'impose comme l'un des " vingt écrivains pour le XXIe siècle ". Il reçoit en 1998 le Whiting Writer's Award et, en 2000, l'American Academy's Berlin Prize.
...tout l'art délectable et hautement maîtrisé de Jonathan Franzen consiste à focaliser cette suite de six récits sur des situations et des faits anecdotiques, quotidiens, drolatiques, et à souligner d'imperceptible façon combien ces détails et instantanés de vie a priori accessoires ne le sont pas - qu'ils sont dotés, au contraire, d'un poids symbolique ou allégorique singulièrement éloquent. C'est là ce qui fait toute la profondeur, la gravité intense mais sans pesanteur de ces récits fortement empreints d'ironie et d'autodérision...
Le romancier livre le récit de ses années d'adolescence entre BD, Moody Blues et littérature allemande...
En ouvrant ces confessions rédigées par un homme trop jeune pour se livrer à ce genre d'exercice, on craignait qu'il ait sacrifié au nombrilisme, comme tant d'autres mégalos. Mais il a choisi de se raconter avec assez d'autodérision et d'humour pour que son livre ne relève pas du cabotinage égotiste. Voilà, par exemple, comment il se décrit, à l'époque du lycée : «Pendant trois ans, de la seconde à la terminale, j'avais une insupportable voix de fausset, des biceps de fromage blanc et d'indicibles besoins de lancer des blagues pas drôles.» C'est assez pitoyable, mais c'est avec ce bois-là qu'on fabrique les bons écrivains...
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli