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Arlington Park

Couverture du livre Arlington Park

Auteur : Rachel Cusk

Traducteur : Justine de Mazères

Date de saisie : 20/02/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-87929-574-9

GENCOD : 9782879295749

Sorti le : 23/08/2007


  • La présentation de l'éditeur

Rachel Cusk raconte vingt quatre heures de la vie de ces femmes : on entre dans leur cuisine, on les suit au supermarché, dans des cabines d'essayage ; on pénètre aussi dans leur conscience et leurs pensées. Ce roman lyrique, drôle et sensible, dynamite les clichés sur la famille, le couple, la maternité, avec une lucidité dévastatrice. C'est un champ de bataille que Rachel Cusk nous montre, un monde «barbare jusqu'à la moelle».
La découverte d'un talent exceptionnel de la jeune littérature britannique. Des «housewives» proches de Virginia Woolf et de Katherine Mansfield. Les femmes d'Arlington Park - une banlieue résidentielle en Angleterre - ont tout pour être heureuses : mari, enfants, maison, ami(e)s. Une existence confortable. Mais il n'en est rien. Derrière cette façade complètement artificielle, frustrations, jalousies, déceptions règnent sans partage. Juliet Randall, Maisie Carrington, Amanda Clapp, Solly KeirLeigh : chacune a le sentiment d'être passée à côté de sa vie. Chacune tente de se révolter, de résister à la banalité, au passage du temps qui émousse le désir, fane la beauté et affaiblit les êtres.

Rachel Cusk, née en 1967, vit à Brighton. Elle est l'auteure de plusieurs romans dont "Saving Agnes" (1993), lauréat du Whitbread First Novel Award, et "In the Fold", qui lui a valu de figurer parmi les finalistes du Booker Prize en 2005.



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  • La revue de presse Karine Papillaud - Le Point du 20 septembre 2007

Dans ce sixième roman - le premier publié en France -, Rachel Cusk maîtrise avec beaucoup de maturité une écriture proche de celle de Virginia Woolf. Comme «Mrs Dalloway», «Arlington Park» relate un moment suspendu dans la vie de chacune des héroïnes, un vertige de lucidité dans un quotidien qu'elles n'essaient pas de changer. Mais il y a aussi quelque chose d'un Philip Roth dans la violence avec laquelle Rachel Cusk malmène ses personnages, les accule et réussit à perturber son lecteur : persuadé de lire un roman féministe qui vilipende la famille, il finit par se demander si, finalement, la détresse des hommes ne serait pas le réel sujet de ces histoires de harpies silencieuses.


  • La revue de presse Alice Ferney - Le Figaro du 13 septembre 2007

Toutes aiment et sont aimées. Pourtant, malheureuses, elles sont au bord de la crise de nerfs. Est-ce la famille, l'intendance de la vie, le couple, la difficulté d'être femme, ou tout cela ensemble, qui rend chacune si vulnérable au doute existentiel et à la mélancolie ? Quelque chose leur manque et c'est l'impression de se réaliser, nous raconte la romancière Rachel Cusk....
Très drôle, souvent cruelle, Rachel Cusk petit à petit met au jour les angoisses que fait monter l'avancée de la vie, les ressorts psychologiques non maîtrisés des êtres et les relations qu'ils dénaturent. Attentive, scrutatrice, analytique, elle capture des morceaux essentiels de la vie et du face-à-face humain. Elle dévoile qu'il y a dans la féminité une énergie en lutte serrée pour et contre la vie, une folie d'exister pour les autres sans s'oublier soi-même, et une harmonie d'ensemble presque irréalisable.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 12 septembre 2007

C'est à Virginia Woolf, figure tutélaire revendiquée de Rachel Cusk, qu'on pense en lisant Arlington Park, tant est saisissante la façon dont la jeune romancière fait exister le décor et sentir l'élasticité mystérieuse du temps. Tant est subtil, aussi, son art de s'insinuer dans les états d'âme changeants de ses personnages et, bien au-delà de l'aimable satire sociale, de capter chez chacune le désarroi, la solitude infinie, la folie qui rôde.


  • La revue de presse André Clavel - L'Express du 31 aout 2007

Quand Rachel Cusk campe les desperate housewives de la bonne société britannique, ça déménage ! L'un des chocs de la rentrée...
Sur le thème de l'aliénation domestique et conjugale, Rachel Cusk a concocté un cocktail explosif de lucidité, d'humour féroce et de féminisme rageur. Résultat : Arlington Park est la meilleure surprise de cette rentrée littéraire...


  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 31 aout 2007

C'est en tout cas une voix attachante - et drôle - de cette rentrée. Nouvelle qui plus est, puisque cette romancière est traduite en français pour la première fois. Talentueuse enfin : à 40 ans, cette Anglaise de Brighton est l'auteur de plusieurs romans - dont In The Fold, qui lui a valu de figurer parmi les finalistes du Booker Prize en 2005. Elle a par ailleurs été sélectionnée en 2003 par la revue Granta comme l'une des meilleures plumes outre-Manche...
Frustrations, mesquineries, jalousies, doutes persistants, guerres picrocholines : c'est "le point noir de la cible", la part sombre de ce désolant quatuor, que Rachel Cusk entreprend de mettre au jour. Ce serait un sujet facile si l'on n'était pris d'emblée par la minutie des portraits, l'image qui fait mouche, l'humour et la justesse de l'analyse psychologique...
Rachel Cusk excelle dans la peinture des émotions sourdes et violentes, ces sentiments incandescents "provenant d'un passé géologique tels de la lave" et "se solidifiant en une matière grisâtre dans les secondes où ils trouvent le repos"...
Mais l'ensemble reste délibérément léger avec seulement, au détour d'une phrase, une réflexion qui ouvre sur des abysses d'inquiétude ou de perplexité.


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