Auteur : Aldo Zargani
Traducteur : Olivier Favier
Date de saisie : 11/09/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Eclat, Paris, France
Collection : Paraboles
Prix : 18.00 € / 118.07 F
ISBN : 978-2-84162-143-9
GENCOD : 9782841621439
Sorti le : 23/08/2007
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une colline à l'autre entre bandes de partisans et prêtres salésiens, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu.
" Sept ans de malheur " dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques.
Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie aux éditions Il Mulino, Pour violon seul a été également traduit en anglais, allemand et espagnol.
Aldo Zargani est né à Turin en 1933. Il a été comédien et a longtemps travaillé à la RAI. Il vit à Rome.
Publié en Italie en 1995, puis traduit en anglais, en allemand et en espagnol, Pour violon seul relate les souvenirs d'enfance d'un juif de Turin, de 1938 à 1945. Cet "en-deçà" du titre désigne le temps d'exception où la vie est mise en péril. Comédien et journaliste vivant à Rome, Aldo Zargani avait 5 ans en 1938. C'est d'abord la légende d'une Italie fasciste bienveillante à l'égard de ses juifs qui est battue en brèche. Mais l'auteur ne cherche pas à faire oeuvre d'historien...
Il y a une grande et bouleversante tendresse, une intelligence sans cesse en éveil, mais aussi un humour surprenant et plein de vie dans ce récit des ténèbres. La fantaisie et l'anarchie du souvenir ne déminent pas l'horreur mais font mieux éprouver l'immense nostalgie pour ce qui, sous les yeux d'un enfant, est en train de disparaître. Avec, au centre, ce "vieux Turin libre et cultivé des années vingt et trente"...
Ce qui importe avant tout ici, c'est la nature et la finalité du travail de remémoration accompli par un homme qui ne livre pas seulement ses souvenirs mais s'attache à construire, à partir d'eux, une vision du monde, de lui-même et de l'homme moderne.
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