Auteur : Nancy Holder
Traducteur : Nathalie Peronny
Date de saisie : 31/08/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Fleuve noir, Paris, France
Collection : Littérature générale
Prix : 11.00 € / 72.16 F
ISBN : 2-265-08422-0
GENCOD : 9782265084223
Sorti le : 23/08/2007
Je suis là, sous leurs yeux, mais elles ne me voient pas, bien trop accaparées par leurs petites vies minables...
Tant pis pour elles, je les ai suffisamment prévenues.
On a terminé de jouer, il est temps de passer aux choses sérieuses.
Dormez bien, Petites Diablesses.
Vous pouvez courir mais vous ne m'échapperez pas.
Je suis votre pire cauchemar, et bientôt, ce sera la fin.
Amies jusqu'au bout - même dans la mort.
NANCY HOLDER est née en Californie et a vécu trois ans au Japon où son père, officier de la Navy, avait été envoyé. De retour aux États-Unis après un passage en Allemagne, elle obtient un diplôme en communication avant de se lancer dans l'écriture. Plutôt spécialiste des romans de terreur, elle a reçu quatre fois le prix Bram Stoker ainsi que de nombreuses distinctions et ses livres sont pour la plupart des best-sellers.
Dans la lignée des «Gossip Girl», Les Petites Diablesses renouvellent le genre par le biais de l'intrigue à suspens.
«Les jeunes qui pensent lire un simple roman de chick lit vont trouver bien plus que ce qu'ils cherchaient. (...) Nancy Holder plonge son roman dans la terreur des films d'horreur (qui jouent un rôle dans l'histoire) et en fait un page-turner saisissant sur la cruauté de l'adolescence capricieuse.»
ILENE COOPER
American Library Association
Extrait du prologue :
Sylvia : Damnea, Carolyn, je t'entends hypermal ! Vivement que tu changes de portable...
Carolyn : Je sais, j'ai hâte de balancer ce vieux machin ! Tu me reçois, là ?
Sylvia : Ce serait drôle si je pouvais capter quelque chose.
Megan : Pareil ! Dire que les conversations à trois sont censées vous faciliter la vie...
Sylvia : OK, ça suffit, passons. Écoutez plutôt : Breona a encore piqué sa crise. En plein centre commercial. Et à cause de Josh, bien sûr. Elle claironne partout qu'il rêve de me plaquer pour se remettre avec elle, mais qu'il reste seulement avec moi parce que je suis une «nana facile». Une «nana facile» ! Qui s'exprime encore comme ça au XXIe siècle ?
Megan : Sérieux ? Quelle garce... j'ai trop envie de la tuer !
Carolyn : Moi aussi. Mais tu sais que ce sont des mensonges, Sylvia. Josh ne dirait jamais une chose pareille.
Megan : Ouais, c'est un tissu de mensonges !
Sylvia : C'était comme si elle cherchait à me faire craquer devant tout le monde. Je faisais tranquillement la queue chez Boudin's, dans la galerie traiteur, quand elle m'a foncé dessus.
Mais elle a eu raison de faire ça dans un lieu public. Vous savez comment je réagis quand on me pousse un peu trop...
Carolyn : Elle est d'un déclassé...
Megan : Vraiment ! Tu en as parlé à Josh ?
Sylvia : Pardon ? Il n'y a absolument rien à dire à Josh. Breona délire, un point c'est tout !
Carolyn : Minute, Megan... tu ne vas pas croire un mot de ces salades, j'espère ! Tu imagines Josh racontant un truc pareil à propos de Sylvia ?
Megan : Non, c'est juste que... je me demande comment Breona ose mentir comme ça, devant tout le monde. Josh devrait être mis au courant, non ?
Sylvia : Tu as raison. Josh doit savoir que sa réputation est mise en péril.
Carolyn : Mais si tu vas lui dire toi-même, il croira que tu ne lui fais pas confiance...
Megan : Dans ce cas, l'une de nous devrait aller lui parler.
Sylvia : Pourquoi pas Ellen ? Elle est si gentille... À propos, mesdemoiselles, une fois ce dossier réglé, Ellen deviendra notre seconde priorité urgente.
Megan : C'est clair ! Elle avait encore ce machin rouge immonde sur le dos l'autre jour et...
Sylvia : Megan ? J'ai dit seconde priorité urgente.
Carolyn : Oui. Revenons à la première : Breona n'est qu'une garce.
Sylvia : C'est ridicule. Son comportement avec les hommes est totalement anormal ! Si je pensais une seule seconde que Josh restait avec moi parce que je... parce que nous...
Megan : Elle va le regretter, crois-moi. Comment pense-t-elle pouvoir s'en tirer en répandant de telles horreurs ?
Sylvia : Justement. Elle ne s'en tirera pas comme ça. À propos, elle a reparlé de ['incident, aussi. Vous voyez de quoi je veux parler ?
Megan : Mon Dieu...
Carolyn : Quelle garce. À croire qu'elle nous cherche.
Sylvia : Absolument ! Mais comme tu le dis toi-même, elle n'est pas crédible une seconde. Personne n'a cru son baratin à propos de votre petit dérapage. La rumeur est morte pendant l'été. Les photos avec.
Megan : Stephan était là quand elle en a parlé ?
Carolyn : Megan, oublie Stephan, OK ? Il n'en parle que pour tester ta réaction.
Megan : Pff, peu importe. Il faut qu'on trouve le moyen de rendre à Breona la monnaie de sa pièce.
Sylvia : J'attends vos plans d'ici demain matin. Avant le début des cours. Notre groupe est en danger si Breona pense pouvoir s'en prendre à nous impunément. Bien, à présent, urgence numéro deux : le cas Ellen.
Megan : C'est une véritable humiliation ambulante, ces derniers temps. Cette robe...
Sylvia : Je peux pardonner une malheureuse erreur de jugement vestimentaire, mais cette coiffure... Nous rentrons en Première cette année, les filles. Nous devons absolument nous prendre très au sérieux, sinon personne ne le fera. Quand Ellen a failli trébucher sur ce type au ciné, l'autre soir...
Carolyn : Bon, je reconnais qu'elle est un peu maladroite,
parfois...
Megan : Un peu ? Tous ses potes se moquaient de nous. Mais elle n'a rien vu, bien sûr !
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