Auteur : Eoin Colfer
Traducteur : Yves Sarda
Date de saisie : 31/08/2007
Genre : Jeunesse à partir de 9 ans
Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France
Collection : Hors série littérature
Prix : 12.00 € / 78.71 F
ISBN : 978-2-07-057719-4
GENCOD : 9782070577194
Sorti le : 30/08/2007
Mon nom, c'est Moon. Fletcher Moon.
Je suis détective privé. Je croyais avoir tout vu. J'avais tellement écume les caniveaux à la recherche de fraises Tagada égarées, je pensais que plus rien ne pourrait m'étonner. J'avais tort, COMPLÈTEMENT TORT.
UN JEUNE DÉTECTIVE INDISCRET
+
UNE FAMILLE DE MALFRATS RENOMMÉS
+
UNE TRÈS JOLIE FILLE
=
UNE FOULE DE... PROBLÈMES.
AVEC UN P MAJUSCULE
ET UN S APRÈS LE E !
Fletcher Moon alias Demi-Lune est haut comme trois pommes. A douze ans, il vient d'obtenir un diplôme de détective privé sur Internet en se faisant passer pour son père. Après avoir mené ses premières petites enquêtes dans la cour de l'école, le voilà confronté à sa première vraie affaire : April, dix ans, lui demande de retrouver une mèche de cheveux de sa chanteuse préférée qui lui a été volée. Rapidement, Demi-Lune découvre d'autres vols. Agressé, il se retrouve à l'hôpital et s'allie avec son ancien ennemi, Red Sharkey. Ensemble, et après une foule de péripéties, ils découvrent les deux vrais coupables : April, qui derrière ses airs de petite fille aimant le rose, est une harpie féministe et arrogante, déterminée à éliminer les hommes, et le père de May, sa cousine, qui s'est arrangé pour éliminer du concours de jeunes talents de l'école tous ceux qui risquaient de l'empêcher de gagner.
L'auteur
Eoin Colfer est né en 1965 à Wexford, en Irlande. D'abord enseignant, comme l'étaient ses parents, il se consacre désormais à plein temps à l'écriture depuis le succès phénoménal des aventures de son jeune héros, Artémis Fowl. Grand voyageur, il a travaillé en Arabie Saoudite, en Tunisie et en Italie avant de revenir en Irlande. Il vit avec sa femme et ses deux fils dans sa ville natale. Amoureux de la France, il possède également une maison près de Nice.
RÈGLE NUMÉRO UN D'UNE ENQUÊTE
Mon nom, c'est Moon. Fletcher Moon. Autrement dit, Fletcher Lune. Je suis détective privé. Au cours des douze ans que j'ai déjà passés sur cette toupie en mouvement qu'on appelle la Terre, j'ai vu un tas de choses que les gens normaux ne voient jamais. J'ai vu des lunch box dépouillées de tout sauf de leurs fruits. J'ai vu des mafias de faux devoirs opérer dans cinq comtés et des tonnes et des tonnes de friandises piquées à des bébés.
Je croyais avoir tout vu. J'avais tant de fois cherché dans le caniveau des fraises Tagada égarées que je croyais que plus rien ne pourrait m'étonner. Après tout, quand on a vécu le nez collé à la face cachée de la cour de récréation, la vie ne vous réserve plus beaucoup de surprises.
Du moins, c'est ce que je pensais. J'avais tout faux.
Il y a un mois de ça, une affaire s'est présentée à l'improviste. Affaire qui m'a fait envisager de quitter pour de bon le métier de détective. Je venais d'avoir douze ans et comptais déjà à mon actif une dizaine d'enquêtes couronnées de succès. Ma petite entreprise marchait bien mais j'étais prêt à résoudre des délits avec un grand D. Finis les trucs de gosse. Je voulais de vraies affaires, de celles qui rapportent gros et pas simplement ce que mon gamin de client avait en poche à ce moment-là.
Tout est allé de travers du jour où j'ai décidé de ne pas respecter la règle numéro un de toute enquête, selon Bob Bernstein : «Être invisible. Assembler les pièces du puzzle sans jamais en devenir une soi-même.»
Hérode Sharkey m'a fait oublier cette règle.
Comme tous ceux de mon bord le savent, Bob Bernstein est cet agent légendaire du FBI qui, devenu privé, a fondé la Bernstein Academy à Washington pour former dans les règles de l'art tout aspirant détective. C'est aussi l'auteur du manuel Bernstein, que tout étudiant connaît par coeur s'il veut avoir l'espoir d'être un jour diplômé. Je connaissais ledit manuel recto verso. Et j'avais obtenu mon diplôme bon premier de mon cours en ligne même si, pour ça, j'avais dû utiliser le certificat de naissance de mon père. Heureusement, nos nom et prénom sont les mêmes.
27 septembre. Cette journée est aussi nette pour moi qu'une photographie haute définition. C'était la fin du premier mois d'école après les grandes vacances. L'été, ignorant malheureusement qu'il était fini, déversait son soleil à flots. La chaleur, qui montait du bitume de la cour de récré, enveloppait de ses vagues les élèves des petites et grandes classes de l'école Saint-Jérôme.
Je suis arrivé devant l'entrée à peu près à la même heure que d'habitude. À neuf heures moins dix. Où que j'aille, j'aime bien avoir dix minutes d'avance. Ça me donne le temps de prendre la température. Un détective privé doit garder le contact avec son environnement. On lit dans le manuel Bernstein : «Un détective ne sait jamais d'où lui tombera sa prochaine affaire.» Pour autant qu'il le sache, ça pourrait être une énigme déjà résolue s'il a ouvert l'oeil, et le bon. Alors moi, je garde les miens écarquillés. Je peux vous dire quels élèves ont les doigts badigeonnés d'acide contre les verrues. Je sais qui fait circuler des petits mots cucul la praline dans la cour des grands et même quels professeurs font un crochet chez Burger Mac en venant à l'école.
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