Passion du livre - tout sur le livre : Cendrillon

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Cendrillon

Couverture du livre Cendrillon

Auteur : Eric Reinhardt

Date de saisie : 31/10/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 24.00 € / 157.43 F

ISBN : 978-2-234-05814-9

GENCOD : 9782234058149

Sorti le : 22/08/2007


  • La présentation de l'éditeur

C'est un livre d'amour. C'est un livre d'amour dédié à une saison, l'automne. C'est un livre d'amour et de guerre sur la mondialisation, les dérives du capitalisme moderne.
Laurent Dahl prend la fuite, abandonnant femme, enfants, appartement londonien et domestiques. Son ascension fulgurante dans une société d'investissements vient de s'achever en faillite.
Patrick Neftel roule à vive allure vers un studio de télévision, des armes cachées dans le coffre de sa voiture, pour accomplir le geste radical et désespéré qui lui donnera enfin le sentiment d'exister.
Thierry Trockel conduit son épouse vers un manoir isolé aux environs de Munich. Ils doivent y retrouver un couple rencontré sur Internet.
À travers ces trois personnages issus d'une classe moyenne toujours malmenée par l'auteur du Moral des ménages, c'est la société dans toute sa rudesse qui se révèle : traders bourrés de cocaïne, laissés pour compte de la promotion sociale, parents soumis et humiliés, adolescents rageurs, jeunes gens avides et ambitieux, arrogance et dégradation des people, mépris des intellectuels de gauche pour les déclassés.
Cendrillon est le roman que l'on attendait sur notre monde, un monde qui agonise et ressuscite d'un marché financier à l'autre : documenté, précis, captivant. On se passionne pour les paris périlleux des spéculateurs qui jouent avec l'argent des autres, au risque de tout perdre.

Eric Reinhardt, né en 1965, est l'auteur de Demi-sommeil (Actes Sud, 1998), du Moral des ménages (Stock, 2002) et de Existence (Stock, 2004).



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  • La revue de presse Yves Simon - Le Nouvel Observateur du 1er novembre 2007

L'art du roman moderne ne réside pas essentiellement dans sa dramaturgie ou son mode narratif : tout est affaire de style et d'architecture. Pour le dernier opus d'Eric Reinhardt, «Cendrillon», le contrat est largement rempli côté stylistique et mise en forme du romanesque, c'est brillantissime de trouvailles, de mots mirifiques et magnifiques...
C'est un immense livre de la rentrée, un vade-mecum pour amateur distingué du XXIe siècle, ne sachant plus où se trouvent les valeurs que de vieux livres d'histoire et de maintien du siècle précédent ont cru lui apprendre.


  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 13 septembre 2007

Il s'appelle Eric Reinhardt, il a 42 ans, et il vient d'inventer, avec «Cendrillon», la première autofiction fantasmée...
Doué comme c'est pas permis, Reinhardt est aussi à l'aise dans le conte de fées que dans le pamphlet, la farce, la confession, la déclaration d'amour, l'analyse politique, l'économie de marché, l'érotisme, la poésie, le réalisme ou le lyrisme. Il ne craint en outre ni le narcissisme ni le masochisme. Passionnant, parfois énervant, souvent désopilant, son maxiroman imperator est finalement très émouvant. Il faut imaginer en effet l'ambition de Houellebecq, autre chroniqueur des classes moyennes et contempteur de la globalisation; mais avec; en plus; la tendresse folle d'un Henri Calet qui se serait attablé au café Le Nemours, place Colette; une Pléiade chiffonnée de Mallarmé sous le coude, pour observer, en septembre, d'un oeil fraternel, les hommes qui souffrent et les femmes qui rayonnent. Un écrivain qui rêva, adolescent, de créer un mouvement littéraire appelé «le sensationnisme», qui dit «Cendrillon, c'est moi», et de sa belle qu'elle est «le prince», qui compare l'automne à une salle de bal et croit encore, pour venger les humiliés, au pouvoir de la littérature, cet écrivain-là mérite d'être aimé de ses lecteurs.


  • La revue de presse Baptiste Liger - L'Express du 6 septembre 2007

Dans un brillant chassé-croisé, Eric Reinhardt met en scène ceux qu'il aurait pu être. Et trouve sa formule magique...
Au-delà de ces histoires individuelles savamment croisées, Cendrillon est hanté par la présence récurrente de monuments de la littérature (Mallarmé, Boulgakov, Breton...) ou du cinéma (Le Trou, de Jacques Becker, Brigadoon, avec les jambes sublimes de Cyd Charisse). Surtout, le récit est rythmé par des digressions inattendues : sur la beauté des femmes rousses, le Palais-Royal, l'automne, une discussion avec Louis Schweitzer...


  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 6 septembre 2007

S'il n'avait pas rencontré la femme de sa vie, Eric Reinhardt aurait-il pu devenir un trader ou un terroriste ? Réponse dans un époustouflant roman-gigogne...
Doué comme c'est pas permis; Reinhardt est aussi à l'aise dans le conte de fées que dans le pamphlet; la farce; la confession; la déclaration d'amour; l'analyse politique; l'économie de marché; l'érotisme, la poésie; le réalisme ou le lyrisme. Il ne craint en outre ni le narcissisme ni le masochisme. Passionnant; parfois énervant; souvent désopilant; son maxiroman imperator est finalement très émouvant. Il faut imaginer en effet l'ambition de Houellebecq; autre chroniqueur des classes moyennes et contempteur de la globalisation; mais avec; en plus; la tendresse folle d'un Henri Calet qui se serait attablé au café Le Nemours, place Colette; une Pléiade chiffonnée de Mallarmé sous le coude; pour observer, en septembre, d'un oeil fraternel, les hommes qui souffrent et les femmes qui rayonnent.
Un écrivain qui rêva, adolescent, de créer un mouvement littéraire appelé «le sensationnisme», qui dit «Cendrillon, c'est moi», et de sa belle qu'elle est «le prince», qui compare l'automne à une salle de bal et croit encore, pour venger les humiliés, au pouvoir de la littérature, cet écrivain-là mérite d'être aimé de ses lecteurs.


  • La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 31 aout 2007

Roman global, roman d'amour, conte social et politique satirique contenant un puissant antidote poétique contre la violence et l'obscénité de notre époque, Cendrillon est aussi une formidable odyssée mentale dans l'univers d'un homme et d'un écrivain qui s'interroge sur ce qu'il serait devenu s'il n'avait rencontré Margot, sa femme reine, à laquelle il rend un vibrant hommage...
Mais où trouver cette place sans trahir rêves et idéaux de jeunesse ? Surtout, où quérir le bonheur dans une société où l'émotion a pris le pas sur la sensation ? En aimant, en vivant, en éprouvant la poésie de chaque instant, proclame avec force et ferveur Eric Reinhardt, dans ce roman envoûtant où le réalisme le plus dur le dispute à l'enchantement le plus pur.


  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 29 aout 2007

Ce livre est un combat. Un mille-feuille. Un concentré d'énergie. Une tentative d'embrasser le monde tel qu'il va. Un auto portrait désarmant. Un remake labyrinthique du Moral des ménages, publié en 2002. Le lecteur est à la fête, passe de l'effroi à l'éclat de rire, se perd, court derrière le récit, bluffé par son architecture, bousculé par les changements de rythme et de ton...
On mesure l'ambition de ce texte qui cultive une philosophie de l'instant, une culture «épiphanique», privilégiant sensation et enchantement pour «établir avec la réalité une relation qui ne soit plus seulement de crainte et de défiance, mais de tendresse, de proximité, de complicité». L'écriture apparaît alors comme le moyen d'y parvenir. L'urgence qui tend ce livre foisonnant est une énergie vitale.


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