Auteur : Marie-Laure Lesage
Illustrateur : Photographies de Greg Soussan
Date de saisie : 10/09/2007
Genre : Photos
Editeur : Alternatives, Paris, France
Prix : 25.00 € / 163.99 F
ISBN : 978-2-86227-530-7
GENCOD : 9782862275307
Sorti le : 06/09/2007
Photographe portraitiste, Greg Soussan a souhaité prendre le contre-pied de ce qu'il fait habituellement : photographier un visage parce qu'il est célèbre.
Sous la forme d'une performance intrigante et humoristique, il porte un regard volontairement décalé sur les véritables acteurs de la vie de tous les jours : les anonymes. Surpris dans leurs activités, ils ont spontanément accepté de dissimuler leur visage sous un masque blanc.
Les scènes photographiées, pour la plupart sur le vif, montrent un reflet de la société en proposant un étonnant voyage dans un monde parallèle.
Photographe portraitiste, GREG SOUSSAN réalise depuis de nombreuses années des reportages, affiches et publicités. Il a eu l'occasion de travailler avec Pénélope Cruz, John Galliano, Mikaël Gorbatchev, Zinédine Zidane, Michel PolnarefTet de nombreuses autres personnalités.
En 2000, son sujet Le Musée du siècle, réalisé en collaboration avec Caroline Carol, s'est vendu dans plus de 20 pays et a été publié dans les magazines les plus prestigieux. Il est aussi coauteur du livre Urban Jungle paru aux éditions La Martinière et Ils ont fait les Bleus paru en 2002 aux éditions Illimité.
Directrice de projet, Marie-Laure LESAGE a participé au cours des quinze dernières années à l'écriture de nombreux ouvrages, guides de jardinage, carnets de voyage et recueils de poèmes.
Extrait de la préface :
David Rosenberg, entretien avec Greg Soussan.
David Rosenberg : Pourquoi ce livre ? Greg Soussan : Je travaille pour la presse «people». J'aime ce rythme effréné et j'avais vraiment envie d'une récréation, d'un espace de liberté. Je voulais faire des photos sans souci d'esthétisme, sans contraintes exceptées celles que je me donnerais moi-même. Ce livre, c'est du freestyle ! C'est aussi une manière de prendre le contre-pied de ce que je fais habituellement : photographier quelqu'un parce que son visage est célèbre.
D. R. : Comment ce travail a-t-il débuté ?
G. S. : Je voulais faire quelque chose de différent sans savoir quoi exactement. Je voulais me mesurer à un autre aspect de mon métier; réfléchir à un projet conceptuel. J'avais deux idées en tête, l'une nécessitait un budget trop important, l'autre était complètement irréalisable... Et puis un jour, j'ai pensé : «Pourquoi ne pas donner le même visage à tout le monde ? Pourquoi ne pas utiliser un masque ?» Mais, je tiens à préciser que je ne souhaitais alors ni souligner le fait que nous portons des masques en permanence - ce que nous savons tous très bien ! -, ni insister sur la dimension symbolique de cet objet. Intuitivement, j'étais attiré par son impact visuel et esthétique. En fait, dès que l'on met un masque, il se passe quelque chose : on crée dans un univers décalé, un monde d'anonymat. Masquer un visage provoque un impact qui «débanalise» chaque situation. Tout devient insolite, mystérieux, cela attire l'oeil sur ce qu'on ne regarderait pas forcément. Au final, il s'agit d'un portrait de société à travers un regard farfelu...
D. R. : Presque une forme de reportage...
G. S. : Oui, c'est effectivement une sorte de reportage. Derrière ce travail, il y a un raisonnement journalistique. J'ai choisi «un sujet» qu'il a fallu construire et élaborer, avant d'aller sur le terrain. Le travail en amont a consisté à établir une liste de thèmes ou de situations : sport, religion, sexe, vie quotidienne etc. J'avais établi une sorte de chemin de fer qui devait aussi laisser une place au hasard. Tout se jouait au moment de la rencontre. L'anonyme devenait l'acteur de sa propre vie. D'ailleurs, je ne souhaitais pas simplement faire de «belles images», mais plutôt réaliser des «micro-performances» dans la rue ou ailleurs. Dans ce cas précis, j'ai essayé d'inventer une nouvelle forme de travail à la lisière de l'art et du journalisme : le reportage-performance...
D. R. : As-tu travaillé seul sur ce projet ?
G. S. : Seul, je n'aurais rien pu faire. Avec le recul, je vois ce travail comme une collaboration avec toutes les personnes rencontrées. C'est véritablement un travail d'équipe. J'ai aussi eu la chance de collaborer avec Marie-Laure Lesage qui vient d'un univers littéraire. Elle a participé à toutes les phases de la réalisation du projet, de sa conception à la mise en forme du livre en passant par les séances de prises de vues.
D. R. : As-tu travaillé seul sur ce projet ?
G. S. : Seul, je n'aurais rien pu faire. Avec le recul, je vois ce travail comme une collaboration avec toutes les personnes rencontrées. C'est véritablement un travail d'équipe. J'ai aussi eu la chance de collaborer avec Marie-Laure Lesage qui vient d'un univers littéraire. Elle a participé à toutes les phases de la réalisation du projet, de sa conception à la mise en forme du livre en passant par les séances de prises de vues.
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