Auteur : Jean Huon
Date de saisie : 21/08/2007
Genre : Sciences et Technologies
Editeur : Crépin-Leblond, Chaumont, France
Prix : 7.50 € / 49.20 F
ISBN : 978-2-7030-0307-6
GENCOD : 9782703003076
Sorti le : 09/07/2007
Conséquence des provocations allemandes dans la politique européenne, la France déclare la guerre à l'Allemagne en août 1870. Rapidement, les troupes de la coalition germanique prennent l'offensive, elles occupent le nord-est du pays, assiègent Sedan et Metz. L'Armée impériale est défaite, assiégée, capturée. Napoléon III est fait prisonnier.
Petit à petit, les Allemands et leurs alliés progressent jusqu'à la Loire, ils assiègent Paris et poursuivent leur progression jusqu'en Bretagne et en Normandie.
Au fur et à mesure que leurs lignes s'allongent, l'occupation du pays devient difficile, les troupes sont harcelées par les francs-tireurs, le ravitaillement et les communications deviennent incertaines, et si le conflit avait duré quelques semaines de plus, on se serait vraisemblablement orienté vers un armistice dont les conséquences auraient été moins dramatiques pour les Français.
Le grand vainqueur du conflit est le chancelier Bismarck qui a réussi à créer l'unité allemande en fédérant les États germaniques, mais il s'agit en réalité d'un empire soumis à la botte de l'hégémonie prussienne et de son armée.
DANS LA MÊME COLLECTION :
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LES ARMES ALLEMANDES EN 1914-1918
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LES ARMES SOVIÉTIQUES EN 1941-1945
LES ARMES JAPONAISES EN 1941-1945
LES ARMES FRANÇAISES EN 1870-1871
LES ARMES AMÉRICAINES AU VIÊT-NAM
Jean HUON, expert en armes, munitions, balistique agréé par la Cour de Cassation.
Plus de trente années d'expérience consacrées à la recherche sur l'armement et l'histoire militaire.
Il a rédigé plus de 2000 articles publiés dans les revues européennes et américaines les plus prestigieuses.
Il est aussi l'auteur d'une trentaine d'ouvrages techniques et historiques publiés en France, aux Etats-Unis et au Canada. Il habite la région des Yvelines.
Extrait de la préface :
Bismarck, président du Conseil et chancelier de l'Allemagne du Nord, mène une politique ambitieuse, servie par une armée puissante réorganisée par von Moltke, son chef d'état-major et von Roon, ministre de la Guerre. C'est cette armée qui sort victorieuse de conflits avec le Danemark en 1864 et avec l'Autriche en 1866.
Après une crise internationale d'une quinzaine de jours, la France déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870.
La Prusse obtient le soutien des quatre États allemands du Sud, le duché de Bade, la Bavière, la Hesse et le Wurtemberg.
La mobilisation prussienne s'effectue rapidement et méthodiquement, selon des plans prévus à l'avance. On rappelle d'abord les permissionnaires (les 19 et 20 juillet), les réservistes instruits (le 21 et le 22), les autres réservistes (le 23). Les hommes sont convoqués dans les casernes de leurs unités où ils sont habillés, armés et équipés ; l'exercice commence le lendemain de leur incorporation. Le 25 juillet, la mobilisation est achevée pour l'infanterie et le 30 pour les autres armes. Avec un léger décalage, on mobilise quatre classes d'âges qui constituent des troupes de réserve ; ainsi que la Landwehr, ou armée territoriale.
Les États allemands alignent 462 000 fantassins, 56 000 cavaliers, 80 000 chevaux et 1 584 pièces d'artillerie.
La seconde phase est la formation et la concentration des armées sur le Rhin, amenées à pied d'oeuvre par trains entiers suivant un plan établi à l'avance. Après quelques escarmouches le 1er et le 2 août, les hostilités débutent le 4 a Wissembourg. Les Prussiens sont entrés en France et ils bousculent leurs adversaires. C'est le début d'une longue suite de batailles, d'offensives, de sièges, qui vont anéantir les armées françaises du Nord-Est.
Sedan tombe le 1er septembre, l'empereur est fait prisonnier, la République est proclamée le 4 septembre à Paris.
La coalition germanique poursuit son avance, plusieurs places fortes (Metz, Belfort) sont assiégées, bientôt c'est le tour de Paris. Bismarck s'installe à Versailles et c'est là, fort de sa victoire, qu'il réussit à imposer son projet d'Empire allemand. Après plusieurs semaines de tractations entre la Confédération de l'Allemagne du Nord et les États du Sud, le Deutsche Reich est proclamé le 20 décembre 1870. C'est un État fédératif constitutionnel composé de vingt-six länder ayant chacun leur souverain propre et leur parlement, mais placés sous l'autorité supérieure de l'empereur.
Du même coup, le chancelier crée l'unité de l'Armée allemande mise au service du militarisme prussien.
Les opérations militaires se poursuivent, les Allemands occupent une grande partie du territoire national. Malgré plusieurs offensives (Chanzy, Boubaki) restées infructueuses, les Français sont contraints de demander l'armistice le 28 janvier 1871. Le traité de paix est signé le 10 mai à Francfort avec les conséquences que l'on sait : la perte du Bas-Rhin, du Haut-Rhin (sauf Belfort), de la Moselle et deux cantons des Vosges. Il faut y ajouter une dette de cinq milliards de francs et l'occupation de plusieurs départements français de Nord-Est, jusqu'au complet paiement de cette dette.
En février 1871, l'Allemagne avait 1 315 000 hommes sous les drapeaux. Plus de 1 100 000 hommes ont été engagés sur le territoire français, les pertes sont de 128 000 morts. Les Français ont mis sur pied plus de 1 900 000 hommes. On devait déplorer 120 000 morts et 143 000 blessés ; auxquels il faut ajouter 380 000 prisonniers et 90 000 internés en Suisse, 19 000 d'entre eux mourront en captivité.
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