Auteur : Jean Huon
Date de saisie : 21/08/2007
Genre : Sciences et Technologies
Editeur : Crépin-Leblond, Chaumont, France
Prix : 7.50 € / 49.20 F
ISBN : 978-2-7030-0308-3
GENCOD : 9782703003083
Sorti le : 06/08/2007
Après le départ des Français de l'Indochine, le pays est divisé en deux États : le Nord Viêt-Nam communisme et le Sud Viêt-Nam démocratique. Les Américains ne tardent pas à envoyer quelques "conseillers militaires" au Sud Viêt-Nam.
Après la mort de John Kennedy, les processus s'accélèrent, sous la pression des industriels de l'armement, son successeur, Lindon Johnson, envoie maintenant des troupes d'intervention sur place. Puis, c'est le contingent qui est mobilisé pour aider les Sud-Vietnamiens à enrayer la progression des communistes du Nord, soutenus par les Soviétiques et les Chinois.
Malgré la mise en oeuvre de moyens considérables, la guérilla communiste maintient son emprise. Elle noyaute entièrement le Viêt-Nam du Sud, ainsi que les régions frontalières du Laos et du Cambodge.
Finalement, les États-Unis se désengagent petit à petit du conflit. Des négociations entre les belligérants s'engagent à Paris, le 27 janvier 1973, un accord de paix est conclu. Le 28 mars, les derniers Américains quittent le Viêt-Nam.
Mais le cessez-le-feu est rapidement rompu, l'armée nord-vietnamienne reprend l'offensive et entre dans Saigon le 30 avril 1975.
DANS LA MÊME COLLECTION :
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LES ARMES JAPONAISES EN 1941-1945
LES ARMES FRANÇAISES EN 1870-1871
LES ARMES ALLEMANDES EN 1870-1871
Jean HUON, expert en armes, munitions, balistique agréé par la Cour de Cassation.
Plus de trente années d'expérience consacrées à la recherche sur l'armement et l'histoire militaire.
Il a rédigé plus de 2000 articles publiés dans les revues européennes et américaines les plus prestigieuses.
Il est aussi l'auteur d'une trentaine d'ouvrages techniques et historiques publiés en France, aux Etats-Unis et au Canada. Il habite la région des Yvelines.
Extrait de la préface :
Après avoir provoqué un conflit entre la Thaïlande et les Forces françaises en Indochine, le Japon se présente en médiateur et, profitant de la faiblesse du gouvernement de Vichy, il s'implante dans la péninsule indochinoise dès 1940. Petit à petit, il étend son emprise sur tout le pays. Dans le même temps, les indépendantistes indochinois sous les ordres d'Ho-Chi-Minh s'imposent par le terrorisme en vue de l'indépendance du pays. Sous prétexte de leur lutte contre les Japonais, ils sont instruits et armés dans un premier temps par les Américains.
En 1945, après la capitulation japonaise, la péninsule est occupée au sud par les Britanniques et au nord par les Chinois. Les Français se réimplantent dans le pays, mais ils doivent lutter contre la guérilla communiste qui réclame l'indépendance. Pendant huit ans, le corps expéditionnaire français se bat contre le Viêt-minh. Malgré l'aide matérielle américaine qui se met en place à partir de 1950, les Français ne peuvent se maintenir et ils reçoivent le coup de grâce à Diên Bien Phu en mai 1954. Desservis en métropole par une opinion publique indifférente au conflit, des hommes politiques corrompus et des syndicats qui fraternisent avec l'ennemi, les militaires sont lâchés par le pays.
Les accords de Genève, en juillet 1954, consacrent l'indépendance de l'Indochine, avec le Laos, le Cambodge et la partition du Viêt-Nam en deux États : la République populaire du Viêt-Nam au nord du 17e parallèle et un régime démocratique au sud. Dès le départ des Français, les Américains soutiennent le régime en place. Ils envoient des conseillers militaires et instruisent l'Armée sud-vietnamienne.
À partir de 1959, la guérilla communiste s'implante au sud et mène une lutte subversive contre le régime.
Les militaires américains, qui ne connaissent rien à la guerre subversive, font appel à des instructeurs français spécialistes du renseignement.
Les conseillers militaires américains sont 400 en 1961. Puis, on envoie des troupes d'élite (Bérets Verts) pour mener des opérations de contre-guérilla. Les effectifs américains ne cessent d'augmenter : 9 000 en 1962,16 000 l'année suivante. Petit à petit, le pays, qui connaît une grande instabilité politique, s'installe dans la guerre.
Après la mort de John Kennedy, son successeur ne se contente plus d'envoyer des conseillers militaires et mais déclenche de véritables opérations à partir d'août 1964. La guerre prend un nouveau tournant l'année suivante avec le débarquement de 3 500 Marines à Da-Nang, des opérations aériennes et navales.
Le corps expéditionnaire américain passe à 185 000 hommes en 1965, puis à 485 000 hommes en décembre 1966, pour atteindre un maximum de 580 000 hommes en décembre 1968. Ceux-ci viennent soutenir l'Armée vietnamienne forte de plus d'un million d'hommes.
Ils sont aussi appuyés par des troupes australiennes, néo-zélandaises, philippines, sud-coréennes et thaïlandaises.
L'Armée américaine de métier ne suffit pas, il faut faire appel à la conscription, ce qui rend la guerre impopulaire aux États-Unis. Les organisations pacifistes et certains anciens combattants mènent une campagne pour le désengagement américain au Viêt-Nam. Sur le terrain, malgré la puissance militaire de l'Armée de États-Unis et les moyens considérables mis en oeuvre (utilisation systématique des hélicoptères, bombardements massifs, défoliants, déplacements de population), les Américains n'obtiennent pas de succès décisif. La guérilla communiste maintient son emprise. Malgré une apparence rustique, elle est parfaitement organisée et disciplinée. Elle noyaute entièrement le Viêt-Nam du Sud, ainsi que les régions frontalières du Laos et du Cambodge.
Le 31 janvier 1968, le général Giap déclenche une offensive générale. Après l'arrivée au pouvoir de Richard Nixon aux États-Unis, le pays se désengage petit à petit du conflit. Des négociations entre les belligérants s'engagent à Paris en 1969, mais bien que les Américains retirent une partie de leurs troupes, le conflit s'étend au Cambodge, puis au Laos.
Les Nord-Vietnamiens lancent une grande offensive sur Saigon. Le 27 janvier 1973, un accord de paix est conclu. Le 28 mars les derniers Américains quittent le Viêt-Nam.
Mais le cessez-le-feu est rapidement rompu, l'armée nord-vietnamienne reprend l'offensive et entre dans Saigon le 30 avril 1975, quelques jours après la victoire des Khmers rouges au Cambodge.
Après trente années de guerre, le Viêt-Nam réunifié déplore deux millions de morts. Les Américains comptabilisent 58 000 tués et 500 000 blessés.
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