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Le fusil-mitrailleur modèle 1924 M 29

Couverture du livre Le fusil-mitrailleur modèle 1924 M 29

Auteur : Gaëtan Brunel | Jean Huon

Date de saisie : 21/08/2007

Genre : Histoire

Editeur : Crépin-Leblond, Chaumont, France

Prix : 35.00 € / 229.58 F

ISBN : 9782703003069

GENCOD : 9782703003069

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Le fusil-mitrailleur Modèle 1924 M 29 est probablement l'arme de petit calibre qui est restée le plus longtemps en service dans l'Armée française.
Adopté en décembre 1924, il est utilisé pour la première fois au Maroc en mai 1926 et reste en service dans la gendarmerie jusqu'en 2004.
Né au lendemain de la Première Guerre mondiale, pour remplacer le Chauchat, dont le fonctionnement laissait à désirer, le F.-M. Modèle 1924 a été le premier projet de modernisation réalisé dans les années 1920, à une époque où l'on craignait qu'un nouveau conflit n'éclate en Europe.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est employé sur tous les fronts en France, en Afrique, en Italie, puis en Allemagne. Le F.-M. Modèle 1924 M 29 est ensuite utilisé en Indochine, à Suez et en Algérie.

JEAN HUON, expert en armes, munitions, balistique agréé par la Cour de Cassation.
Plus de trente années d'expérience consacrées à la recherche sur l'armement et l'histoire militaire.

Gaétan BRUNEL, armurier diplômé de l'École de Liège. Son mémoire de fin d'études portait sur le fusil-mitrailleur Modèle 1924 M 29.
Assistant de Jean-Claude DEY, expert en armes anciennes et souvenirs historiques, pendant quinze ans. Depuis 2006, expert en armes anciennes et souvenirs historiques près les commissaires-priseurs. Auteur d'articles sur les équipements militaires.





  • Les premières lignes

LE FUSIL-MITRAILLEUR B 1 de l'E.N.T.

Entre 1894 et 1913, plus de vingt prototypes de fusils semi-automatiques sont développés en France par les différents centres de recherches existant à l'époque : Ateliers de Puteaux, Section Technique de l'Artillerie et l'École Normale de Tir. En 1896, le contrôleur d'armes Rossignol développe un fusil à répétition manuelle comportant une culasse mobile à mouvement rectiligne et un dispositif de verrouillage par taquets latéraux escamo­tables. Il s'agissait là d'une première approche avant la mise au point d'un mécanisme de répétition automatique. Contrairement à d'autres dispositifs fonctionnant par emprunt des gaz avec un piston, Rossignol utilise l'action directe de la veine gazeuse sur le mécanisme au moyen d'un tube adducteur placé latéralement à droite du canon. Ce principe fut repris plus tard sur les prototypes français réalisés dès 1922 et ayant débouché sur les MAS 44, MAS 49 et MAS 49-56 ; sur l'AG m/42 en Suède ainsi que sur le M 16 américain. En 1900, l'E.N.T. réalise un fusil semi-automatique et un fusil-mitrailleur. Dési­gnées B 1, les deux armes possèdent une boîte de culasse de section carrée. Il existe aussi un fusil B 2, qui est une variante du modèle précédent, lui aussi en 6 mm. Son garde-main est plus étoffé, une épée-baïonnette à lame en T et poignée tubulaire est portée en permanence sur l'arme.
Le contrôleur d'armes Rossignol et l'E.N.T. peuvent ainsi s'enorgueillir d'être à l'origine du premier système d'armes jamais réalisé.
Le F.-M. E.N.T. était munie d'une épaulière, d'un garde-main avec des ouïes de ventilation et d'un bipied pliant qui vient s'encastrer sous le fût. La hausse à tambour est graduée de 200 à 2 000 m. Il comporte un dispositif de mise à feu avec deux détentes, une pour le tir coup par coup, l'autre pour le tir en rafale. Il est alimenté par un boîtier-chargeur vertical à introduction inférieure. Il existe deux versions du F.-M. B 1 :
° une avec un seul tube adducteur,
° l'autre avec deux tubes symétriques, situés de part et d'autre du mécanisme.

Caractéristiques F.-M. Rossignol B 1

Calibre : 6 mm
Munition : 6 x 60
Longueur totale : 1,310 m
Longueur du canon : 0,740 m
Poids : 8,850 kg

LE FUSIL-MITRAILLEUR CHAUCHAT-SUTTER

À l'Atelier de Puteaux, on réalise plusieurs prototypes d'armes automatiques dus à Jacques Louis Henri Chauchat (1863-1917), ingénieur d'armement, polytechnicien, et à Charles Sutter, officier d'administration, contrôleur d'armes. Ils réalisent plusieurs fusils semi-automatiques désignés C 1 à C 7. Tous fonctionnent par long recul du canon et tirent des cartouches à gorge dans les calibres 6,5 et 7 mm 2. On doit aussi à ces deux hommes plusieurs fusils-mitrailleurs entre 1903 et 1908, sur lesquels on ne possède pas d'informations. En 1911, ils proposent un fusil-mitrailleur C 7 (ne pas confondre avec le fusil) fonctionnant lui aussi par long recul du canon et tirant la cartouche 8 mm Lebel. Larme possède une crosse en aluminium, un manchon perforé autour du canon et elle est alimentée par un chargeur cintré placé sur le dessus.

Après deux campagnes d'essais en novembre 1911 et avril 1912, ce modèle va révéler quelques imperfections auxquelles il a été possible de remédier. De nouveaux prototypes ont été réalisés à la Manufacture Nationale d'Armes de Saint-Étienne et mis à l'essai en février 1913 où ils se révélèrent suffisamment performants (des séries de 2 500 cartouches tirées sans incident) pour qu'on envisage leur utilisation comme armes de forteresse ou d'aviation. Il n'était pas question alors de les employer comme armes d'infanterie.


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