Passion du livre - tout sur le livre : Le Robert encyclopédique des noms propres : dictionnaire illustré

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Le Robert encyclopédique des noms propres : dictionnaire illustré

Couverture du livre Le Robert encyclopédique des noms propres : dictionnaire illustré

Auteur : Alain Rey

Date de saisie : 18/07/2007

Genre : Dictionnaires, encyclopédies

Editeur : Le Robert, Paris, France

Prix : 59.00 € / 387.01 F

ISBN : 978-2-84902-228-3

GENCOD : 9782849022283

Sorti le : 13/06/2007


  • La présentation de l'éditeur

Tous les domaines du savoir et de la culture de la préhistoire à aujourd'hui

° histoire et politique
° géographie
° économie
° arts et spectacles
° littérature et philosophie
° mythologie
° religion
° sciences et techniques
° sport

Le monde et son évolution décrits et racontés au travers de

° 40 000 noms propres : lieux, personnes, événements, organismes, institutions, oeuvres
° 2 000 photographies et reproductions : portraits, paysages, monuments, oeuvres d'art
° 10 000 étymologies : l'origine et la signification de noms de personnes et de noms de lieux
° 350 articles de synthèse : les mouvements artistiques, religieux, politiques...
° 240 cartes : planisphères, cartes géographiques et politiques, cartes historiques
° 140 tableaux : données économiques des principaux pays, dynasties, organisations internationales...
° 200 pages de chronologie : la confrontation des activités humaines dans le monde entier de la préhistoire à 2006

Une présentation claire en couleur

Un vaste réseau de liens pour naviguer d'un article à un autre, du connu vers l'inconnu

EN UN SEUL VOLUME, LES CONTENUS D'UNE GRANDE ENCYCLOPÉDIE



logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com



  • Le message de l'auteur

Laurence Laporte - 19/07/2007



  • Les premières lignes

Extrait de la préface d'Alain Rey :

I. LES NOMS PROPRES DANS LA LANGUE ET DANS LA CULTURE

Le dictionnaire, ouvrage dont l'utilité se fait sentir avec la masse sans cesse croissante des connaissances à maîtriser, est un type de livre familier, à propos duquel on s'interroge peu. Pourtant, sa nature est ambiguë, puisqu'il répartit, généralement selon un ordre conventionnel et commode, à la fois des informations sur le monde et des données sur les signes du langage, indispensables à l'expression, et à la formation même de la pensée. Le mélange de ces deux types d'informations, encyclopédiques et linguistiques, était de règle en Europe occidentale depuis le xvme siècle. Mais les inconvénients de ce système sont évidents. Si l'on ne peut parler utilement des choses et exprimer une culture qu'en maîtrisant les mots, ce sont les mots qu'il faut d'abord décrire, avec le plus de précision possible. Ce qui conduit à redéfinir dans sa spécificité le dictionnaire de langue. Depuis la parution du Petit Robert, on peut dire que le dictionnaire de langue a pris pour la première fois sur le marché intellectuel français la place qui lui revenait, à titre de recueil indispensable à l'expression et à la maîtrise de la langue française sous une forme maniable et accessible. Un tel dictionnaire décrit, on le sait, les mots communs de la langue (noms, adjectifs, verbes, adverbes, mots («grammaticaux»), mais laisse de côté les noms propres, qui désignent des individus ou des réalités individuelles. Celles-ci ne sauraient être définies ; on peut seulement les décrire. En effet, elles ne correspondent pas à une idée générale, à un concept : Louis XIV désigne un homme et nul autre ; roi désigne non seulement tous les rois existants, passés et présents, mais tous les rois imaginables. Pourtant, la maîtrise de la langue exige aussi celle des noms propres, dont la description exhaustive, on s'en doute, serait une tâche interminable. Si le groupe social doit maîtriser un vaste vocabulaire pour manier les concepts élaborés par la culture, les noms propres, eux, sont impos­sibles à épuiser, car ils sont aussi nombreux que les phénomènes nommés du monde réel. Le besoin de nommer est fondamental : la nomination sépare, distingue, rend irremplaçable ; le sens du mot innommable en dit long sur l'importance d'avoir un nom. Mais, indépendamment de l'intérêt linguistique et sociologique des noms propres - qui peut justifier des études sur les prénoms, sur l'étymologie des noms de lieux et de personnes, sur la manière de désigner les êtres vivants -, un répertoire des noms propres les plus nécessaires repose sur la notion de notoriété.
Celle-ci est conférée par le groupe à certaines personnes, à certains lieux, à des institutions, à des oeuvres dont le nom devient dès lors mémorable et significatif. Cette notoriété, qui peut aller de la mode passagère à une célébrité mondiale et durable, n'est pas assimilable à un jugement de valeur positif. Un tel jugement, pour les êtres humains, suppose la connaissance approfondie du système dans lequel leur activité s'est exercée. Peu de mathématiciens ou de logiciens accèdent à une large notoriété, alors que leur pensée, manifestant les qualités les plus rares, est susceptible de modifier profondément les structures de la connaissance. Au contraire, la célébrité soudaine et immense d'un chanteur à succès, d'un homme politique scandaleux, d'une vedette de cinéma ou d'un sportif peut fort bien s'accommoder de jugements esthétiques ou éthiques contradictoires, instables, parfois même d'une sévérité explicite et partagée. À la limite, la notoriété d'un criminel s'as­sortit de valeurs négatives quasi unanimement évoquées, et cette célébrité par la réprobation peut atteindre des personnages d'une importance considérable. Or cette notoriété immédiate, aujourd'hui construite et transmise par les pouvoirs médiatiques, parasite tous les systèmes de valeur acceptables - du point de vue éthique et esthétique, notamment - au nom du quantitatif-roi (audience, publicité...). En outre, le caractère incertain et relatif du critère de notoriété - ce qui est notoire en France ne l'est pas forcément en Chine, ce qui l'est à un moment donné ne le sera peut-être pas plus tard - et le caractère subjectif du jugement d'importance rendent le choix toujours contes­table, autant qu'ils le rendent difficile.
Toute appréciation d'importance correspond à une subjectivité. Le fait que cette subjectivité soit collective et sans cesse remise en cause ne la rend pas inattaquable. Cependant, avant de comparer, éventuellement de critiquer, les importances relatives données aux articles du dictionnaire de noms propres, on n'oubliera pas de considérer, pour les grands créateurs, la somme des textes qui leur sont consacrés et de ceux qui décrivent leurs principales oeuvres. On peut noter aussi que, dans la sélection des entrées, les données objectives, telles que les critères institutionnels (académies, prix...), malgré leur commodité, ne peuvent jamais dominer le critère essentiel, encore que toujours discutable, qui est celui de l'utilité ou de la pertinence pour les lecteurs du dictionnaire.
Plus rassurante, la sélection des noms indiscutés de l'histoire et des cultures, qui reçoivent ici une place encore plus ample. Cependant, compte tenu du caractère universel de cet ouvrage et de ses dimensions, les articles Bach, Michel-Ange, Molière - pour s'en tenir à l'Occident - ont reçu une extension qui permettait d'aller bien au-delà du simple repérage, auquel le dictionnaire en un volume est trop souvent condamné : on entre là dans la monographie encyclopédique. Il en va de même pour ces concrétions d'histoire et de géographie que sont les noms des pays importants et des très grandes villes du monde.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli