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Nobles Guerriers. Volume 2, Jango

Couverture du livre Nobles Guerriers. Volume 2, Jango

Auteur : William Nicholson

Traducteur : Diane Ménard

Date de saisie : 12/09/2007

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France

Collection : Hors série littérature

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-07-057245-8

GENCOD : 9782070572458

Sorti le : 21/06/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Sur l'île d'Anacréa, Seeker, Étoile de l'Aube et Sauvage suivent leurs destins tourmentés, chacun à sa façon.
Seeker acquiert un pouvoir qui semble redoutable, mais pour quelle mission ?
Étoile de l'Aube affronte la trahison, Sauvage se rebelle. Tandis qu'un puissant chef de guerre rassemble ses forces pour détruire Anacréa, les trois amis sauront-ils faire face et sauver le dieu des Nomanas ?

Laissez-vous emporter dans l'incroyable aventure de ces héros magnifiques.
Un deuxième tome envoûtant et inoubliable.





  • Les premières lignes

Le savoir secret

Seeker prit la posture de combat connue sous le nom de Tranquille Alerte : les pieds légèrement écartés, à plat sur le sol, les bras le long du corps, la tête droite, bien équilibrée et immobile. Il détendit son regard, élargissant son champ de vision pour que ses yeux perçoivent le moindre mouvement. Il calma sa respiration jusqu'à ce que son souffle soit lent et régulier. Pendant un bref instant, il se concentra sur les sensations de ses pieds nus : la petite piqûre des gravillons sur les pavés usés, la surface glissante de la pierre mouillée.
Une pluie d'hiver glaciale tombait régulièrement du ciel gris. Elle imbibait ses cheveux, sa tunique, et formait des flaques entre les pierres disjointes de la cour.
Il entendit son professeur retenir sa respiration, et sut que celui-ci allait donner son premier commandement. Il expira longuement une seule fois et glissa dans la position dite du Marteau et du Clou. Deux doigts de sa main droite formaient le clou, ils vibraient, mais ne bougeaient pas le long de son flanc. La force concentrée de tout son être, que les professeurs appelaient la lir, formait le marteau. Il avait choisi son arme et la façon dont il allait porter son premier coup.
- Présentez vos respects !
La voix rocailleuse venait de son professeur de combat, un petit Noma d'âge moyen au visage endormi. Tous ses traits, ses sourcils, ses joues, les coins de sa bouche semblaient pencher vers le bas, et ses lourdes paupières étaient mi-closes. Cependant, comme Seeker le savait bien, il était loin d'être endormi.
Seeker s'inclina docilement, en baissant d'abord le buste, puis la tête : c'est ainsi que l'on présentait ses respects. Il se redressa et, à ce moment-là seulement, s'autorisa à regarder son adversaire. Celui-ci se tenait à un pas de lui, dans la cour pluvieuse, à l'ombre du grand dôme du Nome.
C'était Sauvage : son ami, et novice comme lui, le seul de leur groupe de huit qu'il n'eût pas encore vaincu. Au cours de ses neuf mois d'entraînement, bien que Seeker eût senti son corps devenir fort et la lir couler à sa demande, il avait affronté Sauvage quatorze fois, et avait perdu chaque combat. Face à lui, il n'était encore jamais parvenu à porter ce coup irrésistible qui déjoue la vigilance de son opposant et brise sa concentration. Il y arrivait contre Jobal, contre Felice, mais jamais contre Sauvage.
Son ami se redressait maintenant, après avoir présenté ses respects. Leurs yeux se croisèrent, neutres, comme si les deux novices ne se connaissaient pas. Seeker chercha des indices sur le beau visage battu par la pluie en face de lui.
La gorge. Il va me frapper à la gorge.
C'est ainsi que Sauvage avait l'habitude d'attaquer. Mais il était si rapide, si fort, qu'il ne suffisait pas de le savoir. Le cerveau de Seeker travaillait vite, en souplesse, profitant des dernières secondes qui lui restaient. Lorsque le professeur donnerait le deuxième commandement, le combat commencerait. Il ne compterait qu'une, deux ou trois offensives - pas plus. Les Nomanas bien entraînés n'avaient pas besoin de longs affrontements. Chaque combattant disposait d'un seul coup dévastateur, dans lequel il concentrait toute sa lir, comme la force d'un grand fleuve canalisée dans un jet étroit. Si ce coup décisif était assené trop tôt, ou tombait à vide, le combat était perdu. Le plus important, c'était de frapper au bon moment.


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