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La comédie du rugby : petites histoires des Coupes du monde

Couverture du livre La comédie du rugby : petites histoires des Coupes du monde

Auteur : Alain Gex

Date de saisie : 02/07/2007

Genre : Sports

Editeur : Jacob-Duvernet, Paris, France

Prix : 17.90 € / 117.42 F

ISBN : 978-2-84724-158-7

GENCOD : 9782847241587

Sorti le : 18/06/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Faisons un tour sur le terrain, mais surtout en coulisses des Coupes du monde, à l'occasion de cette 6' édition. Ouvrons le judas pour savourer les histoires - grandes et petites, fabuleuses et fâcheuses, insolites, truculentes et grivoises. Revisitons les demi-finales du Concord Ovale (1987 contre l'Australie) et de Twickenham (1999 contre la Nouvelle-Zélande), la malheureuse de King's Park (1995), autant de chansons de gestes, ainsi que le quart, pitoyable, du Parc des Princes (1991 contre la Rose), la demi du Telstra (2003, à nouveau contre cet ennemi juré), et les finales de l'Eden Park (1987 contre les Ail Blacks) et du Millenium (1999 contres les Wallabies), pierres noires dans les mémoires.
Chemin faisant, découvrons aussi comment l'équipe de France menace de faire grève si la FFR n'accède pas à ses demandes financières (1991), com­ment l'arbitre Derek Bevan se voit offrir une montre en or massif par les res­ponsables Springboks (1995) ou comment la France perd, par légèreté, en raison de l'absence de plan B pour surmonter la pluie (2003). L'auteur s'autorise, sans complaisance, des entrées en mêlées sans les nouveaux commandements d'usage, c'est-à-dire à l'ancienne : «en bélier», pour mettre en scène cette comédie.
«Entrez... !»

Alain Gex (58 ans) a été responsable de la rubrique rugby de l'AFP au sein du service des sports qu'il a intégré en 1970, pour une collaboration de plus de 36 ans. Il a couvert quatre Coupes du Monde (1987, 1991, 1995 et 1999), dix tournées et une trentaine de Tournois.





  • Les premières lignes

Extrait de la préface de Philippe Sella :

Un monde pour la Coupe

Combien de rugbymen auraient aimé se retrouver pour disputer une compétition mondiale structurée, réunissant dans un même pays de seize à vingt nations, le temps de quatre à six semaines ? Combien de passionnés auraient aimé manifester leurs encouragements et la valeur de leur culture pendant les rencontres et dans les coulisses de celles-ci ? Enfin, combien de frustrés existe-t-il de ne jamais avoir vécu cette fête autour du ballon ?
Nous avons dû patienter très longtemps, et par la magie et la persévérance de deux présidents, complices et amis, l'un sud-africain, le docteur Danie Craven, et l'autre, français, notre cher Albert Ferrasse, la Coupe du monde a finalement vu le jour en dépit des réserves des «pardessus» anglais et des craintes d'une évolution rapide des règles de l'amateurisme.

Une demie, une Coupe, Santé !

L'année 1987 est particulière pour nous comme en témoigne cette équipe française qui signe le 4e Grand Chelem de son histoire et une nouvelle aventure qui commence au royaume du rugby avec la mise en place de cette première Coupe du monde dans l'hémisphère sud, au sein de deux pays majeurs de notre sport, l'Australie et, surtout, la Nouvelle-Zélande.
Quel bonheur de se retrouver plus fréquemment afin de préparer sérieusement l'Événement, au centre d'une belle génération issue du rugby amateur, autour de laquelle le sponsoring pointe. Le marketing, l'image de marque : ça sent bon le changement et l'évolution vers un monde plus professionnel où l'IRB tient, quand même, à maintenir le rugby sur des valeurs ancestrales.
En avance, les joueurs de l'hémisphère sud se révèlent plus professionnels, sans pour cela toucher des salaires mirifiques. Les règles sont simplement clairement établies... Les pubs mettant en scène des All Blacks occupés autour de marques de bière ne sont qu'un leurre car la participation de chacun est au profit de la fédération et des personnes morales.
Pourquoi étaient-ils plus professionnels, ces joueurs arborant wallaby ou fougère argentée ? Tout simplement parce que les Australiens et les Néo-Zélandais s'entraînent alors beaucoup plus, au plan individuel, qu'en Europe. Cette application irrigue leurs gènes, leur sang et leur culture.
Une prise de conscience s'opère immédiatement dans nos rangs en vue de cette Coupe du monde qu'il faut absolument réussir. Cela doit passer par une adaptation aux réalités nouvelles et une mutation qui doit nous permettre de combler certaines lacunes. Ceci afin d'inverser le cours des résultats, jusque-là, globalement, en notre défaveur. Mais on ne change pas les infrastructures et les hommes d'un coup de baguette magique.
Certes alors, au fil de nos «représentations» dans différentes régions, nous amplifions les cadences d'entraînement en passant plus de temps sur le terrain... mais tellement peu comparé à 2007. La camaraderie et l'esprit d'équipe, inaltérables, tout autant qu'une partie de pêche improvisée à Saint-Lary, constituent en revanche les vecteurs essentiels à la nouvelle aventure, belle et quelquefois cruelle.
Cette aventure fut belle, parce qu'elle nous a apportés davantage encore de fraternité, d'amitié, de frissons et de plaisir. Tout le monde se souvient de cette demi-finale du Concord Oval de Sydney face à l'Australie de Lynagh, Farr-Jones et Campese et de cette délicieuse victoire après une semaine de pression.
La Coupe est pleine, trop peut-être avant une finale rêvée mettant aux prises la France avec la Nouvelle-Zélande. Entre un revanchard, encore glacé par un test perdu six mois auparavant à Nantes, et des compétiteurs, nous autres, heureux d'être là, à un tel niveau.
C'est frustrant de perdre une finale mondiale surtout lorsque nous avons conscience de l'autre facette que nous aurions pu afficher en nous montrant alors plus entreprenants, en parfait équilibre sur les rigueurs d'une organisation ayant fait ses preuves, et sur la folie.
L'aventure était belle mais il manquait le tour d'honneur avec le Trophée William Webb Ellis et aussi un acteur qui aurait dû se trouver sur le terrain : Eric Bonneval, bêtement blessé au genou, à l'entraînement, avant le premier rendez-vous de Christchurch.


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