Les pistolets mitrailleurs français / Passion du livre

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.. Les pistolets mitrailleurs français

Couverture du livre Les pistolets mitrailleurs français

Auteur : Jean Huon

Date de saisie : 20/06/2007

Genre : Sciences et Technologies

Editeur : Crépin-Leblond, Chaumont, France

Prix : 34.00 €

ISBN : 978-2-7030-0300-7

GENCOD : 9782703003007

Sorti le : 20/06/2007

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  • La présentation de l'éditeur

À la question «Combien existe-t-il de modèles de pistolets-mitrailleurs en France ?», la plupart des gens informés répondront deux : les P.-M. MAS 38 et MAT 49.

On a effectivement adopté ces deux modèles, mais on a aussi développé, entre 1918 et 1990, environ soixante-quinze prototypes et variantes de conception nationale.

Dans le même temps, une soixantaine d'armes étrangères étaient essayées ou mises en service dans l'Armée ou la Police.

Décrits et réunis pour la première fois dans un ouvrage qui leur est consacré, les pistolets-mitrailleurs français n'auront plus de secret pour le lecteur.





  • Les premières lignes

ORIGINES

Le premier pistolet-mitrailleur apparaît en 1915 sur le front italien, c'est le Villar Perosa, un engin constitué de deux armes accolées qu'on utilise comme une arme collective. Le Villar Perosa est monté sur un trépied ou installé sur... une bicyclette ! Chacune des deux armes fonctionne avec une culasse non calée, elle tire la cartouche 9 mm Glisenti et elle est alimentée par un chargeur cintré. Il faut attendre 1918 pour que l'engin soit modifié et transformé en arme individuelle, par montage de son mécanisme sur une crosse de carabine, ce qui donnera le Beretta 1918, plus tard viendra aussi l'O.V.P. 1919 basé sur le même principe. Les Allemands, de leur côté, ne sont pas en reste, ils créent le MP 1918, alimenté par le chargeur escargot du Parabellum d'artillerie.
Les Français n'ont aucun projet équivalent, la puissance de feu de l'infanterie étant dévolue au fusil-mitrailleur. Et même si le fonctionnement du Chauchat laisse à désirer, on envisage purement et simplement de la remplacer par le F.-M. Browning, mais on ne s'intéresse pas (encore) au pistolet-mitrailleur.

Néanmoins, certaines initiatives venues de l'extérieur sont présentées aux forces armées.

PISTOLET-MITRAILLEUR CHAUCHATRIBEYROLLES

En 1917, l'Armée française adopte un fusil semi-automatique présenté comme un fusil Lebel modifié, mais qui n'utilise en réalité qu'une partie des pièces de l'arme. Ce modèle a été mis au point par MM. Chauchat, Sutter et Ribeyrolles, à qui on doit aussi le fusil-mitrailleur Modèle 1915. En 1918, les trois inventeurs présentent ce qu'ils appellent déjà un pistolet-mitrailleur, qui doit servir à la protection rapprochée des chars d'assaut en étant placé dans un sabord à portée du conducteur. Ils ont inventé ce que les Américains désigneront soixante ans plus tard Firing Port Weapon ! L'arme est fabriquée par la Manufacture des Cycles Gladiator au Pré-Saint-Gervais dans la banlieue de Paris.
Son mécanisme est basé sur le principe du fusil semi-automatique Modèle 1917, les premiers essais ont eu lieu en 1918 avec une arme alimentée par un clip spécial de type Mannlicher-Berthier, mais à huit cartouches. Lors d'une séance d'essais, le 24 octobre 1918, avec une arme équipée d'une lunette, le piston se brise.
L'expérimentation se poursuit l'année suivante avec une arme alimentée par le chargeur du fusil-mitrailleur Modèle 1915. Elle s'est poursuivie jusqu'en juillet 1919, le fonctionnement s'est révélé satisfaisant, mais l'arme était trop puissante pour l'utilisation qu'on souhaitait en faire.

L'arme est démunie de crosse. La carcasse, cylin­drique en partie haute et à faces planes en partie basse, porte la fenêtre d'éjection à droite et renfermait l'ensemble mobile. Une poignée pistolet était placée sous le boîtier du mécanisme de mise à feu. Le canon est court, il se termine par un imposant frein de bouche. Un cylindre à gaz latéral est placé à sa droite, du même côté que le levier d'armement. Il existe une sûreté facultative du côté gauche, mais l'arme est démunie de sélecteur, elle ne tire que par rafale.
Les organes de visée se composent de la hausse du fusil américain Springfield M 1903 et d'un guidon nu au sommet du frein de bouche sur le modèle initial. Le deuxième prototype a été équipé d'une lunette de visée et il était prévu un panachage de balles ordinaires et de balles traçantes pour faciliter la visée.


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