Auteur : David Mitchell
Traducteur : Manuel Berri
Date de saisie : 22/06/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 23.00 € / 150.87 F
ISBN : 978-2-87929-485-8
GENCOD : 9782879294858
Sorti le : 03/05/2007
Adam Ewing est un homme de loi américain, embarqué à bord d'une goélette partie de Nouvelle-Zélande et faisant route vers San Francisco, sa ville natale.
Il n'a rien à voir avec Robert Frobisher, lequel, un siècle plus tard, se met au service d'un compositeur génial pour échapper à ses créanciers. Ni l'un ni l'autre ne peuvent connaître Luisa Rey, une journaliste d'investigation sur la piste d'un complot nucléaire, dans la Californie des années 70. Ou Sonmi~451, un clone condamné à mort par un État situé dans le futur. Pourtant, si l'espace et le temps les séparent, tous ces êtres participent d'un destin commun, dont la signification se révèle peu à peu.
Chaque vie est l'écho d'une autre et revient sans cesse, telle une phrase musicale qui se répéterait au fil d'innombrables variations. Comme Écrits fantômes (2004), Cartographie des nuages invite le lecteur à plonger dans un des univers romanesques les plus singuliers du XXIe siècle.
Né en 1969 en Grande-Bretagne, David Mitchell a enseigné pendant huit ans au Japon avant de revenir s'installer en Angleterre. Lauréat de nombreux prix littéraires, il a été trois fois finaliste du Booker Prize. Salué dès ses débuts par A.S. Byatt, il est considéré comme l'un des principaux romanciers anglais contemporains.
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La vitalité de sa démarche, son audace et son ambition laissent pantois. Vu de son bord, le roman n'est rien de moins qu'un voyage et ce n'est pas un hasard si le sien débute, puis s'achève, par une traversée en bateau. Un voyage incertain, dangereux même, où l'on peut laisser des plumes, lui comme écrivain et nous comme lecteurs. C'est que l'aventure est aux dimensions de l'humanité tout entière, sacré péril : une tentative pour attraper un peu - le plus possible - de ce qui fait l'homme à travers le temps. Sans naïveté. Le premier roman de David Mitchell traduit en France s'appelait Ecrits fantômes et celui-ci Cartographie des nuages. Nous voici prévenus : notre matière première, à nous autres humains, est de nature essentiellement gazeuse. Mitchell, pourtant, trouve des points de permanence dans cette humanité volatile, à travers une composition littéraire splendide et particulièrement risquée. Car il fallait être un peu fou, sans doute, pour oser une architecture pareille. Et génial pour la réussir : six histoires construites en éventail autour de six personnages complètement différents, parlant des langues distinctes, à des époques très éloignées - et pourtant tous unis par le même souffle, la même nature.
Six personnages en quête de lecteurs. Six partitions où, à des époques différentes, se mêlent thriller et roman d'aventures, comédie de moeurs et anticipation. Six récits apparemment décousus, mais reliés par des fils invisibles... On savait que l'auteur des Ecrits fantômes aimait les acrobaties, et on les retrouve dans cette Cartographie des nuages, sur laquelle planent les ombres de Calvino et de Borges...
Résultat : cette performance formelle est aussi un conte philosophique précieux. Sur son petit nuage, David Mitchell fera des adeptes.
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