Auteur : Nicolas Petit-Clair
Date de saisie : 05/07/2007
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Amalthée, Nantes, France
Prix : 12.00 € / 78.71 F
ISBN : 978-2-35027-674-8
GENCOD : 9782350276748
De retour d'une mission particulièrement difficile à l'étranger, un officier des services secrets de l'armée de l'air se retrouve confronté à une intrusion sur sa base.
«Tout à coup, les détonations se font entendre. De la fumée sort du hangar à avions.
Des cris de douleur et de frayeur surgissent à quelque deux cents mètres de là. Les gens courent, affolés; il y a beaucoup de blessés et on attend les secours...
Mon Dieu, il est déjà passé à l'action.
Ciné
Ce soir ils passent «Le masque de Zorro» sur Canal Plus.
Installé sur mon canapé, tranquille avec une bonne bière, j'attends le début du film.
L'avantage avec la chaîne cryptée (sans pub aucune) c'est qu'au moins il y a des films biens, de plus ils sont en avance par rapport aux autres chaînes (quoique, maintenant ça se discute).
Avec mon boulot, ça doit faire au moins un mois que mon canapé n'a pas vu mes fesses, il y a encore quatre jours, j'étais à Mostar au Kosovo, je menais une enquête sur un triple attentat qui a fait 83 morts et 103 blessés dont 61 gravement (ça veut dire en langage cru, des morceaux en moins). Tout ça pour aboutir à l'arrestation de 46 personnes, dont trois pontes de la mafia locale.
Les autres n'étaient que du menu fretin (potin), juste les pions exécutant dans tous les sens du terme d'ailleurs.
J'espère qu'au moins ça va se calmer pour un bout de temps, dommage que le lieutenant Crepin (mon adjoint) n'était pas là pour mener l'enquête avec moi, il m'aurait été bien utile, enfin je m'en suis bien sorti et je lui devais bien ce mois de vacances depuis deux ans qu'il n'en avait pas pris.
Imaginez vous, dix heures par jour, pendant six jours par semaine et encore ça, c'est quand tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Parce que quand ça bouge, comme à Mostar, on n'a pas d'horaire proprement dit, là c'est vingt heures par jour, sept jours sur sept et il faut aussi de temps en temps défendre sa peau, ce qui n'est pas simple.
Souvent on s'en sort blessé mais vivant, comme on dit, tant qu'on a mal, on n'est pas mort (enfin des fois pas loin).
Mais tout ça c'est déjà du passé, lundi je retrouverai Crepin, bon pied bon oeil.
Ça y est, le film commence, je l'ai déjà vu, il est bien pour ceux qui aiment la baston à tout va, c'est celui avec Antonio Banderas et Anthony Hopkins, que des bons quoi !
J'entame ma sixième bière, décidément ça fait du bien par où ça passe.
Ah, ça frappe à la porte ! Tant bien que mal, je me bouge pour délourder la porte de la cambuse. C'est Fred, il me dit bonsoir, qu'il amène une bouteille de saké, enlevée dans un excellent breuvage que si vous n'en avez jamais goûté, il faut vous dépêcher de vous rattraper aux branches. On discute de tout et de rien, mais surtout de nos dernières conquêtes, avec les six bières que j'ai déjà dans le cornet, j'ai vite la tête qui tourne, pour finir complètement et carrément totalement cramé de chez cramé, j'ai même les dents du fond qui baignent (bref plein comme une barrique). J'ai du m'endormir vers les 0h00-0h30.
Au réveil, le lundi matin, il est 7h00, je rassemble un maximum de force pour me traîner en dehors du lit.
Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli