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Au revoir Fénimore

Couverture du livre Au revoir Fénimore

Auteur : Yvon Mauffret

Illustrateur : Christine Davenier

Date de saisie : 22/06/2007

Genre : Jeunesse à partir de 6 ans

Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France

Prix : 2.50 € / 16.40 F

GENCOD : 9782070614721

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Quand une petite bergère rencontre un énorme dragon des lochs, survivant de la préhistoire, naît une histoire d'amitié tendre et exceptionnelle.

Un jour que Peggy a mené son troupeau au bord du loch, c'est ainsi que l'on nomme un lac en Ecosse, elle aperçoit soudain la tête d'un incroyable serpent de mer au-dessus de l'eau. Peggy est tellement intriguée qu'elle en oublie d'avoir peur et voilà que le monstre s'adresse à elle en anglais. Commence alors une grande amitié entre un gigantesque voyageur venu de la préhistoire et une petite fille très très curieuse. Une histoire qui nous entraîne en Ecosse en compagnie de Peggy la bergère, Bag-Pipe son chien et leurs moutons.




  • Les premières lignes

Peggy Mac Lane avait onze ans, deux nattes de filasse au sommet du crâne, des yeux violets comme les bruyères de la montagne, des taches de rousseur autour d'un nez en trompette et des mollets bien ronds.
Elle habitait tout là-haut, en Ecosse. Contrairement à ce que l'on croit souvent, il n'y a pas que des lacs dans ce pays : on y trouve des plaines, des montagnes, des rivières et même des villes. Mais là où demeurait Peggy, il y avait vraiment un lac, ou plutôt un loch, une très grande étendue d'eau, très profonde, encaissée entre des montagnes, et qui communiquait avec l'océan Atlantique par un étroit chenal. On l'appelait le loch Eliott. Peggy n'avait jamais rien vu de plus beau.

En hiver, il était mauve sombre, presque noir. Au printemps, il devenait gris-rose, comme le ventre d'une truite. En été, il était bleu ou vert selon les heures, et quelquefois les deux en même temps.
Lorsque arrivait l'automne, le loch se teintait d'ocre, de roux et de toutes les couleurs intermédiaires, selon les nuages dans le ciel, selon les marées et les vents. Peggy, qui le connaissait pourtant bien, ne l'avait jamais vu exactement pareil d'un jour à l'autre, parfois même d'une heure à l'autre : c'était un spectacle toujours chan­geant et dont elle ne se lassait pas.
Peggy gardait les moutons ; en fait les moutons se gardaient presque tout seuls. L'herbe était abondante et les bêtes y paissaient tranquilles, sous la surveillance de Bag-Pipe, le chien... Si bien que Peggy pouvait regarder son cher loch en toute tranquillité, aussi longtemps qu'elle le désirait : elle n'en perdait pas une bouchée !

Il y avait le ballet des libellules bleues au-dessus des joncs, le bond d'un saumon en chasse, le vol rasant d'une hirondelle... ou bien la course des nuages dans le ciel et leur reflet sur l'eau tranquille, ou les ronds que faisaient les gouttes de pluie au début d'une ondée !


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