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La bioéthique ou Le juste milieu : une quête de sens à l'âge du nihilisme technicien

Couverture du livre La bioéthique ou Le juste milieu : une quête de sens à l'âge du nihilisme technicien

Auteur : Pierre-André Taguieff

Date de saisie : 14/06/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Essais

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 2-213-62723-1

GENCOD : 9782213627236

Sorti le : 16/05/2007

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  • La présentation de l'éditeur

La justification de ce qu'on appelle, depuis le début des années 1970, la bioéthique, réside dans l'inquiétude diffuse devant l'accélération des progrès techno-scientifiques qui, notamment dans le domaine biomédical, paraissent menacer l'humanité de l'homme.
Les pouvoirs accrus nés des avancées du savoir biologique mettent en évidence la fragilité et la vulnérabilité de ce qui est humain, mais tout autant de ce qui relève du vivant en général. D'où le sentiment que la position de limites est d'une extrême urgence. La peur a conduit à la conscience d'une responsabilité nouvelle des hommes vis-à-vis de leur nature comme de la nature, c'est-à-dire de la biodiversité.
Dans cet essai, Pierre-André Taguieff montre que la bioéthique illustre la quête contemporaine du consensus par la délibération et le compromis, en tant que mode de résolution des conflits. C'est pourquoi elle se présente idéalement comme un discours du juste milieu, à égale distance des thèses jugées extrémistes, issues soit de l'intransigeantisme religieux, soit du scientisme technophile. Mais peut-on trouver un compromis acceptable entre des positions incompatibles, sinon par des opérations rhétoriques plus ou moins réussies ? La bioéthique ne se confond pas avec l'éthique médicale.
Elle doit être repensée comme éthique de la vie ou du vivant, et rejoindre ainsi le souci écologique. Loin de se réduire à une morale humaine, trop humaine, elle est vouée à s'accomplir dans une perception inséparablement éthique et esthétique de la nature.

Historien des idées, philosophe et politologue, Pierre-André Taguieff est directeur de recherche au CNRS (Paris, CEVIPOF).





  • La revue de presse Jean-Yves Nau - Le Monde du 15 juin 2007

En dépit - ou peut-être à cause - du pouvoir grandissant des biologistes sur l'humain, les philosophes hésitent aujourd'hui à user de leur savoir et de leurs techniques pour entrer dans le champ, chaque jour plus tourmenté, de la bioéthique. C'est dire tout l'intérêt que l'on peut accorder à la dernière initiative de l'historien des idées et politologue Pierre-André Taguieff, directeur de recherches au CNRS...
N'affichant pas clairement ses convictions, redoutant que la bioéthique soit happée par les sphères du relativisme post-moderne, le philosophe revient parfois avec bonheur sur des terres solides et connues. Par exemple, lorsqu'il cite Albert Camus et son Mythe de Sisyphe, dans lequel il affirme que le fait de juger si une vie humaine vaut ou non la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. Une question qui se trouve au centre de l'actuel développement des pratiques du diagnostic prénatal.


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