Passion du livre - tout sur le livre : Au dessus des étoiles

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Au dessus des étoiles

Couverture du livre Au dessus des étoiles

Auteur : Aurélie Razimbaud

Date de saisie : 13/06/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Amalthée, Nantes, France

Prix : 11.00 € / 72.16 F

GENCOD : 9782350275055

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

L'été de ses quatorze ans, Islay quitte son pays natal, les Etats-Unis, pour s'installer en France avec ses parents.
Le jour de la rentrée scolaire, en troisième, elle est d'emblée mise à l'écart. Enfermée dans sa solitude, elle s'isole dans ses rêves.
Un jour pourtant, un garçon fait irruption dans sa vie. Clément partage sa passion pour l'équitation et ensemble, ils vont travailler d'arrache-pied pour acquérir leur propre cheval et participer à des concours.
Mais leurs rêves de galops effrénés s'avèrent plus difficiles à réaliser qu'ils ne l'imaginaient. L'amitié et la passion du cheval suffiront-elles pour affronter cette épreuve ?
«A chaque foulée, Flicka gagnait de la vitesse. Le vent glacé taillait les joues d'Islay et c'était délicieux. (...) Plus rien au monde n'existait que le sifflement du vent dans ses oreilles, que le battement affolé de son coeur, que le martèlement des sabots contre la terre. Islay laissa glisser les rênes entre ses doigts. La pouliche allongea encore ses foulées. La jeune cavalière sentait rouler sous ses genoux les muscles puissants de sa monture. Soudain ivre d'espace, elle se sentit invincible.»




  • Les premières lignes

La lumière blanche du levant filtrait à travers les fins rideaux de la petite chambre.
Islay Tavares entrouvrit ses yeux de jais. Il lui fallut quelques instants pour prendre conscience de l'endroit où elle se trouvait. La jeune fille se retourna vers le mur. Elle ne voulait pas penser aux événements qui venaient de bouleverser sa vie et essaya de se replonger dans l'insouciance du sommeil. Sans succès. Islay s'allongea sur le dos et fixa le plafond, ce nouveau plafond qu'il fallait s'approprier. Des traits incandescents de lumière, chargés de paillettes de poussière, zébraient le mur opposé. Malgré elle, Islay songea à tout ce qui était sur le point de changer. On imagine que ce genre de choses n'arrive qu'aux autres. Mais un beau jour on se réveille et plus rien n'est comme avant. Islay pensa à Atlanta, sa ville natale, à Maddie et Josh, ses meilleurs amis, à son école, sa maison, à tous ces petits détails de la vie quotidienne.
Islay se dressa sur son séant et jeta un regard circulaire dans sa nouvelle chambre. La pièce lui parut encore plus petite que la veille, lorsqu'épuisée par le voyage et le décalage horaire, elle s'était écroulée sur un lit de fortune. Elle contempla les grains de poussière qui tourbillonnaient dans le soleil et essaya de les chasser du bout du pied. Mais ils revenaient toujours, immuables. Cette image la fascinait.
La jeune fille secoua la tête pour s'arracher à ses pensées, sauta du lit et dévala les escaliers. Ses parents étaient dans la cuisine et s'apprêtaient à prendre le petit déjeuner.
- Bonjour !
- Bonjour ma chérie ! Tu as bien dormi ?
- Ça va. J'ai un peu peur pour demain quand même...
- Tu n'as aucune raison de t'inquiéter. Ton français est très bon, tu n'auras pas de mal à suivre les cours et à te faire des amis, j'en suis sûre.
- Mais pourquoi on n'est pas allés à Paris ? J'aurais pu aller au lycée international...
-Je suis allé là où j'avais du travail, Islay, dit M. Tavares. Nantes est une ville très agréable, tu verras.
Islay déjeuna rapidement et remonta dans sa chambre. Elle ouvrit un carton et en sortit des bibelots, des livres, des affiches. Elle tomba en arrêt sur une feuille de papier froissé couverte d'annotations hâtives. Islay les parcourut du regard et aussitôt il lui sembla revivre ce rêve féerique qu'elle avait fait quelques mois auparavant.
La voix de sa mère la tira de sa quiétude.
- Islay ! N'oublie pas de préparer tes affaires pour demain ! -Oui... Oui...
Demain... demain il lui faudrait aller au collège - un nouveau collège - se faire de nouveaux amis parmi de nouvelles têtes. Islay préférait éviter d'y penser. Elle prépara son sac le plus vite possible et le jeta dans un coin.
La dernière journée de vacances passa très vite et bientôt Islay se retrouva dans son lit, en proie à ses angoisses.


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