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(Re)connaître et conserver les photographies anciennes

Couverture du livre (Re)connaître et conserver les photographies anciennes

Auteur : Bertrand Lavédrine

Préface : Michel Frizot

Date de saisie : 13/06/2007

Genre : Photos

Editeur : Ed. du CTHS, Paris, France

Collection : Orientations et méthodes, n° 10

Prix : 32.00 € / 209.91 F

ISBN : 978-2-7355-0632-3

GENCOD : 9782735506323

Sorti le : 13/04/2007


  • La présentation de l'éditeur

Au cours de ces dernières décennies, l'intérêt pour la photographie ancienne n'a fait que s'accroître auprès d'un public très divers : collectionneurs, conservateurs, archivistes mais également amateurs soucieux de conserver au mieux de précieux témoignages familiaux ou régionaux aux travers de quelques images. Souci de préservation d'autant plus justifié pour la photographie qu'elle est sans doute l'un des biens culturels les plus populaires et les plus répandus dans notre société.

Connaître et reconnaître les photographies, savoir comment les manipuler, les ranger est l'objectif de ce guide, car malgré une histoire relativement courte, ces 150 dernières années ont vu naître une multitude de procédés photographiques ayant chacun leur spécificité et réclamant des soins adaptés. Cet ouvrage porte à la connaissance du public les évolutions les plus récentes dans ce domaine avec un souci de clarté, de concision et de simplicité.

Leur ouvrage "A Guide to the Preventive Conservation of Photographs Collections" publié par le Getty Trust a obtenu une mention spéciale aux Kraszna-Krauz Photography Book Awards.



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  • Les premières lignes

Extrait de la préface de Michel Frizot Directeur de recherche au CNRS :

Pour les distinctions du regard

Les photographies sont des objets gui avant tout se regardent. On aimerait pouvoir dire qu'on les apprécie mieux encore en les touchant, mais le conservateur s'y opposerait farouchement, et il aurait raison. Ceci dit, rien n'est plus propice à l'acuité du regard qu'une photographie. Déjà, lors de l'invention du daguerréotype en 1839, on s'ébahissait de ce que des détails, même superflus, se laissent voir à l'aide d'une loupe. Il est dans le principe même de la photographie d'enregistrer ces riens minuscules que le photographe n'aura pas remarqués, et qui traverseront les siècles à son insu, conférant ainsi à l'image une qualité documentaire inégalable. Et l'on trouve toujours intérêt à revenir sur ce que l'on n'a pas encore assez regardé, pourvu que les détériorations de l'objet n'y fassent obstacle. Les photographies sont des surfaces, et d'abord des supports à peine recouverts d'une couche ultramince, ou seulement imprégnés d'une substance photosensible. Et l'état de surface d'une image est primordial pour l'exercice du regard. La brillance, la réflexion lumineuse, la tonalité nous renseignent, avec d'autres indices, sur la technique et l'ancienneté, sur l'usure du temps. Un même procédé présente des variations infinies en raison de la chimie locale et du tour de main individuel.
Et puis, on ne le redira jamais assez, la pho­tographie c'est par-dessus tout le négatif, image première, produit direct de l'action de la lumière pour la plupart des procédures photographiques. Le matériau, le support, les composants paraissaient transitoires (un état d'attente du tirage) et n'étaient pas prévus pour durer deux siècles. Et pourtant, c'est le négatif qui contient le plus d'informations, et d'autres fois, c'est tout ce qui nous reste d'une prise de vue.


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