Passion du livre - tout sur le livre : L'aventure en bottes de sept lieues

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

L'aventure en bottes de sept lieues

Couverture du livre L'aventure en bottes de sept lieues

Auteur : Francis Lacassin

Date de saisie : 13/06/2007

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : Rocher, Monaco, France

Collection : Littérature

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-268-06235-8

GENCOD : 9782268062358

Sorti le : 25/05/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

À quelle force mystérieuse obéissent donc les aventuriers délaissant la sécurité et le confort pour réaliser leurs rêves de conquête les plus fous à l'autre bout du monde ? C'est ce que tente d'élucider Francis Lacassin. En nous entraînant à travers différents destins prodigieux portés par une énergie hors du commun : la longue équipée d'Exmelin, chirurgien huguenot, aux côtés des flibustiers des Caraïbes au XVIIe siècle, la ruée vers l'or de Jack London dans le Grand Nord canadien en 1897, la mission d'évangélisation du père Evariste Hue dans l'Empire chinois de 1840, ou le reportage d'Albert Londres sur la traite des Noirs dans l'Afrique coloniale de 1927, ou encore le pèlerinage à pied d'Alexandra David-Néel pendant huit mois vers Lhassa en 1924...
Destins qui s'écrivent entre une lutte épuisante pour la survie et des rencontres uniques en des temps et des lieux mythiques. Car le voyage finit par devenir une manière de vivre. Un cheminement étoile dans l'Histoire, où nous étanchons notre propre soif d'aventure au fil de pages palpitantes.





  • Les premières lignes

Aux écureuils des villes fantômes et à leur ami
Bernard Blaise

Extrait de l'avant-propos de l'auteur :

Quel enfant n'a pas rêvé, en voyant le ciel et la terre se réconcilier après un orage, de partir là-bas où paraît finir l'arc-en-ciel ? Comme si le mystère de ce prodige lumineux gardait la porte d'un pays des merveilles. Un pays lointain accessible aux seuls initiés assez curieux et courageux pour triompher des épreuves qui en barrent le chemin.
Si Alfred de Vigny dit vrai : «La vie est un rêve de jeunesse réalisé dans l'âge mûr», il s'agit d'un rêve qui ne veut plus se reconnaître comme tel et se donne de faux airs de réalité. On peut faire confiance à l'adulte sacrifiant enfin à la curiosité émerveillée de l'enfant qu'il fut, pour le dissimuler - aux autres et à lui-même - sous le plus commun et le plus légitime des mobiles.
Certains, emboîtant le pas à Marco Polo, avouent le but, louable, d'ouvrir de nouvelles routes commerciales. En quittant la France pour l'Amérique, ce continent alors mystérieux, le jeune Victor Révillon n'a pas d'autre perspective, peu exaltante, que de venir enterrer la succursale new-yorkaise défaillante d'une dynastie de fourreurs. Mais alors, au lieu de la liquider comme on le lui conseille, pourquoi choisit-il de la développer... par le plus tortueux des chemins ? Il s'en va loin de Wall Sreet, dans le Grand Nord du Canada pour s'assurer des sources d'approvisionnement exclusives, et s'affranchir du monopole exorbitant de la puissante compagnie de la baie d'Hudson. Un voyage d'affaires donc, mais donnant lieu à une guerre de la fourrure, des complots, des errances dans la neige, des naufrages... Des aventures comme la plupart des hommes n'en vivent jamais sauf dans les journaux et les livres de leur enfance.
La même démarche commerciale inspire l'épopée col­lective des négociants français et anglais qui, vers 1848, dans les marais au confluent du Wang Poo et du Yang Tse Kiang réalisent le rêve de Marco Polo en fondant Shanghai. Un avant-poste de l'Occident dans le décor de l'Orient ; il s'écroulera un siècle plus tard sous les coups de butoir de la «pensée Mao Tsé-toung».
Un demi-siècle après la fondation de Shanghai, ce besoin messianique de venir en Chine pour y apporter des ambassades, des hôtels à l'européenne, des églises et des chemins de fer, se verra contrarié par une contre-épopée d'origine autochtone. Elle est connue sous le nom des «55 jours de Pékin». Les «Boxeurs», qui, pendant 55 jours assiégèrent les ambassades occidentales, s'en prenaient d'abord aux intérêts spirituels de l'Occident, et à l'action des missionnaires. Peut-être les «Boxeurs» pressentaient-ils combien la conquête des âmes est plus redoutable que la conquête économique qui en découle.
C'est encore un devoir messianique, celui d'apporter la parole du Christ aux montagnards tibétains, qui inspire le R.P Régis-Évariste Hue, missionnaire de l'Ordre de Saint-Lazare. Sa sincérité ne saurait être mise en doute. Mais en sacrifiant la solitude paisible des couvents à une mission dans des contrées aussi inaccessibles, il se préparait à vivre les épreuves et les dangers de l'existence d'un aventurier laïc. Cette perspective était loin de lui déplaire.
Albert Londres partage avec le père Hue cette foi qui traverse les montagnes à défaut de pouvoir les déplacer, ce besoin irrésistible d'affronter les autorités locales et les obstacles infranchissables pour accomplir la mission dont ils se sont investis. Celle d'Albert Londres consiste à débusquer sous d'aimables décors exotiques des enfers secrets : des bagnes militaires d'Afrique du Nord au bagne de Guyane en passant par les pêcheurs de perles du golfe Persique, la traite des Noirs en Afrique et la «traite des Blanches» en Argentine.


Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli