Passion du livre - tout sur le livre : Histoire naturelle de l'imaginaire

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Histoire naturelle de l'imaginaire

Couverture du livre Histoire naturelle de l'imaginaire

Auteur : Pierre Bettencourt

Date de saisie : 09/06/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Lettres vives, Castellare-di-Casinca, Corse

Collection : Entre 4 yeux, n° 67

Prix : 23.50 € / 154.15 F

ISBN : 978-2-914577-34-2

GENCOD : 9782914577342

Sorti le : 24/05/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Derrière la façade mystérieuse de ces plantes ou de ces animaux bizarres n'appartenant ni à nos familles, ni à nos catégories, se dissimulait-il quelque part le double de cet étranger dont nous nous sommes crus les seuls détenteurs et qui, déposant parfois son sourire sur un de nos visages, nous a permis d'entrevoir les audaces de l'âme quand elle veut bien devenir l'âme humaine ?





  • Les premières lignes

CEUX QUI célèbrent à l'envi la cupidité, l'injustice, l'appétit de jouissance, la veulerie, la bêtise, la suffisance, la cruauté et par-dessus tout l'impéritie du système d'exploitation éhontée de l'homme par l'homme que font régner nos démocraties capitalistes, auraient avantage à s'en aller faire un tour, ne serait-ce que pour s'éloigner un peu du petit bout de leur lorgnette, et puisque tout est une question de comparaison, sur la planète Aréthuse, ainsi nommée parce qu'elle fut découverte par le baron Plantin, descendant en ligne directe du grand Chris­tophe Plantin qui fut l'inventeur du livre de poche et dont l'arrière-arrière-petite-fille, issue elle-même d'un Plantin qui lors d'un séjour en Grèce, s'étant baigné dans l'Alphée, l'avait peu après son retour à Anvers engendrée et fait baptiser par la suite du nom de la nymphe, se trouve être l'arrière-grand-tante de notre explorateur. Le baron, qui d'un second séjour n'est pas revenu - la suite de mon étude nous permettra peut-être d'en entrevoir les raisons - nous a laissé de son premier voyage une relation à laquelle je vais faire maintenant de vastes emprunts.

Aussi bien la planète Aréthuse, dont les données climatiques et biologiques sont très proches des nôtres (elle a, phénomène rare entre deux planètes issues de systèmes solaires si éloignés, une orbite légèrement ovoïde dont les coquilles de nombre de nos espèces communes semblent avoir été enclines à respecter la trajectoire) nous paraît particulièrement intéressante à étudier pour avoir donné le jour à une société capitaliste assez voisine de celle que nous connaissons et qui, composée d'individus soucieux d'imposer leur hégémonie à toutes les espèces environnantes, n'en diffère pas moins par son organisation sociale plus franche, je n'ose dire plus explosive. La place qui m'est parcimonieusement répartie dans cette revue ne me permettant pas de me perdre en longues digressions, j'entrerai sans plus tarder dans le vif de mon sujet.
Un Aréthusien se juge au premier coup d'oeil : qu'il ait entre 2 mètres et 2,50 mètres, on peut avancer sans aucune chance de se tromper que c'est un patron. L'ouvrier, lui, ne dépasse jamais le mètre, et le plus souvent sa taille se situera entre 55 et 80 centimètres. Bien que la capacité cérébrale me semble un critère qui, du point de vue scien­tifique, ne présente que peu de garanties quant à ses conclusions, on peut encore relever une très nette différence entre celles des deux catégories d'individus.
Délimités tous deux par la même forme ovoïdale, le cerveau d'un ouvrier n'excédera jamais 15 % de son poids, quand celui d'un patron pourra s'élever à 30 et même 35 % de celui-ci. Mais le système nerveux de l'ouvrier lui permettant, grâce à sa petite taille, des transmissions beaucoup plus rapides, on ne voit pas très bien quel avantage nous pourrions tirer de ce genre de comparaison.


Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli