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Day watch : les sentinelles du jour

Couverture du livre Day watch : les sentinelles du jour

Auteur : Sergueï Loukianenko | Vladimir Vassiliev

Traducteur : Christine Zeytounian-Beloûs

Date de saisie : 07/06/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans étrangers

Prix : 18.50 € / 121.35 F

ISBN : 978-2-226-17697-4

GENCOD : 9782226176974

Sorti le : 06/06/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

DAYWATCH
LES SENTINELLES OU JOUR

VOUS APPARTENEZ DÉJÀ AU MONDE OES AUTRES, MAIS VOUS NE LE SAVEZ PAS...
Quand l'ombre s'étend sur la ville, les chasseurs de la nuit passent à l'action. Depuis des siècles, ils combattent la puis­sance des Mages blancs. Parce qu'ils savent que l'équilibre doit être maintenu. Parce qu'ils savent que sur terre, l'Obscurité est aussi importante que la Lumière...
Après Night Watch, dans ce deuxième volet de la série culte russe des Sentinelles, vous allez enfin comprendre pourquoi le combat entre le Bien et le Mal est si complexe. Day Watch : un monde hanté qui s'enracine à jamais au plus profond de votre imaginaire.

«Un cocktail détonant à base de polar, de SF, de fantastique... Fascinant.»
Le Figaro

«Un J.K. Rowling à la mode russe. Passionnant.»
Daily Telegraph

Sergueï Loukianenko, né en 1968 au Kazakhstan, résidant à Moscou; médecin psychiatre de formation, publie depuis 1988. Il est l'auteur de plus d'une vingtaine de romans et de nombreux récits et nouvelles. C'est le représentant le plus célèbre de la nouvelle vague du fantastique russe qui recueille depuis quelques années les suffrages des lecteurs. Les livres de Loukianenko atteignent des tirages impressionnants et sont régulièrement réédités. Son oeuvre a été récompensée par de nombreux prix littéraires de science-fiction.

Vladimir Vassiliev (co-auteur uniquement de ce 2e tome) a fait un peu tous les métiers (cheminot, vendeur de livres, assembleur d'ordinateurs) et a bourlingué à travers toute l'ex-URSS avant de se consacrer pleinement à l'écriture. Il est aujourd'hui avec Loukianenko l'un des écrivains fantastiques les plus populaires de Russie.





  • Les premières lignes

Extrait du prologue :

Le hall d'entrée n'inspirait guère confiance. Le code ne fonc­tionnait plus ; des mégots écrasés jonchaient le sol. L'ascenseur était orné de graffitis truffés de fautes d'orthographe où l'équipe de foot Spartak côtoyait les gros mots ; les boutons avaient été brûlés à la cigarette et soigneusement restaurés avec du chewing-gum.
La porte de l'appartement situé au troisième s'harmonisait avec le décor ambiant. Matelassée d'un vieux skaï miteux datant de l'époque soviétique avec des chiffres en aluminium vissés de travers.
Natacha hésita un instant avant de presser la sonnette. Il était ridicule d'espérer quoi que ce soit. Si tu es assez bête pour recourir à la magie, ouvre un journal, allume la télé ou écoute la radio. Il existe des salons spécialisés, des voyants expérimentés nantis de diplômes reconnus au niveau international... Tous des escrocs, cela va sans dire. Mais au moins, ce sont des gens présentant bien qui te recevront dans un cadre agréable, pas dans ce taudis qui sent la dérive existentielle à plein nez.
Elle sonna malgré tout. Parce que le trajet avait été long pour venir jusqu'ici.
Pendant quelques minutes, elle eut l'impression que l'appartement était vide. Puis elle entendit des pas rapides : caractéristiques de quelqu'un qui se hâte et perd ses vieilles pantoufles en courant. Le minuscule judas s'assombrit, puis le verrou grinça et la porte s'ouvrit.
- Ah, Natacha ? Entre donc.
Elle n'avait jamais aimé les gens qui passent trop vite au tutoiement. Elle n'avait rien contre le fait qu'on la tutoie, mais à condition qu'on lui demande son avis au préalable.
Son hôtesse, une femme d'un certain âge, la prit par le bras pour la tirer à l'intérieur sans autre cérémonie, avec une expression d'amabilité tellement sincère sur son visage outrageusement maquillé qu'elle n'eut pas la force de protester.
- Mon amie m'a dit que vous...
- Oui, oui, je sais, l'interrompit la femme. Mais non, pas la peine de te déchausser, j'étais justement sur le point de faire le ménage... ou alors je vais te chercher des pantoufles.
Natacha regarda autour d'elle, dissimulant à grand-peine son dégoût.
L'entrée n'était pas si petite, mais encombrée d'objets divers et éclairée d'une ampoule de trente watts au plus, ce qui était déjà trop pour dissimuler la misère ambiante. Des monceaux de vêtements sur les patères, dont un manteau d'ondatra généreusement exposé aux mites. Du lino déformé d'un gris sale. La maîtresse de maison s'apprêtait à faire le ménage depuis très longtemps.
- Tu t'appelles Natacha, ma fille ? Moi, c'est Daria.
Son hôtesse avait quinze ou vingt ans de plus qu'elle. Elle aurait effectivement pu être sa mère. Mais mieux vaut se pendre qu'avoir une mère de ce genre. Grosse, les cheveux ternes et sales, du vernis criard tout écaillé sur les ongles, vêtue d'une vieille robe de chambre délavée et de pantoufles éculées d'où émergeaient des orteils laqués : Seigneur, est-il permis d'être aussi vulgaire !
- Vous êtes une magicienne extralucide ? demanda Natacha. En ajoutant mentalement : «Et moi, je suis une idiote !» Daria opina du chef. Elle s'inclina pour extirper d'une montagne de chaussures entassées dans un coin une paire de chaussons «de massage» : l'une des inventions les plus stupides qui se puissent imaginer, avec une multitude de pointes en caoutchouc. De quoi faire la joie d'un fakir. La plupart de ces pointes manquaient, ce qui ne rendait pas les chaussons plus confortables.
- Mets-moi ça ! proposa Daria d'une voix guillerette. Comme hypnotisée, Natacha retira ses sandales et enfila les chaussons.


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