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Une ermite au coeur de la ville : la petite rien du tout

Couverture du livre Une ermite au coeur de la ville : la petite rien du tout

Date de saisie : 06/06/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Salvator, Paris, France

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-7067-0477-2

GENCOD : 9782706704772

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

LA-PETITE-RI EN-DU-TOUT
UNE ERMITE AU COEUR DE LA VILLE

Une expérience de mort imminente oui bouleverse la vie

Ce livre est le témoignage d'une authentique mystique catholique, une rien-du-tout de Dieu qui gardera l'anonymat. II est le parcours vivant, haletant parfois, d'une âme en marche vers Dieu depuis sa conversion à seize ans, jusqu'à cette année 2007 où elle signe son témoignage, écrivant depuis son ermitage caché en ville. Mais il est plus que cela : il marque une avancée vécut de la théologie sur un point particulier, central [...] : il s'agit d'une NDE (expérience de mort imminente), qui est l'expérience centrale de sa vie.»

Arnaud Dumouch

«L'espoir, la conscience d'une félicité durable après la vie présente est constante dans le coeur, l'esprit de tous les hommes. Sur toute la terre. Pour les chrétiens, c'est la rencontre, la vie définitive avec un Dieu personnel. Que les chrétiens intègrent l'expérience de mort imminente - qui, pour moi, est la plongée provisoire dans la Gloire de Dieu, l'Unique, gage de notre félicité à venir - afin que, comme d'autres, elle alimente notre foi. Ces lumières que Dieu a la miséricorde et le souci de nous donner, au lieu de les négliger, ne devrions-nous pas nous en servir comme d'un tremplin ?»

La-petite-rien-du-tout





  • Les premières lignes

«Ne prenez jamais la vie trop au sérieux : de toute façon vous n'en sortirez pas vivants.»
Elbert Hubbard

Quelle surprise ! Je me demandais si j'allais oser parler de ma NDE («Near Death Expérience», expérience de mort imminente, expérience aux frontières de la mort) et voilà que là, une femme, juste à côté de moi, raconte la sienne, et le suivant aussi ! Trois, nous étions trois ! Trois à avoir connu cette expérience, à avoir cru longtemps qu'elle était unique et en avoir été bouleversés. Trois à cette réunion du samedi matin, qui comportait une douzaine de participants.
D'origines très diverses, tous ceux qui étaient là, autour de la table, avec une animatrice. On pouvait y trouver des jeunes étudiants et des retraités installés depuis longtemps dans leur retraite, et surtout des adultes en pleine activité. Plus de femmes que d'hommes. La variété des milieux professionnels avoisinait tout à fait celle qui ressort des recensements de ces dernières années. Alors, quel critère, quelle cause, quelle expérience nous rassemblait ?
Tous nous avions approché la mort. Mort d'un parent, père, mère et, plus dramatique, d'un enfant ; mort d'un conjoint, jeune ou âgé ; mort rencontrée souvent dans le cadre d'une vie d'infirmière ou d'aide-soignant ; mort annoncée, prévisible, ou mort subite accidentelle ; mort brutale par suicide. Approche personnelle de la mort, dans un accident ou une grave maladie. Nous avions tous un compte à régler avec elle : une blessure à cicatriser, une plaie profonde à mettre au jour, des échecs à assumer pour les soignants. Et pour ceux qui avaient eu une NDE, récente ou remontant à plusieurs dizaines d'années, un traumatisme à essayer de comprendre, d'effacer, d'en faire un tremplin pour aider ceux qui se trouvent aux prises avec elle.
Cette réunion, organisée par une importante association de bénévoles accompagnants de malades en fin de vie, s'intitulait : sensibilisation à la mort. Un test psychologique simple, non invasif, est seulement proposé. Il a permis à chacun, s'il le voulait bien, de mettre à nu la résonance que le mot «mort» et le fait même de la mort provoquaient chez lui.
L'extension des associations qui forment des bénévoles accompagnants pour les unités de soins palliatifs, les maisons de retraite, les hôpitaux de long séjour, commence à sensibiliser le grand public et à attirer de plus en plus de personnes de bonne volonté qui ont été, à un moment de leur vie, confrontées à la mort. Si tous les participants étaient venus dans le but d'accepter cette formation, quelques-uns seulement se découvrirent prêts à assumer ce rôle. Les autres avaient encore à faire un cheminement, long peut-être, pour accepter le fait que la mort est un événement normal de la vie. De notre vie.
Car la mort est cachée, dissimulée, dans nos sociétés occidentales actuelles. «Mais où sont les funérailles d'antan ?» chantait Brassens. Au milieu du siècle dernier, dans les grandes villes, on voyait les portes des immeubles recouvertes de noir quand un des occupants partait pour l'église et le cimetière. Et même parfois, un monogramme argenté ornait le fronton avec l'initiale du nom du défunt. La famille endeuillée arborait un crêpe noir au bras ; la veuve se dissimulait derrière des voiles, noirs aussi. Le quartier se rassemblait pour un dernier adieu. En remontant dans le temps, dans les tableaux du XIVe, du XVe siècle, qui représentent les fêtes de villages, on a toujours, dans un coin, une image de la mort, parce que, à cette époque-là, la mort était accueillie comme on accueillait une naissance. On déroulait la vie entre deux événements fondamentaux.


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