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Nom de code, veilleur

Couverture du livre Nom de code, veilleur

Auteur : Chris Ryan

Traducteur : Franck Mirmont

Date de saisie : 06/06/2007

Genre : Policiers

Editeur : Pocket, Paris, France

Collection : Pocket. Thriller

Prix : 7.10 € / 46.57 F

ISBN : 978-2-266-16489-4

GENCOD : 9782266164894

Sorti le : 10/05/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

En pleine opération de sauvetage au Sierra Leone, Alex Temple est rappelé de toute urgence : direction Londres. Le téméraire capitaine du SAS - Spécial Air Service - doit traquer, localiser et éliminer une taupe, responsable du meurtre de plusieurs dirigeants des services de sécurité britanniques, le MI5. Accompagné de la séduisante Dawn Harding, agent très spécial, Alex va mener une chasse à l'homme impitoyable dont l'enjeu devient d'autant plus élevé que les crimes se multiplient. Une seule chose est sûre dans ce jeu de dupes : sur le champ de bataille des services secrets, les notions de bien ou de mal n'existent pas. Il n'y a que la victoire, ou la mort.

«(...) un roman captivant entre thriller et espionnage, qui révèle un talent de narrateur à la hauteur de son statut de héros de guerre.»
Pierre Gabriel - Le Nouvel Économiste





  • Les premières lignes

SIERRA LEONE

Au bout d'une heure de marche, le capitaine Alex Temple leva la main et la patrouille s'immobilisa en silence derrière lui. Au-dessus de leurs têtes, une lune évanescente était obscurcie par des nuages sombres chargés de pluie. Tout autour d'eux, la forêt résonnait de bourdonnements et de bruissements d'insectes. Il était minuit passé de quinze minutes et les six hommes, qui transpiraient malgré la pluie, étaient trempés jusqu'aux os. Mais ils s'en apercevaient à peine, tant ils étaient occupés à scruter la pénombre et à tendre l'oreille.
Alex avait eu raison. Ils pouvaient entendre un subtil staccato, à peine audible, qui se confondait avec les claquements secs et lointains du tonnerre. Des coups de feu, sans aucun doute. Don Hammond, qui se trou­vait à ses côtés, mais dont il distinguait à peine la sil­houette, hocha la tête et fit un signe de la main en dressant deux doigts - 2 kilomètres - tout en pointant la piste. Oui, pensa Alex avec fierté. Oui ! C'est bien pour cela que je me suis engagé dans le Régiment. C'est ce que j'aimerais faire aussi longtemps qu'ils m'en laisseront la possibilité.
Il grimaça en direction du sergent, plutôt nerveux, et jeta un regard circulaire aux quatre autres membres de la patrouille Zoulou Trois Six qui se confondaient avec la végétation humide. Ricky Sutton, le responsable des transmissions, se trouvait juste derrière lui. Âgé de 23 ans seulement, le visage anguleux, Sutton était le plus jeune et le moins expérimenté de son équipe. Stan Clayton, un ancien caporal bien connu pour son verbiage incessant et son accent cockney, était chargé de couvrir les arrières du jeunot. Le caporal Lance Wilford et le caporal-chef Jimmy «Dog» Kenilworth se trouvaient de l'autre côté de la clairière, couchés par terre comme des ombres.
Tous les hommes étaient vêtus d'un treillis de jungle poisseux d'humidité et d'un gilet de combat ; les bords de leurs chapeaux de brousse laissaient deviner leurs visages noircis à la crème de camouflage. Ils étaient tous armés d'un fusil-mitrailleur M16 modèle 203, ainsi que d'une machette qui pendait à leur ceinture. Ils avaient tous une boussole attachée à leur poignet ou à leur fusil.
Sur un signe de Don Hammond, tous les membres de la patrouille déposèrent en silence leurs lourds sacs à dos et les dissimulèrent. Cela n'empêcha pas les moustiques de continuer à leur tournoyer autour pour se poser sur leurs mains ou sur leurs visages à la moindre occasion. Plusieurs hommes avaient même des sangsues visibles sur leurs cous ou sur leurs poi­gnets et Alex estimait qu'il devait en avoir une bonne demi-douzaine collée sous sa chemise détrempée, voire sous son pantalon de treillis.
Tout en rampant dans l'épaisse végétation, Hammond réussit à déployer l'antenne de la radio satellite et communiqua au campement de base du SAS, situé à Freetown, la position de la patrouille ainsi que la direction d'où venaient les coups de feu qu'ils avaient entendus. À l'issue de la transmission radio, Alex reprit la tête de la patrouille. Il fit signe aux autres membres de repartir et mit le cap en direction des détonations lointaines.
C'est cela, pensa-t-il. Ce doit être cela. Et il adressa une prière silencieuse aux dieux de la guerre. À 35 ans, en tant qu'officier issu du rang, il savait qu'il n'avait plus toutes les cartes en main. Les officiers du SAS étaient généralement affectés à des tâches de pla­nification tandis que le travail de terrain était assumé par les hommes du rang. Contre toute attente, et bien qu'il fût officier, Alex avait été autorisé à participer à une dernière mission sur le terrain.


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