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Comment l'art devient l'art dans l'Italie de la Renaissance

Couverture du livre Comment l'art devient l'art dans l'Italie de la Renaissance

Auteur : Edouard Pommier

Date de saisie : 21/06/2007

Genre : Arts

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Bibliothèque illustrée des histoires

Prix : 45.00 € / 295.18 F

ISBN : 978-2-07-077939-0

GENCOD : 9782070779390

Sorti le : 16/05/2007

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  • La présentation de l'éditeur

L'extraordinaire développement des arts qui commence en Toscane autour de 1300 va de pair avec la création, dans les marges du fait artistique proprement dit, de textes, d'images, de monuments et d'institutions qui contribuent à la prise de conscience et à la reconnaissance de la spécificité de l'art.
C'est ce phénomène, la transformation de l'art en Art, dont Édouard Pommier écrit l'histoire. Annoncé par les intuitions de Dante, il se manifeste d'abord par la promotion des artistes à un statut élevé, celui des hommes illustres, qui les fait entrer dans l'histoire ; par les premiers discours que les artistes tiennent sur leur propre activité, donnant naissance à la théorie des arts ; par la création de portraits, d'allégories, de maisons où s'invente leur image et qui célèbrent leur carrière, leur culture et leurs aspirations ; par la désignation d'oeuvres exemplaires qu'ils vont contempler en une sorte de pèlerinage les consacrant comme chefs-d'oeuvre ; par la fondation, enfin, d'institutions comme les musées et les académies qui donnent à la création artistique la dimension d'un héritage légué dès l'Antiquité, un patrimoine.
Avec la maîtrise et la clarté d'un savoir consommé, l'approche profondément originale de ce sujet souvent abordé, mais jamais de manière si exhaustive, à la fois dans le temps, dans l'espace et sous tous les aspects, fait de cet ouvrage une synthèse remarquable. Accessible à quiconque s'intéresse à l'art, il constitue aussi une contribution importante à l'histoire de l'esthétique.

Edouard Pommier est notamment l'auteur, dans la "Bibliothèque illustrée des histoires", de Théories du portrait (1998) et, dans la "Bibliothèque des histoires", de L'Art de la liberté (1991), et de Winckelmann, inventeur de l'histoire de l'art (2003), tous publiés aux Éditions Gallimard.





  • La revue de presse - Le Figaro du 21 juin 2007

Comment l'art devient l'Art dans l'Italie de la Renaissance : il ne s'agit pas ici d'une histoire de l'art qui envisagerait les oeuvres à partir du contexte culturel, politique et socio-économique de l'époque, ni d'une histoire des artistes, de leurs ambitions et de leurs désirs, de leurs trajectoires personnelles. Il s'agit bien plutôt de l'histoire du «cortège» qui, à l'image du catafalque de Michel-Ange, entoure et accompagne le développement de la production artistique - autrement dit, de l'invention «d'un ensemble complexe de textes et d'images, de monuments et d'institutions, [...] qui envahit les marges du fait artistique proprement dit et qui aide les contemporains à reconnaître sa spécificité»...
Synthèse aussi vaste que précise, l'ouvrage d'Édouard Pommier - à la différence sans doute des Renaissance italiennes précédemment citées - intéressera les spécialistes comme les amateurs. C'est qu'au fil des pages, embellies par une langue toujours claire et élégante, le souffle d'un amour profond pour l'art italien se fait sentir. On ne peut que saluer cette belle entreprise car, selon les mots de l'auteur inspiré par l'humaniste Baldassare Castiglione, «la connaissance de la peinture nous aide à percevoir la beauté du monde».


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 6 juin 2007

Pour les individus même parmi les plus éclairés du Cinquecento, illustres, les artistes ne le sont pas encore - si excellents, si admirables soient-ils, ils ne sont «que des artisans [...] dont les actions ne sont pas comparables à celles des princes», note l'historien de l'art Edouard Pommier, rapportant les propos sceptiques de Vincenzo Borghini à l'encontre du grand oeuvre précurseur de Vasari. Pourtant, près de trois siècles auparavant, à Florence et alentour, a bel et bien commencé le processus de prise de conscience de la spécificité de l'art et de l'artiste qui, avec l'avènement de la Renaissance, permettra à ce dernier de prendre définitivement place dans le champ de l'Histoire, d'intégrer l'éclatante cohorte des hommes que leurs exploits désignent à la révérence de la Cité...
Au fil de son récit, qui peu à peu avance vers la double apothéose de Vinci et de Michel-Ange, Edouard Pommier ajoute et développe d'autres indices, dont le moindre n'est pas la fondation d'institutions telles que les musées et les académies. Voici enfin l'artiste révéré, admiré, exalté, mécéné, bientôt «patrimoinisé». Tout cela parce qu'il est, ainsi que l'écrivait Virgile, celui qui sait, de ses mains, «tirer du marbre des visages vivants».


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