Auteur : Thierry Meyssan
Date de saisie : 01/06/2007
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Alphée-Jean-Paul Bertrand, Monaco, France
Prix : 21.90 € / 143.65 F
ISBN : 978-2-7538-0239-1
GENCOD : 9782753802391
Sorti le : 16/05/2007
Depuis soixante ans, le Proche-Orient est en guerre ininterrompue. Si toutes les tentatives de paix ont échoué, c'est que les causes réelles du conflit n'ont jamais été clairement exposées. Thierry Meyssan réalise ici une enquête extrêmement documentée qui met à mal de nombreuses légendes médiatiques sur le Proche-Orient et présente une analyse totalement nouvelle des relations entre les États-Unis et Israël et de leurs objectifs communs.
Présentée à tort comme une réponse à l'enlèvement de deux soldats par le Hezbollah, l'offensive israélienne contre le Liban, en juillet-août 2006, est l'aboutissement d'un plan longuement préparé. Thierry Meyssan analyse la loi autorisant le président des États-Unis à attaquer le Liban et la Syrie, l'étrange amitié liant Jacques Chirac au clan Hariri, les ambiguïtés de la résolution 1559, les secrets de l'assassinat de Rafik Hariri. Il révèle les manipulations de l'enquête de l'ONU et l'action des commandos du Mossad au Liban.
Revenant sur la nature de l'État d'Israël, l'auteur remet en cause le rôle attribué au mouvement sioniste de Theodor Herzl et dévoile l'action déterminante des leaders politiques évangéliques, en Angleterre et aux États-Unis. Étudiant les plans du Pentagone pour dominer cette région riche en hydrocarbures, il détaille la stratégie choisie pour diviser les populations et démembrer les États, et l'argument du terrorisme islamique mis en scène pour la justifier. Enfin, il montre comment les combattants du Hezbollah ont tenu en échec une armée suréquipée grâce à l'aide discrète de la France, de la Russie et de la Chine, et de quelques officiers israéliens résolument antisionistes.
Thierry Meyssan, journaliste français, est président-fondateur du Réseau Voltaire, association internationale qui fédère des agences de presse et des médias non-alignés en Europe, en Amérique latine et dans le monde arabe. Il édite un site d'information (www.voltairenet.org) en huit langues, et une revue bimestrielle Voltaire, actualité internationale. Il préside la conférence anti-impérialiste Axis for Peace. L'effroyable imposture i, sur les attentats du ii septembre 2001, traduit en 26 langues, a inspiré la politique de nombreux Etats et a bouleversé les relations internationales.
C'est par les mass-médias que nous connaissons la guerre. Cependant, malgré les images des reporters et les commentaires en direct, nous ne voyons pas le champ de bataille, mais uniquement sa représentation. C'est en fonction d'elle, et non des faits eux-mêmes, que nous formons notre jugement. Aussi la représentation médiatique est-elle devenue un second champ de bataille où les mêmes protagonistes s'affrontent pour conquérir l'opinion publique.
Pour livrer une guerre contre le Liban, il ne suffit pas de déstabiliser le pays pour le plonger dans la violence, il faut aussi déstabiliser l'opinion publique internationale pour lui faire accepter, voire souhaiter, les bombardements et la mort.
Il ne s'agit pas là d'un débat savant sur la fonction de la presse et la déontologie des journalistes, ni d'une complainte sur le développement des artifices de la communication moderne, mais d'une réalité militaire. L'intoxication des opinions publiques, à travers les mass-médias, est un aspect de l'art de la guerre. Toutes les armées se sont désormais dotées d'unités spécialisées de «guerre psychologique».
Il n'est pas nouveau d'accuser ses ennemis de crimes ignobles pour mobiliser l'opinion publique contre eux, ou d'informer les peuples ennemis des échecs de leurs dirigeants pour leur casser le moral. Toutefois, les moyens modernes de communication présentent des failles particulières dans la transmission de l'information qui rendent la manipulation des journalistes beaucoup plus facile qu'auparavant. Il n'est plus nécessaire de corrompre des professionnels pour leur faire véhiculer des mensonges.
L'intoxication militaire n'est pas conçue pour s'imposer définitivement (c'est la victoire qui impose une «vérité» définitive), mais pour tenir le temps nécessaire à l'accomplissement de l'opération à laquelle elle contribue. Ce qui importe, c'est de modifier votre jugement à un moment crucial. Cela suppose de pouvoir vous priver de certaines informations (vraies ou fausses) et de vous en imposer d'autres (vraies ou fausses).
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