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Des diamants pour Mrs Clark

Couverture du livre Des diamants pour Mrs Clark

Auteur : Christine Arnothy

Date de saisie : 18/06/2007

Genre : Noir

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-213-62815-8

GENCOD : 9782213628158

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  • La présentation de l'éditeur

«J'ai écrit la série des "Mrs Clark" aux USA, raconte Christine Arnothy. Je m'y sentais libre de toute considération européenne. Là-bas, tout peut arriver. Ma connaissance de New York et de la Californie, m'a permis de créer une saga dont les personnages allaient s'affronter d'un volume à l'autre. Il m'était agréable - et surtout confortable - de publier ces romans sous le pseudonyme américain de William Dickinson.»

Qui est Mrs Clark ? Une jolie jeune fille qui aurait mérité un meilleur destin. Son père, tué au coin d'une rue, sa mère, internée dans un hôpital psychiatrique, l'ont laissée à l'abandon. Un proxénète attiré par la beauté et l'extrême jeunesse de Betty, la prend sous sa coupe et lui fait vivre un cauchemar physique et moral. Elle réussit à s'échapper et, par une volonté d'acier, à tirer un rideau entre l'enfer qu'elle a vécu et sa nouvelle vie. Elle épouse un jeune courtier en diamants, passe sous silence son passé et le fait qu'elle est la nièce d'un des plus redoutables empereurs de la pègre, le milliardaire obèse William Harrison. Il a besoin d'une héritière. Qui serait mieux désigné que cette «nièce» qui a pu survivre à tant de souffrances ? Mais Harrison est-il l'oncle ou le père de Betty Clark ? Seule sa mère connaît le secret...
Bientôt veuve, Mrs Clark doit accepter d'être hébergée avec ses deux enfants par Harrison dans son somptueux appartement de la Ve Avenue. Se libérera-t-elle aussi de cette deuxième prison ?
Une poursuite sans répit à New York.





  • Les premières lignes

Le soleil était blanc, comme aux Tropiques. Une foule aux yeux bridés dégoulinait de sueur. La vague de chaleur qui s'abattait, ce lundi-là, sur Chinatown asphyxiait même les vieilles boîtes crasseuses accrochées sous les fenêtres qui n'envoyaient plus qu'un souffle d'air frais à l'intérieur des appartements surpeuplés.
À l'angle de Lafayette et de Canal Street, une limou­sine noire, en stationnement irrégulier, gênait la circula­tion. Insensible aux injures et aux klaxons, le chauffeur, un Oriental, les mains posées sur le volant, restait immo­bile. Wang obéissait à son patron qui lui avait dit d'at­tendre là.
Willy Harrison, traînant son gros corps, apparut à la porte d'un immeuble. L'étal d'un marchand de poisson, occupant tout le rez-de-chaussée, débordait sur le trottoir. Sur des feuilles vertes, une raie suait à l'ombre. Son regard vitreux rencontra celui de Harrison qui détourna la tête et se dirigea vers sa voiture. Wang sortit du véhicule pour lui ouvrir la portière. Harrison força sa masse de chair envahissante et, enfin à l'intérieur, il se cala dans le coin gauche du siège arrière. Wang reprit sa place au volant, bloqua les portières.
Harrison respirait bruyamment, effleurant du regard, à travers les vitres fumées, la rue grouillante de Chinois dont l'activité intense défiait la chaleur. Les uns cou­raient, chargés de paquets, les autres vidaient le contenu des camionnettes. Un enfant vint près de la limousine, brandissant un poulpe cuit vers Harrison. Quelques pas plus loin, un vieux accrochait, sur une barre qui traversait la vitrine, un chapelet de canards rôtis suspendus par les pattes, la tête pointant dans le vide.
- Allons-y, lança l'obèse au chauffeur.


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